Le vtt c’est pas dur…puis c’est dur!

Article publié dans la rubrique Entraînement

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Jeudi 29 janvier 2009, je suis gréviste. C'est très rare chez moi mais là…Le matin je bosse divers dossiers, dont un article pour le prochain magazine Sport et Vie. L'après-midi, le soleil me tend ses rayons…Je n'ai plus qu'à retendre les miens et c'est parti sur mon Zesty!
Cette année je roule "à l'envie", depuis début janvier j'ai d'ailleurs plus nagé que roulé. La condition physique est très bonne, reste à attraper la condition cycliste…
Je me mets en tenue, je dépose Jules à l'école à 13h30 habillé en arc-en-ciel et je pars rouler.
J'enchaîne côte sur côte car la météo est froide malgré le soleil. Après deux ascensions j'enlève quand même le bonnet sous le casque. Le sol craque quand il est gelé ou bien est lourd quand il a dégelé. Bref le rendement est faible…
Au bout d'une heure j'ai grimpé 460m, au bout de 2h 890m et je me sens toujours aussi bien. Je commence à me dire que je vais rechercher Jules comme je l'ai amené, en tenue de cycliste, en terminant une sortie de 3h de vtt!
…Sauf qu'en ce moment mes sorties ne dépassent pas 1h45 en général.
Ce qui doit donc arriver en pareil cas arrive : au bout de 2h15, dans la 9ème ascension de l'après-midi, panne sèche…Pas de pompe à l'horizon et coup de pompe tout près. Je suis collé au bitume, mon Zesty paraît lourd alors qu'il était léger depuis le début de la sortie.
J'ai bientôt 46 ans donc pas de panique. Je me mets en mode "éco", termine la bosse à basse intensité, prends la direction de mon village où j'arrive un quart d'heure avant la sortie de l'école…Allez, encore une ascension, ça fera le compte!
Je grimpe sans forcer (je ne peux pas) mais avec le plaisir de savoir que c'est la dernière. Au sommet les crampes commencent à chatouiller mes quadriceps. Mon organisme est agressé par cette sortie d'une durée inhabituelle à cette époque de l'année, tout est normal. J'ai froid aux doigts (il fait 1°…) d'autant  que je suis en hypoglycémie.
Après 2h50 de vtt la dernière descente se présente sousmes crampons, je file à l'école, récupère Jules et rajoute cinq minutes pour faire un compte rond de 3h et 1310m de montée. C'était loin d'être plat!
Mais 3h sur le plat je ne m'en sens pas capable tellement c'est chiant!
En revanche durant cette sortie j'ai eu tout le loisir de penser à la Transvésubienne qui me fait à nouveau rêver, d'autant que cette année le lundi sera férié, ça laisse le temps de rentrer chez soi sans être complètement explosé le lendemain au boulot!
Rentré à la maison, je me douche après avoir laissé mes doigts se réchauffer, puis je saute sur…tout ce qui se mange! Ça passe comme une lettre à la poste.
À 19h, quand j'écris cet article, il ne me reste que de bons souvenirs : une bien belle sortie, une restauration méritée, le plaisir anticipé de me fourrer sous la couette bien fatigué…Les choses simples ont du bon!

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