Un carnage !

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La neige, encore et encore! Ce week-end elle a transformé Thonnance, mon village, en mini-station...de luge! Samedi matin, 13cm de plus égal 22cm au total! La journée débute par deux heures de pelle, balai, râteau, bref, déneigement. Jules en profite, il fait de la luge sur un pas de porte en pente, avec traversée de la route pour finir. Pas de danger les voitures ont déserté...ou presque. Notre voisin d'en face doit faire une prise de sang, il réussit tant bien que mal à partir (en descente)...Une demi-heure plus tard on le pousse afin qu'il passe le virage d'entrée dans notre lotissement (à 7% environ). Jules et moi on est chauds, on attaque le déneigement du virage avec le voisin! Vingt minutes plus tard c'est propre. On fait la DDE : Dégagement Des Entrées.


Le virage est redevenu praticable en voiture mais nous on part à pied avec les luges. On avise un chemin qui débouche sur la route, Valentin nous rejoint, il me dit "T'inquiètes pas, ça ne glisse pas trop, on ne traverse pas la route". Jules démarre, prend de la vitesse, traverse la route plein pot et termine dans le fossé! Le jeu s'anime, l'effectif s'étoffe de quelques jeunes, on se fait des runs d'enfer, parfois filmés, avec commentaires enjoués à l'arrivée, notamment quand Valentin nous double comme une balle à 10m de l'arrivée...


Sur nos demi-tonneaux on prend plein de neige dans la figure. Je dis "il faudrait un carénage". L'après-midi, Valentin arrive tout sourire, il a vissé une plaque de plastique devant sa "luge"...J'ai fait un carnage!". Tu m'étonnes...


L'après-midi, on monte un peu plus haut sur une pente d'une vingtaine de mètres de dénivelé et 80m de long, dans un parc avec quelques arbres, ronces...et piquets - barbelés à éviter en bout de course! Les runs partent de plus en plus haut, à la fin de la journée, celui qui termine sur sa luge a gagné! Les autres...Il y en a partout. On a défini un point précis pour savoir qui a gagné (un poteau électrique en béton...). Après un run bien chaud, je lance "Y'a eu du big fish!"...Jules demande "Quoi, il y a des gris de friches?".


La nuit nous oblige à rentrer, je ressens soudain une grande lassitude...Je n'ai guère arrêté depuis 7h30 du matin! Je mets tout à sécher (avec Jules on pourrait presque se pendre au sèche-linge...), puis je me vautre devant la télé où je vois des gars encore plus mouillés que moi : championnats du monde de natation à Dubaï, en petit bassin. J'ai des frissons, l'impression de tomber malade...Mais c'est juste un gros coup de fatigue, très normal.


Le dimanche matin il a encore neigé, mais une neige tellement lourde que l'épaisseur totale n'a pas augmenté. J'attaque par une heure de déneigement. Ne sachant plus trop quoi faire des tas, je les compacte en un gros bonhomme de neige avec carotte pour le nez et tout et tout. Jules, levé un peu plus tard, me rejoint, Valentin passe par là...On remonte vers la piste de luge, mais on est fatigués de la veille. On roule quatre grosses boules de neige avec l'intention d'en faire un igloo, puis ça nous paraît trop dur. Jules et Valentin vont faire de la luge, j'attaque un igloo "tas" que je creuse à l'intérieur, puis je vais me balader sur les coteaux où je découvre des congères d'un mètre, témoins du vent de la nuit. Je cours un peu dans trente centimètres de neige, c'est magique. Le coteau me ramène au-dessus de Jules et Valentin qui glissent encore et encore.


Je glisse moi-même dans la pente, les rejoins et voit venir Lolo un peu paniquée : il y a un mulot dans un tuyau d'aération de la cuisine de notre maison! On remballe les luges. Arrivés à la maison, on voit la petite bête qui s'est piégée toute seule. J'enlève le couvercle, la fait tomber dans un sac en plastique, elle crie, apeurée (moins que Lolo?). Je l'éloigne d'une centaine de mètres de la maison et la repose sous des arbustes sous lesquels il n'y a pas de neige. Bonne chance souris.


Jules me dit qu'il crève de faim et de soif..."Tu as déjeuné quoi ce matin?...j'ai oublié!". Tellement envie de faire de la luge qu'il a oublié de déjeuner...et il a joué trois heures comme ça (vendredi déjà, on faisait de la luge pendant midi, il m'avait dit "Pour que je reste plus longtemps à la luge t'auras qu'à me faire une purée Mousline et voilà.")


Il s'envoie une carotte, une mini-pizza et un plat de pâtes fraîches, rien que ça!


Puis on retourne illico à la luge. Il y a nettement plus de monde que le matin, même quelques quads et mini-motos. Comme la veille ça s'anime beaucoup, ça tombe dans tous les sens et ça se termine tout près de la nuit. A force, même la remontée de la piste devient épique, tellement elle glisse. Il faut freiner fort pour éviter les barbelés du bas! Je m'éclate dix  fois plus qu'au ski en station. Le soir la pluie se met à tomber, mais ce qui est pris est pris.


Et Valentin a fait un sacré carnage avec son carénage...

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