Cancellara et le ciel…

Article publié dans la rubrique Jeunes, éducateurs

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Le jeudi 29 avril 2010 au soir, Jules entre dans sa chambre, tourne les ailes d’un moulin en bois et s’écrie ‘’Cancellara tu moulines trop vite, ton moulin tourne trop fort !’’. Il a été marqué par le commentaire opportuniste de Thierry Adam lors du dernier Paris-Roubaix, alors que Cancellara passait au pied d’un moulin…Il a surtout été marqué par Cancellara lui-même car en ce moment, quand il prend son vtt sur la route, il serre ses mains tout contre la potence, en recherche de vitesse, comme Cancellara !

On n’a pas toujours idée à quel point certaines images peuvent marquer les esprits des enfants, parfois là où on ne s’y attend pas. Ainsi du vélo de route, que je regarde très peu à la télévision : Paris-Roubaix, Liège – Bastogne – Liège, quelques étapes du Tour…et c’est tout.

Pourtant Jules me pose pas mal de questions sur le vélo de route, a voulu regarder quatre ou cinq fois l’enregistrement de Paris-Roubaix et a été déçu d’apprendre un soir que j’avais « écrasé » cet enregistrement sous un autre…Il est vrai que cette épreuve ne laisse pas indifférent, il se passe toujours quelque chose, les coureurs s’éparpillent même sur le plat, la poussière, omniprésente en 2010, donne des allures irréelles aux images, les bordées serrées de spectateurs augmentent l’impression de vitesse donnée parles spectateurs, la voix du speaker moto est toute tremblante, remuée par les pavés…

Mais ça c’est MON idée des raisons pour lesquelles Paris-Roubaix est passionnante. Qui sait pourquoi cette classique cycliste d’un autre âge marque autant mon petit Jules du haut de ses huit ans ?

Les têtes de nos enfants ont leurs mystères, leurs méandres, leurs beautés cachées…comme les pavés de Paris-Roubaix.

Post scriptum : dans la lune…

 Vendredi 30 avril 2010 au matin, Jules se lève, il nous annonce qu’il s’est levé ‘’à 4h48 pour faire pipi’’ et qu’il en a profité pour sortir les jumelles et le télescope pour regarder la lune ! Il est vrai que depuis quelques jours il nous demandait ça chaque soir et que, fatigués, on remettait à plus tard…La veille avant de se coucher il m’avait demandé dix fois si l’orage, annoncé par la météo, allait venir, et comme il ne venait pas au moment de se coucher il voulait savoir s’il pourrait se relever pour regarder les éclairs s’il éclatait pendant la nuit…

La tête dans le ciel, les yeux dans les ailes d’un moulin, le nez dans les pavés…à huit ans on a déjà construit tout un monde !

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