« 7 ans de masters »…

Article publié dans la rubrique Jeunes, éducateurs

Cet article parle de : , , , ,

Article rédigé initialement le 09 février 2010

Vendredi 5 février 2010, repas du soir en tête à tête avec mon petit Jules, 7 ans et demi. Il me demande soudain si en vtt je cours en juniors ou en seniors…Je lui réponds que je cours en masters. Il se demande si c’est comme seniors. Je lui dis que c’est « après ». Il me demande alors si Julien Absalon court en seniors. « Non, il court en élites ». Il me demande ce que c’est. Je lui dis que c’est la catégorie la plus haute. « Plus haute que toi ? ». Je réponds que oui. « Pourtant, dit-il, masters c’est après élites, donc c’est encore plus fort ? ». J’explique que masters est une catégorie d’âge, comme minimes, cadets, juniors (marrant, on dirait qu’on retombe en enfance !).

« Alors Absalon il est plus fort que toi ? »« Bien sûr ! ».

Jules me demande alors si parfois je bats des élites : « Oui ça m’arrive ».

Puis il veut savoir si des masters qui perdent une course pleurent ! Je lui réponds que non…même si en 2000 j’ai pleuré à l’arrivée du championnat de France à Pra-Loup tellement j’avais été pitoyable ! Je suppose qu’il a voulu savoir si un adulte peut réagir comme un enfant, qui pleure sans se poser la question de savoir si c’est déshonorant ou pas…

Puis il me demande si les masters qui perdent donnent parfois des coups de pieds à leurs adversaires parce qu’ils ne sont pas contents…Jules on se calme !

Il me demande enfin si des masters arrêtent le vélo parce qu’ils perdent…Je réponds que oui, pas seulement des masters, et que ça n’arrive pas que dans le vélo d’arrêter quelque chose parce qu’on perd…Je lui fais remarquer qu’il a arrêté les matchs de foot parce qu’il ne se sentait pas bon. « Oui mais aussi parce que je prenais des coups et ça fait mal »…J’ai envie de lui dire que bien des choses dans la vie peuvent être des « coups qui font mal »…


Dure loi de la vie qui laisse les non-performants sur le bord du chemin. Pour certains ça brille pour d’autres le vtt de compétition c’est « sept ans de malheur » bien avant d’être master…


La vie c’est un peu le Titanic : on est tous dans le même bateau et quand il ya des coups durs il n’y a pas assez de canots de sauvetage pour tous.

Que cela ne nous empêche pas de faire comme Jack Dawson, héros du film qui, bien que voyageant en troisième classe sur ce luxueux paquebot, agissait pour que chaque jour compte.

Au fait, Jules adore Titanic

Imprimer cet article Imprimer cet article