Brésil : juste avant de partir…

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Last ride before the flight...Ce matin, avant de ranger le français et de sortir l'anglais (à défaut du portugais), je suis allé faire un dernier tour de Zesty (le X-Control est déjà dans la housse). En 2h32 j'ai fait une bonne partie de la plus grande randonnée que nous organisons dans deux jours en même temps que Les Descentes du Vallage (voir http://ucjv.free.fr). J'ai pu constater que la nature était flamboyante en septembre, et que la nature humaine avait encore des progrès à faire...Parti le long du canal, j'ai rapidement vécu un peu d'animation...

Un temps de chien.

Au 4ème kilomètre, malgré le soleil, il fit soudain un temps de chien, lorsque j'avisai un marcheur qui n'avait pas mis le sien en laisse...Un coup de patin à 50m du monsieur lui fit comprendre qu'un vététiste arrivait. Mais il  eut beau  rappeler sa bête, une sorte de bon gros bulldog, elle courut vers moi avec une belle motivation! Pendant deux cents mètres ça ne m'inquiétait pas trop, le chien restait à côté de moi. Puis il se plaça derrière mon mollet gauche et accéléra subitement! Sans la moindre hésitation je lui mis alors un bon coup de semelle carbone Shimano dans le museau. Le chien s'est alors arrêté net avant de faire demi-tour. A ce moment-là j'ai levé mon bras droit en direction du propriétaire du chien afin de lui faire comprendre que j'étais désolé mais que je ne voyais pas quoi faire d'autre. Il n'a rien dit.

Je procède ainsi depuis que, il y a une vingtaine d'années, je me suis fait attraper le mollet droit par un gros chien-loup, avec entaille d'un centimètre de profondeur à la clé, tout près d'un tendon...

Biodiversité...

Ce vendredi 03 septembre 2010, en 2h32 j'ai vu un paquet d'animaux! Des chiens donc, mais aussi des hérons qui prenaient leur envol au-dessus du canal quand j'arrivais, en laissant tomber quelques gouttes d'eau de leurs pattes...Ils me faisaient penser à l'avion que je prendrais dans quelques heures. Un peu plus loin je vis un superbe chevreuil (et un autre plus tard), roux comme le renard que j'allais voir à mi-parcours. Dans un virage mes yeux sont aussi tombés sur un superbe geai...mort.

Nature humaine.

La fin de ma sortie fut un  peu moins gaie. Une partie du tracé avait été défléchée. Déjà, il y a quelques jours, on avait retrouvé des débris de verre dans deux trous au beau milieu de singletracks, ainsi que ds troncs d'arbres en travers dans une descente...Peut-être que ceux qui font cela n'en ont pas après les vététistes mais plutôt après les quads ou les motos. Mais rien n'est certain. La chasse rouvre sous peu, dans certains endroits on nous signifie peut-être qu'on n'est plus, temporairement, les bienvenus...A bien des égards l'homme fonctionne encore comme au temps des cavernes, il défend ses territoires...


Au Brésil, saurai-je élargir le mien jusqu'aux confins de l'arc-en-ciel?

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