Mandeure la douleur…

Article publié dans la rubrique Course

Cet article parle de : , , , , ,

La loi des séries existe-t-elle?

J'ai pris une bonne gamelle,

Et avant, un gros retour de manivelle...

Voyons cela:

Méga coup de barre.

La semaine précédant cette interrégion vtt de Mandeure est très spéciale : le dimanche 06 juin au soir, après l'interrégion vtt de Ligny en Barrois, je dors mal, sans savoir pourquoi. Le lundi je travaille et vaque à diverses occupations moyennement fatigantes (travail, je fais des achats en ville en vélo...), ça peut aller. Le mardi 08 juin, le matin, je passe près de trois heures à scier et déraciner un arbre à papillons plus ou moins pourri, que je projette de remplacer par un noisetier ou reine-claudier. L'après-midi je travaille à la piscine où je nage un peu avec les élèves (fin d'année scolaire...) puis le soir je travaille encore 1h à la pioche pour continuer de déraciner l'arbre à papillons. Le soir je suis mort! Le mercredi matin je dois me lever à 6h30. Je me couche à 21h30, j'oublie d'activer le réveil et émerge à...7h33, avec un grand Meeerde! J'ai dormi plus de 10h. 6 minutes plus tard je suis dans ma voiture en train d'appeler le collège tout en mangeant des trucs ramassés à la va-vite. J'arrive 10 minutes en retard au collège, ça ne m'arrive jamais...Encore un coup des Crapauds! Les élèves rigolent en voyant ma tête : "Monsieur vous avez de ces yeux!". Je me regarde dans une glace : j'ai l'air explosé! Je le suis. Les évaluations étant terminées, je joue au foot avec eux, ça me réveille un peu. Puis de 10 à 12 je joue au hand et au foot mais je me sens à nouveau "cuit". Je rentre chez moi, mange, m'allonge et redors 2h! Ensuite je suis dans le "coltard" jusqu'à 22h où je me recouche et...redors 10h!

Ca fait presque peur d'être aussi fatigué. Le jeudi je décide de "calmer le jeu" au maximum. Je fais ma journée de travail (assez chargée : 11h - 19h) mais rien de plus à part cueillir quelques cerises, ramasser de la salade, arroser...Je dors encore 9h la nuit suivante. Bigre.

Le vendredi je me sens un peu mieux. Le matin je fais quelques achats en vélo (je le fais de plus en plus souvent tant qu'il n'y a pas de choses trop lourdes à transporter), à midi on va voir quelques cabanes en construction avec Jules qui se passionne pour ça en ce moment. L'après-midi, après avoir hésité, je roule finalement 1h30 en vtt sur Zesty. Trois côtes en force histoire de travailler quand même une qualité. J'en passe d'ailleurs une très raide (environ 400m à 15-20%, terre et pierres) sur 44X26. Pour réussir je dois me gainer au maximum. Au sommet j'ai les avant-bras explosés! Je rentre néanmoins sans sensation de fatigue, ouf.

Je décide alors d'aller comme prévu à Mandeure près de Montbéliard courir l'interrégion vtt xc, en famille, Jules fera un TRJV le dimanche matin. Si j'avais dû me décider le mercredi je crois que j'aurais bâché! La fatigue à retardement des 24h des Crapauds solo est impressionnante...

Foot...

Le vendredi soir vers 20h30 je fais comme quelques dizaines de millions de Français : je me pose devant la télé et regarde le match de coupe du monde de foot France - Uruguay. Qu'il est bon d'avoir une coupe du monde de foot à se mettre sous les yeux quand on est fatigué, ça simplifie le choix des activités de récupération! Je me prends à imaginer une vie devant la télé, à zapper d'une chaîne à l'autre, spectateur immobile du monde en marche...Non, finalement je préfère VIVRE!

En revanche je trouve les journalistes globalement toujours aussi "nuls"  (aussi nuls qu'en 1998 notamment) à propos de l'équipe de France. Ecoutant diverses radios je note une tendance très majoritaire au "foutage de gueule", bien sûr déguisé derrière des formules journalistiques. L'équipe de France joue peut-être mal (ou moins bien qu'il y a quelques années), peut-être que son logement dans un hôtel très haut de gamme n'apportera pas grand-chose à sa performance (même si ça reste à prouver à très haut niveau), les joueurs sont peut-être parfois hautains (mais l'entourage fait tout pour en faire des demi-dieux), le sélectionneur est peut-être compliqué à suivre dans ses choix (mais on aurait pu le changer après la coupe du monde 2006...seulement Zidane avait, presque à lui seul, donné une dimension à l'équipe qui a pu rejaillir positivement sur le sélectionneur)...Il n'empêche que des dizaines de journalistes qui n'y connaissent pas grand chose au foot se permettent de donner des leçons à longueur de journée. Depuis 1998, pas un brin d'autocritique. Ainsi le dimanche 13 juin en rentrant de "Mandeure vtt", j'en entends un (pourtant Jacques Vendrou sur France Inter) qui critique le fait que les joueurs fassent surtout du décrassage depuis leur match contre l'Uruguay vendredi (deux jours avant donc). Comme si une équipe en pleine coupe du monde devait se livrer à des entraînements durs! Les entraînements durs se font AVANT l'objectif, pendant lequel l'accent doit évidemment être mis sur la récupération.

Bref, le niveau footballistique de l'équipe de France est ce qu'il est, mais le niveau d'analyse de pas mal de journalistes est franchement faible! Peut-être cachent-ils leur frustration de ne pas voir leur équipe mieux réussir derrière leurs quolibets enrobés de jolies formules?

A l'heure de Mandeure.

Mais revenons sur le terrain du tout-terrain. Le samedi soir nous logeons à l'hôtel des Malletières, bien sympathique. Comme il n'y a plus de chambres 3 places on nous a trouvé une chambre  places avec lit de 160 et on a apporté une mousse pour Jules, qui bien sûr se plaint! C'est qu'il a un TRJV le lendemain ce petit! Trêve de plaisanterie, il dort comme un sonneur, quand sonne l'heure...du réveil, à 7h30.

Le samedi soir je suis allé repérer le parcours (une boucle de 6,8km à répéter 5 fois) vers 19h, ça m'a laissé une drôle d'impression, un peu comme si, pour la moitié descendante, personne n'avait roulé dessus. C'est "sale". Il est vrai que la région, mercredi, a essuyé un terrible orage, pas encore essuyé justement...

Le dimanche matin je repère le parcours de cross avec Jules, on fait trois tours, environ quatre minutes par tour...et on lui annonce qu'il ne fera qu'un tour en course! Est-ce parce qu'il fait chaud? Ca fait short...Pas grave, Jules termine 10ème sur 20 et passera la plus grande partie de la journée (après le trial où il termine 8ème) à jouer sur son vélo. C'est ça le plus important en TRJV!

Je rencontre Fabien Canal, ex coéquipier chez Lapierre, on discute, c'est cool, puis on va s'échauffer ensemble avec deux autres coureurs, c'est toujours cool!

Au départ je rate ma cale et me retrouve vers la 15ème position. Aucun affolement, je suis là pour savoir si j'ai commencé à récupérer de la force depuis mes 24h des Crapauds solo. Je remonte progressivement des coureurs, dont un qui fait un superbe salto sur une racine...On en reparlera!

Gamelle...

Fin du 1er tour, je suis remonté à la troisième place que je partage avec un jeune à qui je passe un peu à boire car il a raté son bidon au passage de la zone technique. Je l'emmène dans la "descente de la racine" et soudain je bute au même endroit que "Monsieur salto" du 1er tour! Pas le temps de dire ouf, je suis par terre, ma hanche frappe violemment une pierre, mon compagnon me demande si ça va : "Moyen"...Je repars mais pas moyen d'appuyer fort sur les pédales, surtout si ça monte. Une dizaine de concurrents me dépassent, je comprends qu'il ne me reste plus qu'à terminer mon tour et arrêter. J'ai trop mal.

Ma course s'arrête donc après deux tours sur les cinq prévus. Je découvre une grosse bosse au coude gauche, un gonflement au genou droit mais surtout une grosse "pizza à la tomate" à la hanche gauche, avec trou dans le cuissard en prime...Positivons, le vélo n'a rien!

Positivons encore : avec Lolo on se dit qu'on va rentrer illico, je me panserai chez moi. Avant cela on repasse (clopin-clopant pour moi) dans un bosquet où, avant le départ de ma course, j'avais trouvé trois jolis cèpes! On n'en trouve pas d'autre mais rentrés chez nous on leur fait quand même un sort dans la poêle, Jules en veut plus que sa part, ça négocie sec!


Depuis mon "exploit" des 24h des Crapauds il y a des ratés : vive douleur au pied gauche sur route le 04 juin, crevaison le 06 juin en vtt, chute le 13 juin...Récemment, dans un magazine vtt, Julien Absalon disait croire à la loi des séries (il vient de mettre fin à une série de 10 mois sans victoire en coupe du monde en s'imposant à Offenburg). Pourquoi pas? Si série il y a, on ne peut la mesurer que lorsqu'elle prend fin...Wait and see donc.

En attendant de pouvoir rouler à nouveau je vais aller muscler un peu les quadriceps sur un extenseur, qui permet de travailler sans forcer sur la hanche.

Ce sera la loi des séries...d'efforts en salle!

Post-scriptum : vive le foot!

Lundi 14 juin, 11h du matin, j'arbitre un match de foot d'élèves de 6ème, un élève frappe fort à 3m de moi, la balle arrive en plein dans mon quadriceps gauche, énorme béquille! Après la hanche, la cuisse...Bref ce lundi je suis pas mal boiteux! Patience...

Imprimer cet article Imprimer cet article