Notre poison quotidien version longue.

Article publié dans la rubrique Diététique

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Après la version courte, voici la version longue pour les plus motivés : Pendant qu'on lit ou qu'on écrit

On ne mange pas de saloperies...


Malheureusement ce sera le seul épisode humoristique de cet article, je le crains.


Reprenons depuis le début : mardi 15 mars 2011, 20h40 sur Arte, Marie-Monique Robin nous gratifie du documentaire Notre poison quotidien.


L'émission commence avec quelques chiffres qui posent l'ampleur du problème : chaque année 1 400 000 tonnes de pesticides sont déversés sur les cultures européennes. La France est la plus gourmande : 80 000 tonnes rien que pour elle. On évalue à 200 000 le nombre de morts annuelles causées par les pesticides. On observe une montée en flèche de maladies comme certains cancers, Parkinson, Alzheimer. Les autorités de réglementation sanitaire sont contrôlées par les géants de l'agro-alimentaire.


Le ton est donné. Le début de l'émission est "violent", il heurte nos consciences.


Puis on nous dit que Savoir c'est pouvoir. Intéressons-nous donc à la suite.


L'accent est tout de suite mis sur la capacité destructrice des herbicides, pesticides, fongicides, insecticides. Cette capacité destructrice a d'ailleurs longtemps été un bel argument publicitaire pour les producteurs de ces produits, qui vantaient par exemple la destruction totale des herbes par tel ou tel produit (NDA - note de l'auteur, donc de moi - qui ne connaît pas le Roundup de Monsanto, voir par exemple http://fr.wikipedia.org/wiki/Roundup  , il est vrai que si ça tue aussi efficacement les herbes, il n'y a pas de raison que ça ne puisse pas faire de mal à l'homme!).


En 2009, on observe 271 signalements à la MSA (voir http://www.msa.fr/) pour intoxications aiguës à des produits phytosanitaires, mais le problème le plus grave est certainement l'exposition chronique à de faibles doses, qui concerne tout un chacun. On observe le développement de cancers  et de maladies spécifiques (Parkinson...) chez les agriculteurs. Nombre d'entre eux ont mis du temps avant d'accepter de relier leurs maladies à leurs pratiques de culture, car les autres agriculteurs avaient tendance à les rejeter, à les considérer comme peu résistants voire comme "crachant dans la soupe". Puis le mouvement s'est progressivement inversé, les langues se délient, de plus en plus d'agriculteurs se sentent victimes des produits chimiques associés à leurs cultures. On note d'ailleurs le caractère très persistant des effets nuisibles des produits chimiques dans les sols.


Depuis peu la MSA reconnaît certaines maladies professionnelles dues aux produits chimiques (c'est une première mondiale). Mais les représentants de l'industrie chimique disent qu'il n'y a pas de corrélation entre les produits chimiques et les cancers...Or une très faible proportion des pesticides utilisés en agriculture sont étudiés du point de vue de leur possible nocivité. Pire, les firmes font leurs propres études, les transmettent aux autorités sanitaires mais ne sont pas obligées de les rendre publiques! (NDA : l'argent a vraiment pris le pouvoir sur tout...).


Les pesticides sont très dangereux à inhaler. S'il en reste des traces dans les aliments ne peuvent-il pas entraîner des maladies à la longue?


Intervient alors la notion de DJA (Dose Journalière Admissible), définie comme la quantité d'additifs alimentaires qu'on peut ingérer chaque jour et toute sa vie sans risque...On apprend que la seule publication sur la définition de cette DJA a été financée par les grandes firmes chimiques (!) qui acceptent néanmoins le fait que ces substances sont dangereuses. Le protocole retenu pour la fixation de la DJA aboutit à la possibilité d'ingérer pas mal de pesticides chaque jour (ex : 12mg de pesticide / jour pour une personne de 60kg...(NDA = 219kg en 50 ans!). On apprend que le "facteur de sécurité" a été décidé sur le coin d'une table, sans aucune étude épidémiologique...et fait toujours référence aujourd'hui (NDA : alors que les produits actuels ne fonctionnent plus comme ceux d'hier, aujourd'hui on a affaire à des produits qui miment les hormones humaines, voir plus loin le concept de "perturbateur endocrinien").


Au final, la DJA n'est qu'une notion "d'acceptabilité sociale", pas une notion scientifique. Les consommateurs prennent les risques, les entreprises récupèrent les bénéfices.


Autre notion : la LMR (Limite Maximale de Résidus par aliment)...fixée à partir de données envoyées par les industries elles-mêmes, et les discussions des experts sont secrètes, les données appartiennent au fabricant et sont protégées par des clauses de confidentialité à cause des droits de propriété intellectuelle (NDA : donc le consommateur n'a pas le droit de savoir ce qu'il y a dans ce qu'il mange!!! C'est quand même très bizarre : un livre est protégé par des droits de propriété intellectuelle...mais on a accès à son contenu!).


Toutes les données toxicologiques relatives aux consommateurs sont fournies par les industriels eux-mêmes alors qu'elles devraient relever du domaine public. Les enjeux, énormes (25 milliards d'euros par an) expliquent cet état de fait...


Le risque zéro c'est pas de pesticide. Ici se termine la partie 1 de l'enquête.


Celle-ci évoque ensuite les colorants, émulsifiants...300 additifs alimentaires au final. L'aspartame (ou E 951, appelé au début Nutra Sweet) est présent dans plus de 6000 préparations alimentaires. Or son histoire montre comment on manipule la réglementation pour imposer un produit. En 1981 la FDA (Food and Drug Administration) homologue le produit (DJA de 50mg)...sur la base d'études de l'entreprise ayant créé l'Aspartame. Or on avait découvert de graves effets nocifs de l'acide aspartique (NDA : tapez aspartame sur Google et regardez...). L'aspartame détruit certaines cellules nerveuses, il produit les mêmes dégâts cérébraux que le glutamate. Or la FDA l'a autorisé! Pourquoi? Elle avait vu que les études de la firme Searle (qui produisait l'aspartame) était pleines d'irrégularités, avait préconisé l'interdiction de l'aspartame...mais il est autorisé alors que des responsables de la FDA sont très proches de responsables de l'entreprise Searle (notamment un certain Donald Rumsfeld).


De 1975 à 1979 en Europe sa mise sur le marché n'est pas autorisée...Changement d'avis en 1980, sur la base d'études de Searle (!) et autorisation d'une DJA de 40mg / kg, sans qu'on sache pourquoi on a changé d'avis (NB : Searle est racheté par Monsanto en 1985...).


De très nombreuses plaintes relatives aux effets nocifs de l'aspartame ont été déposées. Or toutes les études financées par l'industrie concluent à son innocuité, mais toutes les études conduites par des scientifiques indépendants concluent que l'aspartame est dangereux! Conclusion : la littérature scientifique est sans arrêt contaminée par des intérêts commerciaux. Les entreprises vont jusqu'aux attaques personnelles si les scientifiques ne sont pas d'un avis qui leur convient.


Il existe peu d'études vraiment indépendantes sur l'aspartame, mais elles montrent de gros risques liés à son ingestion. Les autres études sont victimes de conflits d'intérêt. Le documentaire montre les CV des experts qui doivent analyser les produits chimiques. Ils doivent mentionner les conflits d'intérêt possibles avec une firme. L'auteure montre que plusieurs experts étaient en conflit d'intérêt pour l'étude de l'aspartame, mais que ce conflit a disparu de leur CV sans explication après qu'elle l'ai pointé du doigt...


Bref, le système de réglementation est contrôlé par l'industrie chimique et les profits commerciaux. Fin de la partie 2.


40% du plastique que nous utilisons provient des emballages alimentaires. Dans ces plastiques on trouve des composés chimiques qui posent des problèmes. Exemple : le bisphénol A (BPA), dont la DJA a été établie à 0,05mg/kg de poids de  corps.


On a découvert récemment que les plastiques étaient biologiquement actifs (NDA : et qu'ils passent dans le sang, cf l'affaire Contador...) à cause de molécules ajoutées au plastique (mais protégées par le secret commercial...Il faut donc beaucoup de temps aux chercheurs pour découvrir la molécule incriminée! NDA : on est effaré de voir que le secret commercial est aussi impénétrable que le secret médical!).


Le BPA (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Bisph%C3%A9nol_A) entraîne une modification des glandes mammaires...à des doses très inférieures à la DJA !


Ce genre de modification aboutit au concept de perturbateur endocrinien (le système endocrinien permet notamment la reproduction des espèces). Le genre de produit qui ne touche pas les parents d'une lignée...dont les enfants seront incapables de se reproduire! Du coup certains auteurs commencent à envisager la disparition de l'espèce humaine si elle est victime de perturbateurs endocriniens. Ces perturbateurs ressemblent trop aux hormones humaines et perturbent donc le cerveau.


On dispose pourtant de données épidémiologiques montrant les dégâts des perturbateurs endocriniens, or tout ce qui a été constaté  chez les souris ces 25  dernières années a été ensuite constaté chez l'homme (ex : ménopauses précoces, cancers du vagin). Et les faits montrent qu'il est très facile d'ingérer de fortes doses de BPA (sauce tomate Heinz, thon à l'huile...). Or des études sur les animaux montrent que des doses très inférieures à la DJA entraînent une sécrétion d'insuline, une augmentation du taux de glucose en réaction, du diabète, des dysfonctionnements cérébraux, des maladies cardiaques, des troubles du comportement, des problèmes du système de reproduction, des kystes aux ovaires, fibromes utérins, une diminution de l'efficacité des testicules, du taux de testostérone, des cancers de la prostate chez les mâles, du sein chez la femme, de l'obésité...


Problème : il faudra longtemps pour constater les effets sur les humains et il sera difficile de savoir qui a été exposé car le BPA n'est pas un médicament prescrit (NDA : à la différence du Médiator par exemple)...Pas d'ordonnance, pas de trace...


Un bras de fer oppose actuellement les scientifiques aux agences de réglementation, il existe de gros problèmes de méthodologie de l'évaluation, les toxicologues de l'industrie n'évaluent pas les effets des faibles doses.


Aujourd'hui, toutes les agences disent que le BPA ne présente pas de risque, mais elles disaient la même chose à propos de l'amiante, or aujourd'hui il y a 3000 morts dues à cette substance, par ailleurs toutes les données issues des études sur les animaux (y compris le singe, très proche de l'homme) convergent pour dire que le BPA présente de gros dangers, y compris à des doses 5000 fois inférieures à la DJA ! Du coup, en 2007, 38 scientifiques ont signé une déclaration de consensus, décrivant les effets très nocifs du PBA.


l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) ou l'autorité européenne de réglementation des aliments sont très lentes à réagir. Les procédures de calcul de la DJA sont basées sur des règles du 16ème siècle, or les nouveaux produits miment l'action d'hormones, qui ne suivent pas les règles de la toxicologie. Pour les hormones, la relation entre dose et effet n'est pas la même que pour d'autres produits, le produit peut empoisonner même à très faible dose (NDA : la "dose qui fait le poison"...peut être une très faible dose).


Or les effets à très faible dose sont aujourd'hui une vérité établie scientifiquement, notamment pour les produits chimiques à effets ostrogéniques. Pour ces produits, selon la Société Américaine du Cancer, le principe de précaution semble tomber sous le sens.


Les perturbateurs endocriniens forment une grande famille : BPA, dioxines, PCB, téflon des poêles antiadhésives, aditifs alimentaires plus de nombreux pesticides, tous retrouvés à faible dose dans notre alimentation, or ces faibles doses n'ont jamais été testées.


Par ailleurs, il existe une possible synergie entre ces différents produits, le documentaire en donne un exemple avec un raisin testé dans un laboratoire allemand. En juin 2009, on note la publication d'un rapport annuel sur les résidus de pesticides à partir d'une étude sur 75 000 aliments prélevés dans les 27 pays de l'Union Européenne. On trouve 354 pesticides dans les fruits et légumes, 72 dans les céréales. Pire, un quart des échantillons contenaient des résidus d'au moins deux pesticides...


C'est là qu'intervient l'effet cocktail. Nous avons tous une "charge chimique corporelle" (chemical body burden). Le documentaire montre le centre pour le contrôle des maladies d'Atlanta, qui mesure depuis plusieurs années la charge de produits chimiques dans le sang de volontaires. Son 4ème rapport, en 2009, montre des résidus de 210 substances retrouvés dans la quasi-totalité des 2400 Américains testés. En tête des produits retrouvés : le BPA plus de nombreux pesticides.


Or il y a une grande naïveté (NDA : ou une volonté de ne pas voir la vérité en face?) de ne s'intéresser qu'aux effets d'une seule substance à la fois alors que nous sommes multi-exposés (exposés à plusieurs produits à la fois), ce qui augmente les effets nocifs.


Le laboratoire universitaire de Copenhague travaille sur l'effet cocktail des résidus de 3 substances chimiques considérées comme anti-androgènes (qui affecte la production de testostérone, hormone nécessaire au développement des mâles), notamment la procymidone, un fongicide récemment réévalué par le JMPR. On administre un mélange à des rates en gestation et on mesure les effets sur la descendance mâle...Les résultats sont troublants : la distance entre anus et parties génitales est réduite chez les mâles issus des rates ayant reçu le mélange, or cette transformation signifie une perturbation grave de la capacité de reproduction de ces mâles


...Mais il y a un autre résultat tout à fait intéressant : si les rates reçoivent un seul des trois produits à la fois, on n'observe aucun effet nocif sur la descendance! C'est donc le mélange des trois produits qui produit les effets nocifs (qui touchent alors 60% de la descendance). La chercheuse qui a mené cette étude dit "Nous devons apprendre de nouvelles mathématiques quand nous travaillons sur la toxicologie des mélanges : 0 + 0+ 0 = 60% de malformations." Superbe et inquiétante illustration de l'effet cocktail.


Les mêmes effets sont-ils possibles chez l'homme? On ne sait pas. Mais on ne comprend pas pourquoi cet effet cocktail n'a pas été envisagé plus tôt dans les recherches. Quand on va à la pharmacie acheter des médicaments, on lit sur les boîtes qu'il faut faire attention à ne pas prendre certains médicaments en même temps que certains autres, on a donc conscience des combinaisons ou interactions possibles entre différents substances actives. Il n'y a rien d'étonnant à ce que ces mêmes phénomènes existent avec les polluants chimiques.


Le système de réglementation des produits chimiques semble devoir être repensé de fond en comble : effets des faibles doses, sensibilité particulière du foetus, effet cocktail, tout cela a été ignoré pendant 50 ans. (NDA : un peu comme le tabac...dont on admet aujourd'hui l'extrême nocivité). Dans le même temps les maladies chroniques n'ont cessé de progresser, en tête le cancer, dont l'incidence à été multipliée par 2 dans les trente dernières années.


Marie-Monique Robin dit "Comment peut-on encore nier que ces pathologies sont liées au modèle industriel qui caractérise la société moderne?" Le cancer est surtout présent dans les "pays développés" (cancer du sein, de la prostate, des testicules, leucémies, cancer du cerveau, de la thyroïde, du poumon.


80 à 90% des cancers sont dus au mode de vie et à l'environnement, c'est mis en évidence par les études sur des personnes qui migrent d'une région du globe à une autre. Elles adoptent le modèle des cancers des régions où elles s'installent...Or les pays développés sont en train de transférer les facteurs qui mènent aux cancers des pays riches aux pays les plus pauvres : surcharge pondérale, obésité, manque d'activité physique (NDA : on peut donc en déduire à l'inverse que si on veut diminuer l'incidence des "maladies occidentales", il faut une alimentation saine et beaucoup d'activité physique quotidienne...).


L'environnement et le mode de vie entraînent une explosion des maladies chroniques dont l'obésité est le signe le plus visible. 70% de la population américaine est en surcharge pondérale. Marie-Monique Robin a filmé pendant 20 minutes des clients américains poussant leur caddie dans un supermarché de Huston...C'est catastrophique : une majorité d'obèses, des caddies pleins de produits emballés dans du plastique, un maximum de produits vendus par "paquets de 10", pas de fruits ni de légumes dans les caddies...et des personnes qui paraissent isolés des autres personnes.


2 axes de recherches s'ignorent :

* Ceux qui travaillent sur les origines environnementales des maladies chroniques

* Ceux qui ne s'intéressent qu'au style de vie, aux conséquences de la malbouffe, au manque de produits végétaux dans l'alimentation.


Richard Béliveau (professeur à l'Université du Québec) montre que nous mangeons trop d'acides gras oméga 6 par rapport aux oméga 3. Normalement le rapport devrait être d'environ 1 pour 1, or aujourd'hui avec les huiles hydrogénées et les huiles de tournesol, nous mangeons un maximum d'oméga 6, le rapport passe à 25 pour 1 ! Ce déséquilibre entraîne une augmentation des inflammations dans l'organisme. Or à l'origine d'un cancer il y a l'agression de l'organisme par un virus ou une irradiation ou un produit chimique. Si l'organisme est en bonne santé, les cellules endommagées sont détectées par les "natural killers" (tueurs naturels) qui les poussent à se suicider (apoptose). Cette défense immunitaire est diminuée en cas d'inflammation chronique et d'agression chimique, les cellules défectueuses se multiplient, elles sont nourries par les vaisseaux sanguins (angiogenèse), d'où la formation de métastases et colonisation de l'organisme par les cellules cancéreuses.


Or dans les fruits et légumes on retrouve certains éléments ayant les mêmes propriétés que les médicaments anticancéreux (le professeur montre des courbes d'actions anticancéreuses sur des tumeurs de souris : action faible avec extrait de cerise ou de carotte, action forte avec extrait d'ail ou de chou de Bruxelles). Si l'on crée un cocktail avec des extraits des aliments les plus anticancéreux, on aboutit à une réduction de 90% des masses tumorales chez les souris testées!


Se dessine alors un ensemble cohérent : l'épidémie de maladies chroniques constatée dans le monde occidental est due à la pollution chimique due aux effets conjugués de la transformation du mode de production des aliments et de la révolution agricole et agro-alimentaire. Elle constitue un cocktail explosif.


Si les pays du Sud sont encore épargnés, c'est qu'ils n'ont pas encore adopté notre mode de vie et d'alimentation. Exemple : l'Inde, où l'incidence des 20 cancers les plus courants en Occident est 10 à 30 fois inférieure. Au sud-est du pays, les cancers sont pratiquement inexistants, sauf les cancers de la bouche dus à la mastication du tabac. Il n'y a pas de pollution chimique, on mange les fruits et légumes cultivés localement sans pesticides. Plus du curcuma consommé quotidiennement, or le curcuma, à la base du cari (ou curry) a des propriétés anti-inflammatoires confirmées par plus de 300 études scientifiques (NDA : Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Curcuma).


Le documentaire montre un village indien dans lequel il n'y a AUCUN obèse et AUCUN cancer (NDA : le plus gros du village serait considéré comme "maigre" aux USA...et à la différence du supermarché de Huston montré auparavant, les habitants sont ici très soudés, on voit qu'ils vivent ensemble).


Mais la spécificité de l'Inde est en train de disparaître, notamment dans le Punjab, berceau de la "révolution verte" (nord-ouest de l'Inde), mais aussi dans les grandes métropoles qui adoptent le mode de vie occidental. On voit en effet un colloque sur les inflammations se tenir dans une grande ville indienne...les gens y sont nettement plus gros en moyenne que dans le village montré juste avant. Un des responsables du colloque explique que les cancers augmentent en Inde et qu'il ne faut pas reproduire les erreurs commises par les autres, donc qu'il faut se tourner vers une alimentation sans polluants, non transformée, saine, bio, sans viande rouge ni alcool, ni tabac à mastiquer ou fumer, etc.


Ici se termine le documentaire...avec un post-scriptum original : on entend 3 brèves conversations téléphoniques de Marie-Monique Robin avec 3 hauts responsables qui lui signifient d'une manière ou d'une autre leur volonté de ne pas coopérer avec elle:

1) Jean-Charles Bocquet, Directeur de l'Union des Industries de Protection des Plantes (UIPP), lui confirme qu'il ne souhaite pas lui accorder d'interview puis raccroche. NDA : pour en savoir plus sur l'UIPP, taper http://www.uipp.org/, dès la page d'accueil on trouve la présentation de 2500 Fiches de Données de Sécurité pour éviter les accidents liés à l'utilisation des pesticides...

2) Phil Newton (European Crop Protection Association) qui confirme la même fin de non-recevoir aux demandes de M-M Robin puis raccroche. NDA : pour voir qui est European Crop Protection Association : http://www.ecpa.eu/

3) Thomas Lyall (Dow Agrosciences) : "Nous voulons vraiment vous fournir quelque chose. Nous travaillons sur une réponse écrite" bip-bip-bip...NDA : ou comment noyer le poisson...Pour voir qui est Dow (Dow Chemical), voir par exemple : http://www.dowagro.com/fr/index.htm...


  

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