Vive le bénévolat!

Article publié dans la rubrique Entraînement, Psychologie

Le bénévolat est certainement une école très efficace pour apprendre à voir les choses positivement. Déjà, on le fait sans but lucratif. Ensuite, ça amène fatalement à  se soucier d'autrui (à moins que le fait de se soucier d'autrui mène au bénévolat?). Enfin, on se sent profondément utile.


Hier après-midi j'accompagnais des élèves de primaire de mon village à la piscine. Des CE2 et des CM1. A cet âge-là ils n'ont aucun problème de motivation et apprennent à une vitesse astronomique. Quelle différence avec moi qui, à 48 ans, m'entraîne pour régresser moins vite...


Ce matin je donnais un coup de main aux championnats de France d'escrime handisport. Les handicapés, peu aidés par les évènements, font très souvent preuve d'un moral en béton et d'un humour désarmant, comme si'ls avaient appris à apprécier cent fois le peu qu'ils ont. Malgré leurs difficultés à se mouvoir ou le nombre d'activités "normales" qui leur sont interdites, je n'en ai jamais vu un(e) se plaindre. Alors que nous, valides, on a parfois vite fait. C'est un peu comme en matière d'alimentation : je suppose qu'un petit Africain à qui on donne à manger ne pensera jamais à se plaindre. Il pensera à manger! Nous, habitués au confort et aux rayons bien garnis, passons une partie de notre temps à critiquer les repas, à dire que ce n'est pas bon...


Plus on en a moins on est heureux? La question mérite d'être posée. Des chercheurs essaient actuellement de "mesurer le bonheur", les premiers résultats laissent à penser que les humains les plus riches ne sont pas les plus heureux...Cela nous ramène tout droit aux effets positifs du bénévolat!


Cet après-midi j'ai roulé 2h15. Ayant déjà dans un coin de ma tête les raides championnats du monde vtt masters au Brésil (23 juillet), j'ai accumulé des côtes (sur Zesty pour m'habituer à ce vélo en prévision des Chemins du Soleil le week-end prochain). Je me suis pris une bonne gamelle dans un pierrier dès ma première descente (je ne sais toujours pas pourquoi), les deux mains devant, mais plus de peur (en fait même pas peur) que de mal. J'ai ensuite enchaîné les montées - descentes : 615m de montée au bout d'une heure, 1000m après 1h50, 1110m au bout de 2h...J'ai vu un renard de belle taille et un chevreuil au poil roux, les deux ont mis du temps avant de m'entendre et de détaler sec. Dans ces moments-là je me dis que jai une chance indicible de pratiquer une activité qui me met en contact aussi rapproché avec la nature et les animaux.


Cette réflexion positive était sûrement inévitable après deux jours de bénévolat!

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