Paradis d’automne.

Article publié dans la rubrique Ecologie

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Depuis quelques semaines je prépare activement le stage du dimanche vtt du 21 novembre 2010 (voir http://www.lenversduvelo.com/2010/10/stage-vtt-21-novembre-2010/), parfois c'est du "travail de bagnard", parfois c'est très sympa...Ainsi, mercredi dernier j'emmène mon petit Jules et deux autres enfants (un garçon et une fille), on cueille d'abord quelques kilos de trompettes de la mort. Ils s'émerveillent de tout : la taille des trompettes, leur nombre, les trous à sangliers, la boue qui glisse...Puis ils font du vtt sur les bosses que je retape de mon côté. Jules emmène même tout seul les petits copains sur des singletracks. Puis ils tapent dans un ballon de foot par-dessus les bosses et testent un chemin de sortie que j'ai créé pour éviter que des stagiaires se croisent...quatre heures sans un seul temps mort, le soir j'ai mon compte.








Le jeudi je roule un peu sur les bosses pour les tasser. Je prospecte aussi quelques singletracks où j'écrase carrément des trompettes de la mort! Décidément il y en a partout. Puis je déniche un rond de gris de friches, de quoi remplir un demi-panier en cinq minutes...








Alors le vendredi matin je ramasse tout cela vite fait. La température est d'une douceur parfaite, des oiseaux quittent les branches avec quelques craquements feutrés, je tombe sur un ensemble de terriers énormes que je n'avais encore jamais vus alors qu'ils sont à quatre cents mètres du site de bosses à vol d'oiseau! A cet endroit on pourrait tracer de superbes singletracks, mais je préfère laisser le coin aux bêtes...Outre les trompettes de la mort qui sortent de partout (en silence, sinon quel orchestre ça ferait!), je trouve au fond des trous des pieds bleus, peut-être les champignons les plus accueillants que je connaisse. Leur chapeau est violet-marron, le pied et les lamelles sont d'un violet à la fois clair et intense, ils sont superbes. Et très peu véreux en général.








Pendant cette heure et demie sans âme humaine qui vive alentour, j'ai eu le sentiment de côtoyer le paradis sur terre. Il suffit pour cela de s'enfoncer dans la forêt.








Je crois qu'avant de vouloir parler sérieusement d'écologie, toute personne (politique par exemple) devrait s'immerger dans la nature pour ressentir concrètement ce qu'elle peut procurer. Ainsi on trouverait plus important de préserver des portions de forêt au lieu de les abattre pour créer, par exemple, des zones commerciales ou d'activités destinées à nous faire acheter plus d'objets, plus souvent, plus pour rien...












Trompettes, gris de friche...et pieds-bleus sous une plume rapportée pour Jules...





 Demain je retourne dans ce petit paradis de Mélaire, j'encadre une sortie pour le club, on tassera les bosses à coup de passages répétés, et je crois que j'irai montrer les terriers aux enfants...


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