Délices de Granit…Montana.

Article publié dans la rubrique Course

Cet article parle de : , ,




Ça fait quelque chose d’arriver dans un petit village après 7h de voiture et d’être accueilli comme  un enfant du pays !






Un accueil… !

 Le petit village de Saint-Sylvestre est toujours aussi beau, le granit est omniprésent, des murs des maisons aux trophées de l’épreuve en passant par les innombrables blocs qui nous secoueront pendant cinq heures et (beaucoup) plus si affinités…A 5km du village on a attendu paisiblement qu'un troupeau de vaches finisse d'avancer sur la route.








La Granit Montana c’est aussi le savoir manger ! Le samedi soir nous (Thomas Collinet, Romain Chauffert et moi) partageons le repas des organisateurs. Merci!. Ca m’est déjà arrivé mais là…Nous nous voyons proposer les délices du verger en apéritif, un vin de châtaigne dont je n’abuse pas (c’est le moins qu’on puisse dire, trois mini-gorgées) mais qui est délicieux, les « restaurateurs » (les organisateurs en fait !) ont réalisé des menus où je me retrouve en photo à droite et à gauche et où se succèdent des adages locaux délirants.








Mais surtout c’est super bon ! Le sommet est atteint au moment du plat principal : saumon – œufs de truite – feuilleté – pomme de terre – riz sauce crème-citron…aaaargh ! En fait ce n’est qu’un avis personnel, certains ont encore plus apprécié le dessert, à base de gâteau creusois (aux noisettes) et mignardises variées qui à elles seules nous mettent dans une ambiance de « marathon du chocolat »…








Il y a un secret ? Il s’appelle Alain, cuisine comme un chef (un vrai, de cuisine !), juste pour nous, tout est dit.








Le lendemain, après la course, on aura droit à un plateau repas à nouveau excellent avec un pavé de viande limousine qui me donne faim rien que d’y (re)penser.








Le soir nous logeons dans un gîte qui donne envie d’y passer deux semaines. Ce sera une nuit seulement mais un très bon souvenir, un de plus. Un bémol? Thomas Collinet dort moyennement...''J'ai trop mangé!'' dit-il. J'offre un exemplaire de VTT Rouler plus vite aux tenanciers du gîte qui sont tout fiers de nous avoir chez eux...On est reçus comme des rois!








Et le vtt ?





Encore un peu et j’oublierai de vous parler de vtt !








Dès notre arrivée nous rencontrons l’équipe organisatrice qui va faire un petit tour avec Olivier Béart d’O2 Bikers. Nous nous joignons à eux et allons faire quelques photos dans des passages typiques de l’épreuve (qui, en gros, ne comporte que des passages typiques !). Le temps de constater que le terrain annoncé sec n’est pas si sec que cela (ambiance flaque qui éclabousse entre deux sections sèches, on sera bien crépi à l’arrivée).








Le terrain semble assez peu pratiqué en dehors de la compétition, la région est préservée du tourisme de masse, ça me plaît cent fois plus qu’une station de ski, un peu comme la récente coupe de France de Saint-Pompon.








Le dimanche matin nous nous élançons à 8h45, un quart d’heure après le championnat de France SNCF (où il s’agit de prendre le bon wagon évidemment), qui est parti à l’heure, ça alors… !)








Ça part moins vite qu’en 2011, on ne s’en plaindra pas à l’arrivée car l’épreuve durera une demi-heure de plus pour 2km de moins  (74 contre 76 en 2011) !








La « faute » à de nombreux nouveaux passages ouverts tout récemment par Aurélien Vialatte et encore très peu voire pas du tout pratiqués, sauf par les cochons dans « sanglier Land », un des passages mémorables de l’épreuve, odeur comprise.








Tout de suite c’est difficile, immédiatement on se retrouve à six, puis rapidement à trois, Thomas Collinet, Nicolas Sire et moi. Nicolas nous met la pression en montée, puis Thomas accélère dans quelques descentes techniques (il y en a partout !) et commence à prendre du champ alors que je baisse de régime, après 2h de course.








Ma baisse de régime va encore durer plus de trois heures !








Vers la mi-course, Stéphane « organisateur » Bernard me dit que je suis revenu à 3 minutes de la tête, Thomas et Nicolas ayant crevé tous les deux ! Très bien…cent mètres plus loin je crève !!!








Puis je chute deux fois, tords la patte de dérailleur (que je redresse en 10 secondes, merci l’expérience).








Puis je reviens vite de la 5ème place à laquelle j’étais redescendu après ma crevaison, à la 3ème…Puis je galère, je me sens faible…








Je me dis que sans ma crevaison et mes chutes j’aurais pu être près des meilleurs…Mais avec des « sans » on fait des « si » ! [Thomas Collinet filera vers la victoire (en 5h15), 4 minutes devant Nicolas Sire qui intercalera son 29" entre Thomas et moi, loin, en 5h41]








Sur la fin je suis vraiment fatigué alors que le parcours est vraiment beau ! Je me jette sur des demi-rondelles de saucisson au ravito N°4 disposé à 50 mètres...d'une rave-party sauvage! Certains ont cru à ce moment-là qu'ils étaient en vue de l'arrivée et qu'ils entendaient la sono...Espoir déçu.








Dans les derniers kilomètres je suis surpris du nombre de scarabées sur le sol, parfois je ne peux m'empêcher d'en écraser et ça m'énerve (en supposant que je sois encore capable de m'énerver...). Les dernières descentes sont extraordinaires : forte pente, adhérence rassurante dans la terre, passages sur ou entre des blocs de granit, sauts de marche, je termine mes restants de triceps...








L'arrivée au village est comme une délivrance, "Lolo président", speaker pour l'occasion, me demande mes impressions qui peuvent se résumer ainsi : à part la fatigue et l'envie irrépressible d'une douche, j'ai la banane...comme tout le monde.








Romain Chauffert arrive 15ème et premier espoir. Sous la douche, on sent à peine qu'elle est glacée. On pense au plateau-repas!








La remise des prix est top-conviviale. De nombreux concurrents me parlent de mon blog (ça encourage!), il est vrai que les masters sont ici en force. Peut-être que les organisateurs devraient faire un podium scratch afin de faire ressortir le classement de la course, ainsi que des podiums masters 30, masters 40, masters 50...car cette catégorie est ultra-majoritaire dans ce  genre d'épreuve. Mais je ne suis pas certain que les classements soient l'objectif premier de ce genre de rassemblement. Tiens, voilà un mot qui sied vraiment à l'esprit de l'épreuve, loin, très loin des tracés aseptisés, peut-être plus "nature" que la mythique Transvésubienne (un peu moins dure aussi et c'est très bien comme cela!).
















Je reparlerai de la Granit Montana. Pour aujourd'hui ce sera tout...Quand même deux petites photos pour finir:








Après 7h de voiture, arrivée à St-Sylvestre...La vache ça va être bien!









 








Ca c'est du fléchage! Chaque montée et chaque descente portaient un nom...








A bientôt pour d'autres mots et photos, pour l'instant j'ai besoin de dormir!




Imprimer cet article Imprimer cet article