En stage à Curel…

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Depuis aujourd'hui j'aurais dû être à la Londe des Maures en stage avec les amis de Véloroc - Lapierre, mais diverses contraintes d'emploi du temps  en ont décidé autrement. Du coup je peux profiter de  mon petit Jules qui me tire des buts avec un ballon en mousse dans la salle à manger (jusqu'à ce qu'il dégomme quelque chose et que maman crie!)...et cet après-midi j'ai pu retourner à Curel chez les FFC (Fous Furieux de Curel!) qui, afin de corser l'affaire s'il en était besoin, avaient même invité la pluie cette fois!


Curel est à 7km de mon domicile. J'ai démarré une heure avant la sortie afin de tester quelques singletracks que je défriche, parfois avec quelques jeunes, depuis deux mois environ. Un gros boulot qui a donné naissance à 6km de plaisir sinueux supplémentaires au-dessus de chez moi...En gros, la première goutte de pluie est tombée au bout de 5 minutes de vtt. Le temps de sortir l'imper que j'avais glissé dans ma poche arrière et me voilà reparti. Je n'ai pas regretté cette couche supplémentaire...


Au bout d'une heure de vtt corsé (les nouveaux singletracks en hauteur sont à la hauteur...de mes attentes), j'arrive à Curel. Tout baigne. Je veux dire : il pleut pour de vrai! Malgré cela, cinquante courageux ont fait le déplacement (et je n'ai entendu personne dire qu'il le regrettait). Quelques parents fins tacticiens ont néanmoins préféré laisser la progéniture s'embourber sans mettre eux-mêmes les fesses sur la selle...On peut les comprendre!


Le début du parcours est plus difficile que lors de "Curel 1" (05 février), un long singletrack déversant déverse quelques vététistes sur le flanc! La suite est encore penchée, mais autrement : une côte à 10, puis 12, puis 15, puis 20%...mmm c'est bon, vive le 24X34. Au sommet je redescends un bout afin de faire l'état des lieux, un vététiste me dit "Il en reste trois derrière", j'en compte un, je descends jusqu'en bas...Les deux autres ont retourné! Je remonte le talus de 100m de dénivelé non soldé, ça sent la sortie sérieuse.


J'embraye afin de retrouver les "ouvreurs", que je rejoins dans un chemin boueux (et encore le mot est faible) où de temps à autre un vététiste penche puis se vautre comme un sanglier dans un marchas , ça fait splash! Et ça fait rigoler car dans la boue on ne se fait pas mal. On rejoint le groupe des "moyens" au sommet du canyon, réputé comme un pur moment de plaisir descendant. On peut rester au fond ou bien exploiter quelques remontées sur les côtés qui permettent à quelques jeunes de me doubler. Comme c'est trop bon je remonte toute la bosse (une de plus!) et refais le canyon avec le vététiste qui a l'honneur (et la souffrance, respect pour lui) de fermer la marche.


En bas je suis donc à nouveau largué, je retrouve le groupe des moyens dans le singletrack du bord du ruisseau où le jeune Mathéo passe comme une balle sur des racines en dévers où j'ai sauté du vélo de manière préventive, respect! Puis je manque une flèche, je me retrouve encore derrière, je double du monde, j'ai raté une section "rouge" qui paraît-il est fort raide, qu'est-ce que ça doit être vu que de mon côté je monte déjà le haut de "ma" côte sur 24X34!


Au sommet je ne sais plus si je suis devant, derrière...En revanche je sais que j'ai déjà 2h20 de vtt dans les pattes, que j'ai mangé mon Nougatti et que je n'ai plus qu'un demi-bidon et que j'ai froid (quelle aventure, limite Koh-Lanta, ah, ah!). Je décide de rouler sans temps mort. Plus ça vient plus j'embraye, les singletracks du final sont grandioses, rendus glissants pas la pluie, leurs dévers sont un régal pour l'équilibre, le freinage doit être dosé tout en finesse ("seulement le frein arrière si possible" disais-je à un vététiste que je voyais galérer dans un single trente minutes plus tôt). Les sorties boueuses sont très utiles pour peaufiner ou retrouver sa technique.


Le parcours se termine par une montée "sèche" (mouillée mais raide quoi!) de 400m suivie d'un singletrack bien technique et glissant qui ramène à un grand chemin puis au point de départ où je me "goinfre une gaufre" à laquelle je pensais depuis longtemps! J'ai 3h06 au compteur, il me reste sept kilomètres sur route vent de face pour rentrer, ça fait plaisir...Arrivé au village je me mets dans un ruisseau d'un mètre de profondeur, très efficace pour enlever le plus gros de la m... des habits. Faut avoir envie, mais on gagne pas mal de temps! Puis je "vire" Jules du bain où il se décrotte lui aussi (il a roulé avec les petits) et, une fois n'est pas coutume, je m'y prélasse vingt minutes. L'eau brunit...


Surtout, je rentre une fois de plus comblé des singles et de l'ambiance de Curel.


Et j'ai déjà trouvé une équipe pour faire le Royal Trophée à Curel le 12 juin! N'oubliez pas cette date, renseignements : thierry.bedet@laposte.net ou 03 25 94 45 74.

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