Le sportif, un guerrier?

Article publié dans la rubrique Jeunes, éducateurs

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Récemment mon petit Jules fêtait l'anniversaire d'un de ses copains dont le grand-père est passionné et collectionneur de la première guerre mondiale. Le petit copain s'est vu offrir un  tableau d'époque mettant en scène des Poilus dans les tranchées enneigées de Verdun.


Des Poilus aux mains nues...Ce détail me frappe, je m'en ouvre à Jules, le grand-père commente : ''Ce qu'ils ont fait, quand même, respect.''


Nous avons parlé d'eux un 04 décembre, dans un intérieur douillet. Transportons-nous seulement sur le pas de la porte. Là le froid nous aurait vite tenaillés. Alors, passer des mois entiers dehors, la nourriture rare, les bombes qui pleuvent, le mauvais temps, la boue...


Le sport de haut niveau c'est parfois un peu cela: s'obstiner à rouler par cinq degrés sous la pluie à vtt, rouler quand même par moins deux degrés sur route, bouffer du vent de face, boucler les 100km de la Forestière un jour de mauvais temps...


Mais la comparaison s'arrête là, comme le sportif s'il le décide. Il a le choix, personne ne l'a réquisitionné, s'il baisse la garde il n'en mourra pas. Il n'endure que les souffrances qu'il veut bien s'infliger, même si le mot "athlète" provient du grec athlos qui signifie "la guerre" ou "au combat".


L'ennemi est danger bien plus que l'adversaire

Le sport est une lutte plus douce que la guerre

Subir une défaite  n'est que mort jouée

Le sportif battu peut bien se relever

Quand guerrier abattu est perdu à jamais

Champion qui se dit mort au fond ne fait que feindre

Son trépas est un leurre qui ne donne pas à plaindre.


Et les alexandrins? Un sport que j'aime bien!

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