Faites ce que je dis…si je le fais.

Article publié dans la rubrique Diététique

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Voici une histoire que j'ai trouvée dans Eduquer pour gagner, dont l'auteur l'a elle-même tirée de l'ouvrage Le guerrier pacifique. On pourrait l'appeler faites ce que je dis...si je le fais.Voici l'histoire, qui se passa en Inde:


Une mère conduisit son jeune fils chez le Mahatma Gandhi. Elle le supplia : "Je vous en prie, Mahatma, dites à mon fils de ne plus manger de sucre".

Gandhi réfléchit, puis déclara : ''Ramenez votre fils dans quinze jours". Surprise, la femme le remercia et lui promit de faire ce qu'il avait demandé.

Quinze jours plus tard, elle revient avec son fils. Gandhi regarda le jeune garçon dans les yeux et dit ''Arrête de manger du sucre.''

Reconnaissante mais étonnée, la femme le questionna : "Pourquoi m'avez-vous demandé de le ramener après deux semaines? Vous auriez pu lui dire la même chose la première fois".

Gandhi répondit : "Il y a quinze jours, je mangeais du sucre".


C'est limpide. En France, on connaît  bien l'adage ironique Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais, ainsi qu'un autre qui dit qu'il faut commencer à balayer devant sa porte...


Un fumeur aura bien du mal à convaincre une personne de ne pas fumer (il a été prouvé que les médecins fumeurs étaient moins efficaces dans la lutte antitabac que les médecins non-fumeurs), un professeur d'EPS passif aura du mal à rendre ses élèves dynamiques, un tricheur aura du mal à éduquer ses enfants dans le souci de l'honnêteté, un coureur dopé aura du mal à mettre des jeunes dans la voie du sport propre...Dans VTT Rouler plus vite je développe le concept d'exemple vivant, j'explique par exemple qu'il vaut mieux, en tant que parent, accompagner son enfant dehors par tous les temps, plutôt que de lui dire depuis le salon bien chauffé qu'il faudrait qu'il sorte un peu...


J'ai moi-même un souvenir assez précis dans cette veine-là. C'était en février 2009, pendant le stage route avec Véloroc. A l'occasion de ce stage, des dirigeants du club MJC Plan de Cuques (près de Marseille) m'avaient demandé si je pouvais leur prodiguer quelques conseils. Cela a débouché sur quelques soirées d'informations et d'échanges et des séances d'étirements dont je conserve un très bon souvenir.

Mais il y aussi cette anecdote : lors d'un des repas de midi j'ai pris deux assiettes de dessert (j'avais terminé un entraînement en hypoglycémie et j'avais mangé plus que lors des autres repas). Les coureurs de Plan de Cuques m'ont vu, et un peu plus tard les dirigeants m'ont reparlé de ce repas, me faisant comprendre que j'avais proposé à voir (notamment aux jeunes) un comportement plutôt en contradiction avec ce que j'avais expliqué pendant nos discussions (notamment ne pas abuser des desserts!).

Ce jour-là j'ai (un peu plus) compris que j'avais valeur d'exemple pour certains jeunes, qu'ils regardaient ce que je faisais...J'ai aussi compris que si je ne faisais pas d'excès, je me sentirais plus autorisé à expliquer qu'il ne faut pas en faire et pourquoi.


Il me reste la possibilité de manger des desserts en cachette...Humour!

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