Papa n’abandonne pas.

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Hier matin j'ai finalement décidé de courir le prix de la ville de Joinville malgré une semaine compliquée :  bien grippé de mardi à vendredi, j'ai commencé à redormir normalement l'avant-dernière nuit avant la course.


Mais comme l'épreuve se déroulait à trois kilomètres de ma maison et que je ne crains pas spécialement l'échec, j'ai pris le départ, avec quatre-vingts autres coureurs dont quarante cinq "premières catés". J'ai tenu 60km puis j'ai lâché dans une côte avec l'impression de ne pas pouvoir "m'arracher". J'ai ensuite insisté vingt kilomètres avec quelques largués comme moi avant de faire demi-tour et de rentrer à Joinville où, frigorifié (je n'ai jamais eu chaud de toute la course...), j'ai attendu une demi-heure Lolo, la voiture, les habits, la chaleur!


Alors que je me rhabillais, Lolo me dit soudain "Jules était déçu que tu abandonnes"...Pendant la course je n'avais jamais pensé à cela. Je pensais plutôt que si j'insistais j'allais un peu me "détruire" : mes jambes me faisaient mal alors que je ne soufflais pas, comme mercredi. L'abandon me paraissait plus sage.


Après la course, Jules me reparla de cela "Papa c'est la première fois que tu abandonnes depuis que je suis né"...Je lui répondis que non, mais il rétorqua "Oui mais les autres fois tu t'étais blessé, là c'est la première fois que tu fais un abandonnage sans être blessé"...Après lui avoir expliqué qu'on disait abandon plutôt qu'abandonnage (sinon c'eût été abracadabrantesque), je dus me rendre à l'évidence : il avait sûrement raison (ce qui, soit dit en passant, montre que je n'abandonne pas souvent).


J'ai alors dit à Jules "La prochaine course, si ça ne va pas, je n'abandonnerais pas, même si je fais dernier."


Y'a plus qu'à !

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