Chaumont – Nice…

Article publié dans la rubrique Course

Cet article parle de : , ,

Ce week-end je courais ma deuxième course de l’année, une « 2ème caté » sur route, mais j’avais aussi un œil sur  Paris-Nice où je cherchais sans arrêt l’ami Jean-Christophe Péraud !

Samedi je me pose devant la télé à 16h50, je vois la fin de l’étape de côtes et de pluie où Rémy Di Grégorio remporte une victoire de prestige. Sur une bande blanche je le vois effectuer un dérapage contrôlé que n’aurait pas renié Brian Joubert (5.2 en technique - 5.9 en artistique !), j’anticipe plusieurs évènements (‘’Là ça va chuter’’…et ça chute) mais je manque la chute subie par Jean-Christophe, qui me sera apprise par l’ami Ludo Leflem le lendemain en nous rendant à Chaumont pour la course sur route.

Celle-ci me permet de constater que la "méforme" du 6 mars à Joinville était bien due à la maladie. Cette fois j’attaque beaucoup, ce qui ne m’empêche pas de rater " la bonne" qui comporte une douzaine de coureurs. Il pleut pratiquement tout le long de la course mais je me fais quand même plaisir. Aux 3ème et 4ème tour (sur 5) j’attaque au moins 15 fois alors que Ludo, le pauvre, prend un "tir", qui lui permettra néanmoins d'aller rechercher la voiture pour la garer près de la ligne d'arrivée (merci...et je ne me fais pas de souci pour lui pour les échéances estivales). Au 80ème kilomètre j’attrape une contracture dans l’ischio-jambier gauche qui m’ennuie de loin en loin depuis une chute à Métabief en 2003. Je m’étire en queue de paquet. 5km plus loin je constate que j’ai oublié de mettre une barre énergétique dans la poche gauche de mon maillot ! Un coureur sympa me sauve avec un morceau de barre aux céréales, à l’arrivée je lui donne un Nougatti ‘’Tu mangeras ça à ma santé, merci !’’ à 5km de l’arrivée on sort à 5 du paquet (encore 30 à 40 coureurs), mais on se fait repasser au sprint à 150m de la ligne…Un ensemble de petits faits de course qui font une journée sympa.

Allez on rentre…et je me repose devant le poste, j’ai enregistré la dernière étape de Paris-Nice, rendue à nouveau palpitante par la pluie qui durcit l’épreuve et ravine les faciès. Jean-Chri roule avec l’imper ouvert, il a l'air d'un avion de chasse, on dirait qu’il aimerait l’enlever mais que ça roule trop vite pour qu’il puisse le faire. Ça ne débranche jamais. Devant, Thomas Voeckler donne une nouvelle leçon de tactique à ses adversaires du jour, notamment les Italiens qui s’enflamment un peu trop vite avant que les kilomètres, les côtes à répétition et la pluie ne les éteignent…

Jean-Chri semble proche de la rupture, mes yeux le cherchent tout le temps, avec Lolo et Jules on est là à se dire ‘’Là c’est lui !’’ Blel Kadri le protège tant qu’il peut, J-C est ramassé sur son vélo, il donne une impression de supplice permanent (qu’il donnait aussi en vtt), il est très souvent en danseuse, comme si les côtes, pas assez raides, se montaient trop en puissance. Le supplice semble réel dans le dernier col où il est décroché à 500m du sommet…mais recolle dans la descente ! Pendant ce temps Samuel « champion olympique » Sanchez part en contre et va lui piquer sa 5ème place au général. J-C, 6ème de Paris-Nice, gagne 3 places en comparaison de 2010, au classement il est entouré de très grosses pointures, ça fait plaisir !

Dimanche prochain je vais faire un coucou aux amis lorrains en coupe…de Lorraine vtt. Début de la saison tout-terrain cette fois ! On va encore s'amuser.

Imprimer cet article Imprimer cet article