Coupe de France Saint-Raphaël, bon début.

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J’en ai encore sous le capot…J’ai pu m’en rendre compte lors de l’ouverture de la coupe de France à Saint-Raphaël et ce n’est pas un  poisson d’avril puisqu’en masters on courait le samedi 31 mars :-)




Je roule vite et vieillit lentement

J’ai vécu mon premier véritable week-end en tant que « coureur – capitaine de route » du Team Haute-Marne vtt. Dans ce contexte « éducatif », et puisque les masters ouvraient le bal le samedi à 9h, ça ne pouvait pas faire de mal de faire une bonne place pour lancer le team sur des bases élevées.




Après 1h34 de course c’était fait : 7ème scratch et 2ème masters 40. A 49 ans et après avoir passé un hiver à batailler avec une tendinite et une épicondylite (non vraiment résorbées) cela me satisfait amplement, d’autant que je ne suis qu’à 3’34’’ du vainqueur Mendoza, à 2’ de Lionel Ipert mon tombeur en M40+, à 40 secondes de Laurent Spiesser, à 14 secondes de Pierrot Lebreton...et que je n’ai pas eu de super jambes, du fait des problèmes évoqués ci-dessus et d’un souci « intestinal » (trop de fibres la veille au soir). Je pense que le jour où tout fonctionnera bien ça pourrait aller vite.




Pas avare d'efforts et fort dans le Var...








Je monte donc sur « la caisse » car j’ai encore la caisse…et j’offre au Team Haute-Marne vtt son premier podium en coupe de France, souhaitant montrer le chemin aux autres membres du team.




Sur "la caisse" grâce à la caisse...








Vas-y Vincent!

Je conserve néanmoins un souvenir fort de cette course sans rapport avec le team. Pour le conter revenons à la veille à 15h30. On arrive sur place, on retrouve Vincent Julliot qui sort un vélo du carton. Il le testera en course le lendemain, pour Vélo Tout Terrain. Déjà ce n’est pas banal de s'adapter aussi vite à une nouvelle monture. On fait un tour de repérage ensemble, perché sur mon X-Control (en attendant le XR 2012), je regarde Vincent jouer avec son BMC tout neuf. C’est superbe et entre nous il aurait eu un autre vélo il en aurait fait autant !




Le lendemain, pour cause d’absence à la coupe de France 2011, il part en 9ème ligne. Pas grave ! à la mi-course il revient sur moi (je navigue vers la 8ème place), m’encourage entre deux inspirations (pareil de mon côté) et reprend son festival de remontées de coureurs qui n’en reviennent pas et ne reviendront pas sur lui ! Pendant quelques centaines de mètres je ne peux m’empêcher de le regarder piloter puis il disparaît de mon champ de vision…pour aller chercher la 2ème place scratch à 1’02’’ de Mendoza, un petit chef d’œuvre !




Interviewé par le speaker à l’arrivée (qui n’était pas Eric Davaine et ça se voyait…), après un rapide bilan de ma course, mes mots vont à Vincent pour lui dire mon admiration et, à travers lui, mon amitié à Véloroc – Lapierre qu’il a rejoint. Je suis super content pour lui et pour eux !




Petites analyses

Après avoir un peu causé avec un peu tout le monde, avoir un peu lavé mon vtt et un peu profité du soleil, je me douche un peu et…vous en avez un peu marre ? OK, passons à la suite. La suite, en ce qui concerne mon team, ce sont les cadets à 14h. Clément Péchiné fait une jolie course malgré une perte de bidon (petite erreur de serrage de porte-bidon et d’engagement d’un bidon dans sa loge, il ne les refera plus). 45ème, c’est une vingtaine de places de gagnées par rapport à l’an dernier, une saine progression pour un jeune très sain qui n’a rien lâché de la course, tout va bien, il n’a qu’à continuer à s’entraîner sérieusement et le gain de place continuera lui aussi.




Viennent ensuite les juniors. Alexandre Gastine semble s’orienter de plus en plus vers la route, du coup le parcours varois lui parait bien technique…133ème en s’accrochant comme un beau diable, mais il est nettement mieux placé pour mettre l’ambiance dans le team ! Il faudrait qu’il travaille beaucoup la technique ou qu’on lui montre mieux certaines trajectoires la veille de la course. Valentin Clément, très rapide descendeur (cadet) souhaite se joindre à nous, crosseurs, à Saint-Pompon, il pourrait grandement aider Alexandre en repérage la veille de la course…et s'il fait une "placette" ce serait le pompon à Saint-Pompon, avouez que ça aurait de la gueule :-) Et puis ça le motiverait pour deux mois à l’entraînement grâce à cet « objectif décalé » pour lui qui fait avant tout la coupe de France de DH.




Maxime Latourte venait à St-Raph sans ambition puisqu’il portait une minerve suite à une chute et une entorse cervicale le 18 mars. Il a pris le départ, a crevé, a été classé « au fond de la classe », mais a pu quand même évaluer certaines choses, comme la section de ses pneus, un peu trop fins pour un parcours varois, d’autant que son vtt est une sorte de « bout de bois » (carbone monocoque semi-rigide 26’’ et tige de selle intégrée, de quoi se faire l’entorse cervicale même sans chuter :-)  ). De toute façon dès qu’un tracé XC est sec, il vaut mieux ne pas être « monté fin ». Cette course inachevée lui aura donc été néanmoins utile.




Reste Vincent Matz qui marche très fort dès le début de saison en juniors (il est junior 1 et en pleine progression). Il sort de deux victoires en coupes de Lorraine et de Champagne, vive le tourisme :-). Il gicle fort de la première ligne, roule 500m en tête, laisse passer Koretsky et compagnie et sort une grosse course pour terminer 8ème scratch et ouvrir les yeux des sélectionneurs nationaux. Seul bémol : une pression un peu élevée dans ses pneus ? IL voulait être sûr de ne pas crever mais ça peut être à double tranchant, mot choisi à dessein ! Il faut dire qu'il avait de quoi s'inquiéter, ce week-end donna lieu à un festival de crevaisons, dont certaines quand même largement méritées au vu de la finesse excessive des pneus montés.




Ajoutons à cela une bonne synchronisation des actions de repas, assistance technique, logistique générale (merci Pascal, merci Thierry) et voilà un premier week-end qui donne envie d’en vivre d’autres du même acabit.




D’un point de vue plus général, la nouvelle formule, avec circuit XCO 6km et XCL 9km, a réconcilié de nombreux vététistes avec les parcours qui commençaient à être vraiment très courts, trop violents et trop serrés (bouchons) pour les coureurs de niveau moyen.




Back home

Mon retour fut aussi très sympa : arrivé le dimanche à 17h30 à la maison, mon petit Jules n'est pas encore rentré d'un bike and run, je fais 40 minutes de vtt avec cette curieuse sensation d'avoir des jambes qui tournent mieux que la veille (étais-je un peu entamé? J'étais très léger avant ma course et avait beaucoup mal aux jambes après...Le repas du samedi soir m'a-t-il rechargé en glucides et protéines?...A méditer...). Puis je retrouve Jules qui, à peine rentré de son bike and run, saute des bosses avec Valentin "descendeur - crosseur" Clément. J'en saute un peu (des bosses) avant de m'écrouler au lit.




Ca aussi il faut savoir le faire!




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