Entraînement : pourquoi faire simple…

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Depuis quelques semaines mon petit Jules s'est mis au triathlon. Voilà un sport où l'on s'entraîne beaucoup. Le samedi je partage l'entraînement de natation. J'en profite pour  de temps à autre jeter un oeil aux évolutions de mon petit Jules qui, ligne d'eau N°1, se coltine des éducatifs qui lui enseignent les rudiments de la glisse. Passionnant mais pas simple.


Justement...De temps à autre un des nageurs d'une ligne voisine s'aide d'une ligne d'eau pour tenir le rythme du groupe dans une série d'éducatifs. Il se "simplifie la vie"...et du coup supprime l'intérêt de la situation d'entraînement. Qu'est-ce que l'entraînement sinon se créer des complications bien choisies? C'est à ce prix qu'on progresse. No pain no gain disent les Anglo-Saxons.


Dans mon livre VTT Rouler plus vite, le premier chapitre s'intitule L'entraînement n'est pas la compétition. J'y développe notamment le concept de surcharge, qui revient à créer des difficultés supérieures à celles qu'on rencontrera en compétition (en vtt survitesse sur temps réduit, ascensions lestées, obstacles plus techniques qu'en course...En natation : travail d'un seul bras, respiration 5 temps, crawl sans sortir les bras de l'eau...). Cette surcharge à l'entraînement permet, en comparaison, de trouver la compétition "facile".


En compétition justement, surtout si c'est un objectif majeur, on se facilite au maximum la tâche : on prend les meilleures roues (à l'entraînement on utilise parfois des roues un peu plus lourdes), on gère finement l'intensité d'effort et on évite l'accélération de trop (à l'entraînement on se met parfois volontairement dans le rouge, on fait monter l'acide lactique), on prend les trajectoires optimales (à l'entraînement on apprend à passer partout là où c'est plus difficile), on recherche en permanence le meilleur compromis force / vélocité (à l'entraînement on travaille parfois en force maximale, parfois en survélocité), etc.


En compétition on se facilite la vie ; à l'entraînement on la complique à l'envi. Et on résiste à l'envie...de s'accrocher à la ligne d'eau. Plutôt s'accrocher à une bonne ligne...de conduite.

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