Coupe de France 1 St-Raphael 28 mars, victoire!

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 1 : avant St-Raphael

 Fractionné vtt.

Le lundi 22 mars je récupère pépère, 1h15 sur Zesty, le lendemain c’est 2h05, fractionné en terrain naturel, toujours sur Zesty (ce vtt est trop plaisant !) et en vélocité, avec notamment 3 X 5 mini-côtes techniques en injection (les dents de scie sur la courbe Polar). Dans ces exercices je me demande quelle puissance je produis et si ma puissance diminue beaucoup quand je fais une faute technique. Pour l’instant j’ai un capteur de puissance seulement sur mon vélo de route, le mystère demeure !

Le mercredi 24 mars je fractionne à nouveau sur Zesty mais sur des sections techniques plates. À St-Raphaël il faudra amalgamer tous ces fractionnés…


À voir et à manger.


En attendant, le mercredi soir je me fais une purée de patates bios. Il reste de la terre dessus, je « sens » le paysan qui a récolté ces tubercules. J’ajoute du persil et de la ciboulette, une herbe qu’en ce moment je consomme pratiquement à chaque sortie vtt ! Dans les sous-bois elle me tend les bras, et vice-versa…c’est délicieux.




Par endroits le monde est encore « bio » à voir…


Orientation.




            Le jeudi je suis une formation en course d’orientation près de Reims. Théorie le matin et exercices en forêt l’après-midi…Je les fais en marchant afin de ne pas me fatiguer.




En tout cas c’est bien d’enseigner ce type d’activité aux élèves. Les discours sur la nature c’est bien mais c’est moins parlant que d’emmener les gens dedans !




2 : à St-Raphael


            Le vendredi 26 mars c’est 9h de voiture vers St-Raphaël. Arrivés là-bas on repère un tour et deux tiers afin de ne pas gêner les relais qui démarrent à 17h. Le parcours est proche de celui de 2009, avec moins d’étranglements sources de bouchons et une belle alternance entre sections techniques – cassantes et portions rapides, au final c’est très plaisant !




Après le repérage : lavage vélo, douche, repas, un peu de discussions (j’ai la joie de retrouver quelques amis dont Sabrina énaux) et dodo à 22h ! Simple et efficace.




Réveil musculaire et psychologique.




            Le samedi matin je me lève à 6h et, après le petit déjeuner je pars en vtt en baskets vers le site de départ – arrivée qui s’anime doucement…comme moi. Je roulotte 20 à 30 minutes puis j’enfile ma tenue vtt et j’effectue un tour du circuit en 33-34 minutes afin de m’échauffer et de bien me rappeler les enchaînements de trajectoire.




En rentrant de l’échauffement j’entends éric Davaine annoncer 4 tours…Je pensais qu’on en faisait 3 comme en 2009 ! Alors sous la tente Lapierre – Véloroc j’ajoute un peu de Coca dans mes bidons de Windose que j’avais remplis à moitié. Et j’opte pour un départ prudent.




Au-delà de mes espérances.




            Je vise un top 10 au scratch et un podium masters 2. à quarante-sept ans…




Au départ je me cale prudemment vers la 10ème place. L’allure ne ma paraît pas trop rapide, je prévois une accélération pour entrer dans le premier singletrack…Inutile ! Je n’en tire pas de conclusion hâtive et reste à ma place en ayant l‘impression de « randonner sportif ».




Je me fais juste une frayeur dans une descente, des signaleurs ont coupé une trajectoire à la rubalise après mon échauffement ! Je fonce droit dedans et l’arrache ! Ouille…




Je pédale en vélocité et mets « une dent de plus » dès que je perds un peu de rythme de pédalage, car le Powertap m’a permis de constater que je produisais plus de puissance (instantanée ou sur des séries) en tournant les jambes plutôt qu’en tirant de gros braquets. J’envisage bientôt un article sur la question dans L’envers du vélo en rubrique Entraînement.




Incroyable X-Control.




Le X-Control 900, bluffant de « rendement – confort », me permet de doubler plusieurs concurrents qui « sautent » dans les secteurs cassants. Je m’installe vers la 7ème place. Pendant le premier tour je ne me sens pas tellement fort, mais peut-être que je m’autolimite sachant qu’il y a 4 tours. Le second tour est un peu semblable.




Au début du troisième tour éric Pommelet, légèrement devant moi, crève, change vite sa roue et repart un peu derrière. Bertrand Brochot quant à lui crève puis casse sa chaîne. Il a de bonnes jambes mais roule de manière trop heurtée pour s’en sortir en terrain cassant.




Me voilà 5ème avec Brice épailly qui me dit que je roule très vite dans les parties cassantes et que je dois les exploiter pour éviter le retour d’éric Pommelet. Il me coache en direct !




Superbe final.




J’aborde le dernier tour avec Brice dans ma roue et éric Pommelet à 7 secondes, suspens ! Pommelet fait l’effort et revient sur nous. Je me relève alors et laisse Brice faire la fin de la route (vent de face) en tête. Tactique…




Je mets ensuite la pression à mes adversaires dans les quelques sections cassantes qui précèdent la plus longue montée du circuit, cassante elle aussi, que j’aborde avec épailly dans ma roue et Pommelet 50m derrière. Je la gravis à bloc et proprement. Au sommet Brice est  au contact mais éric a pris trente secondes ! Moi qui le voyais me lâcher dans le dernier tour…




Je m’arrache dans le « coup de cul » de la seconde zone technique puis dans la « côte sableuse » où je j’envoie mes dernières cartouches. La « descente humide » est avalée à bloc, puis je m’économise un poil dans le single en faux plat descendant qui précède la montée finale (200m en injection). Ainsi je peux la gravir au sprint et Brice épailly cède. Je sprinte gros plateau pour « sauter » le talus d’accès à la route d’arrivée en prenant une trajectoire « perso ».




Je termine 5ème et vainqueur masters 2 (éric Pommelet est à 45 secondes) heureux mais exténué, je m’assois une minute avant de répondre aux questions d’éric Davaine puis de www.velo101.com. J’ai réalisé le 3ème temps scratch du dernier tour, reprenant même 1’23’’ à Cédric Chartier sur qui je viens « mourir » à 19 secondes.




J’ai fait mieux qu’espéré ! Surtout, j’ai « oublié » mes médiocres sensations de l’année 2009 dues à une tendinite en début de saison puis une chute le 1er mai.




La catégorie masters a monté d’un cran, le vainqueur masters met 5 minutes de moins que le vainqueur open, les trois premiers masters sont des nouveaux, dont Colombatto qui était encore un bon élite il y a deux ans et qui reste un des meilleurs cyclo-crossmen français !








A bloc à bloc !

(Merci Sabrina Enaux pour la photo !)




Une belle victoire Véloroc – Lapierre.




            Le vainqueur de la catégorie open n’est autre que Florian Piens, dit Le Picard, du team Véloroc – Lapierre, dans une course à 177 classés (165 au scratch masters, 68 en masters 2).




C’est une grosse performance et une grande joie pour Florian qui a un peu souffert en 2009, les choses ne se déroulant pas comme il l‘aurait souhaité.




Il montre qu’il sait s’accrocher dans les moments difficiles, cet enseignement lui sera très utile à l’avenir, dans d’autres périodes difficiles. Et puis ce qui est pris est pris !


 


Déjà le retour.




            Après un bref passage à la tente du team Lapierre International où je prends des nouvelles de la clavicule de Cédric Ravanel (ça se remet doucement), où j’admire la qualité esthétique de son vtt et où j’envisage quelques détails de la suite de la saison avec Cyril Lagneau, c’est déjà le moment du retour.




Nous repartons 24h après notre arrivée…Un vrai coup de vent !




Pendant le retour j’apprends que Cécile « Lapierre » Ravanel a terminé 6ème scratch et 3ème française de la course dames, très relevée et remportée par Julie Bresset. Il y a du piment dans l’air pour la suite !




À 22h30 je suis à la maison, rincé par ma course et par les averses rencontrées à partir de Lyon.




Jet lag et chantier dans la maison.


            Le dimanche matin je me lève à 7h40, ou 6h40 si l’on ne tient pas compte du passage à l’heure d’été.




Après quelques mises en ordre matérielles et mises en mots de ce compte rendu je roule 1h30 « intensité 1 » sur Zesty. Au décalage horaire s’ajoute le décalage de terrain, la caillasse du sud laisse place au savon haut-marnais !




De retour à la maison je retrouve mon petit Jules, après le repas je lui tire des buts dans le salon avec un ballon mou, on est morts de rire, on finit par dégommer une plante verte, on ramasse tout mais maman crie quand même…J’ai bien fait de rentrer !




L’après-midi on y retourne mais dehors cette fois, sur un terrain de foot gorgé d’eau…Au retour il ressemble à un tas de boue mais on n’a rien cassé dans le salon ! Faut savoir ce qu’on veut…



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