Brésil : partir…

Article publié dans la rubrique Course

Demain vers 15h je prendrai le chemin de l'aéroport de Roissy, direction les airs, le Brésil, les championnats du monde masters vtt...A chaque grand déplacement c'est la même chose : au dernier moment je n'ai plus envie de partir. Combien de fois ai-je pu ressentir cela! Pas seulement pour le vélo d'ailleurs.

Néanmoins je crois n'avoir jamais regretté d'avoir fait "quelque chose plutôt que rien". Seulement cette fois, si j'étais resté chez moi, j'aurais  également eu de sympathiques occupations (en plus de mon travail de prof d'EPS qui me plaît bien) : on organise les Descentes du Vallage, le parcours arrive à 400m de chez moi, Jules va faire la compétition de descente, on en a fait ensemble, à son âge (8 ans), il gagne des secondes par poignée à chaque run...

Pas bête le petit...

Hier on a fait 4 descentes, j'en ai fait deux dans sa roue, puis deux en essayant de tenir la roue d'un cadet (Vincent Matz) qui commence à aller joliment vite, d'autant que j'avais conservé ma hauteur de selle de x-country sur mon Zesty.

Aujourd'hui on a fait deux descentes avec Jules, j'ai remonté la première en vtt afin de tourner un peu les jambes car ce matin j'ai fait une séance de musculation "au carton", j'ai l'impression que ça me fait le plus grand bien et que ça aide à faire disparaître les derniers résidus de "lassitude" des 24h des Crapauds! Eh oui cette épreuve laisse des traces d'une profondeur impressionnante. J'ai fait 4 séances de musculation en salle depuis ma douleur au cou du 23 août à Méribel.

Mais revenons à Jules : lors de la première de nos deux descentes je lui annonce que je vais le chronométrer en lui précisant qu'à mon avis il roule en moins de trois minutes...Verdict : 2'45.

Avant la seconde descente je lui demande s'il veut que je le chronomètre à nouveau. Il ne préfère pas : "Ca va me faire rouler vite"...Il a compris que s'il pense trop au chrono il risque de se précipiter, il préfère donc ne pas penser à "rouler vite", pas bête! A l'arrivée : 2'35" ! J'avais déclenché le chrono mais sans lui dire...

Attention à l'excès de confort?

Je suis allé voir sur Internet à quoi ressemblait notre hôtel au Brésil (hôtel San Marino à Balneario de Camboriu)...C'est du bon standing! Genre hôtel "continental" avec petits déjeuners bien garnis, chambres très propres, piscine, chaînes câblées...Je pense qu'il ne faudra pas se laisser prendre au piège de  l'excès de confort!

Il s'agit plutôt de rester totalement concentré sur l'apprentissage du circuit, de l'enchaînement des difficultés à haute intensité...On arrive une semaine avant la course, il faudra en profiter sans pour autant se "cramer" à trop rouler sur le tracé. Je dois faire des étirements poussés chaque jour, je ferai aussi de la "culture physique" (abdos, gainage, lombaires...) pendant les quatre premiers jours afin de me fatiguer suffisamment sans pour autant trop rouler sur le vélo.

Puis viendra le samedi 11 septembre et mes retrouvailles avec l'Espagnol Francisco Javier Salamero (qui m'a battu de 36 secondes à Pra-Loup), un certain David Tinker Juarez, que tous ceux qui ont suivi le vtt de haut niveau des années 1990 connaissent bien...et quarante autres concurrents plutôt étiquetés "Amérique du Sud" que je  ne connais pas...pour l'instant.

A bientôt!

On reparlera de tout cela dans une dizaine de jours, en attendant je pars au Brésil avec un ordinateur mais pas d'Internet !

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