Enduro de Choignes : sympa!

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L’enduro c’est sympa. C’est ainsi que je pourrais résumer ma toute première participation à ce type d’épreuve…Enfin pas vraiment. En effet, de 1992 à 1994, on faisait  des rallyes, dont le fonctionnement était le même qu’en enduro, à la seule différence près que les spéciales pouvaient être plates, montantes, descendantes, mixtes. Aujourd’hui l’enduro c’est plutôt de la descente avec par moments un peu de pédalage, mais jamais plus qu’un peu.




Pour un « crosseux » comme moi, ça me paraît être une très bonne formule pour retrouver du jus en période de fatigue (en ce moment c’est le cas !) ou pour travailler la technique à haute intensité. En effet, sur des spéciales de 2 à 3 minutes, on adopte des intensités nettement supérieures à celles du x-country. Intéressante mise en œuvre du principe de surcharge dont je parle dès le début de mon livre VTT Rouler plus vite.




Il existe évidemment une grande variété d’enduros, comme il existe une grande variété de cross. Entre une spéciale de 40 minutes à Valloire et celles de 2 minutes d’hier, il y a un gouffre. Il existe néanmoins un dénominateur commun me semble-t-il : vivre l’ivresse de la compétition sans trop se faire mal aux jambes ni se prendre la tête.




Car dans la journée d’hier, on a plus souvent parlé de la beauté des spéciales que des chronos qu’on y réalisait. J’étais d’ailleurs tout étonné de constater à la mi-journée que j’étais 7ème scratch. C’est un concurrent qui m’a montré où étaient affichés les chronos, je n’y pensais pas…à l’arrivée j’étais même 6ème (sur environ 60 concurrents) et second masters derrière Greg Noce qui n’est autre que la vainqueur scratch et qui m’a collé 15 à 20 secondes par spéciale.




Cette épreuve m’a d’ailleurs montré qu’à haute intensité je faisais pas mal de fautes techniques. Ça peut être un axe de travail intéressant pour l'hiver, ludique et rentable.




L’enduro avait lieu en parallèle de la descente de Choignes. Outre le joli combat entre Thomas Hartstern et Rémi Supper (finalement vainqueur), cela m’a permis d’encourage mon petit Jules qui, en 4 manches, a réalisé 2’48, 2’25, 2’14 et 2’05. Bénit soit cet âge où, en une journée, on améliore son chrono de 25% ! Le soir, Jules était tout guilleret…En plus il a gagné un superbe casque bol. La vie est bol…est belle !




L’enduro a ses codes…Quelle discipline ne les a pas ? J’ai participé à l’épreuve de Choignes en pure tenue de crosseur (collant long maillot manches longues « Lapierre – Shimano – Pro ». Cela m’a valu des petites railleries...Un des concurrents, rejoignant le départ d’une spéciale dans ma roue m’a dit qu’avec cette tenue je passerais bien sur Porntube…Faudrait que je le retrouve, des fois que sa copine...Bref!




La tenue « culturellement admise » en enduro, c’est baggy + maillot large + sac à dos + vtt de 150-160mm de débattement. Avec mon Zesty 140mm monté en Cougar 2.20 j'étais un peu light, mais d’une part j’adore ce vélo, d’autre part j’avais prêté mon X-160 à l’ami Romain Chauffert (habillé comme moi, on était deux !), et puis j’étais quand même venu en « touriste sportif »…bien content de sa journée à la fin.




Journée qui, soit dit en passant, ne fut pas de tout repos : 8 spéciales de 80m de dénivelé à remonter, 3 autres remontées pour m’occuper de Jules au départ de sa descente et 2 ou 3 autres pour revoir des passages…Bref, plus de 1000m au Polar le soir, ce qui m’a valu, le soir, de promptement m’endormir devant France – Espagne, finale du championnat d’Europe de basket. Eh oui, je ne faisais pas partie des 14 millions de téléspectateurs qui ont regardé DSK parler de ses frasques…On comprend mieux pourquoi Voici et Ici Paris se vendent aussi bien!




Jules à la réception d'une longue bosse...roulée.



 


Pour finir je félicite Basic VTT pour cette belle journée. Je referai des enduros en 2012! Mais aussi des cross, parce que quand on tient la "foforme", on a aussi de bonnes sensations en montée...


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