Méribel…et pas belle.

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"Il faut graver ses bons souvenirs sur la pierre et écrire les mauvais sur le sable"...Voici un proverbe qui sied à ce week-end. Belle  course et semaine savoyarde dont je me souviendrai, accidents et souffrances qu'il faudra oublier.


Si l'on s'accorde sur le fait qu'il faut garder le meilleur pour la fin, commençons par ce qui fâche.


Vendredi, je monte à Méribel avec ma femme (Lolo) et mon petit Jules. Je repère le parcours...crevaison au bout de 5 minutes! Une roue arrière avec laquelle j'étais d'ailleurs en galère depuis le début de la semaine, tant réaliser un montage no tubes sur une  jante ZTR Crest relève de la gageure. Ce sont mes roues d'entraînement, j'ai fini par mettre une chambre...qui a pincé dès ma première accélération en descente! De quoi se mettre en confiance avant la course...


Dès le début de mon repérage j'apprends que Valentin Clément, descendeur de mon team (Haute-Marne VTT) a chuté aux recos du four-cross et a été évacué en hélicoptère. Bigre! "D'heurt en heure" les nouvelles ne seront pas bonnes du tout : double fracture cheville + tibia, il est parti de travers sur une double bosse, a voulu poser un pied dans la pente en amont pour se récupérer, a senti une vive douleur en chutant, et s'est écrasé au sol lorsqu'il a tenté de repose le pied. Le tibia qui dépasse (!), des cris de douleur, injection de morphine, réduction de la fracture sur place par un médecin de station (donc habitué à ce genre d'accident surtout en hiver) et Valentin qui fait un baptême d'hélico dont il ne garde pas de souvenir, morphine oblige. Gros coup au moral, avec les responsables du Team Haute-Marne on enchaîne les coups de fil, le samedi avec Lolo on arrive à voir Valentin finalement opéré à l'hôpital d'Albertville. Maintenant que c'est fait on peut parler de la suite, la rééducation, les étapes à respecter, il retrouve parfois un début de sourire. Son accident survient à un très mauvais moment : il devait passer le BF1 la semaine suivante, flécher une bonne partie des randos qu'on organise le 02 septembre en parallèle aux Descentes du Vallage (rens : 03 25 94 20 32), tracer la descente (et pourquoi pas la gagner!) en attendant la rentrée scolaire...Mais un accident peut-il, par définition, survenir à un bon moment?


Ca c'est pour la première grosse tuile du week-end. Dès le début de semaine, Lolo a fort mal à une dent : de médecin en médecin elle récupère des ordonnances pour des antidouleurs de plus en plus costauds...qui ne font pas effet! Elle ne dort pas des nuits du vendredi et du samedi. Cerise sur le gâteau, les montées en altitude augmentent la douleur du fait de la dépressurisation autour de l'abcès (car c'est d'un abcès dont il s'agit). Le dimanche matin, elle est déconfite. Je fais ma course et la retrouve en larmes à l'arrivée! On appelle le 15, il y a un dentiste d'urgence à...Chambéry à partir de 16h! En attendant Hervé Serpier (médecin parent de vététiste) lui fait une ordonnance pour un autre médicament qui n'aura pas raison de la douleur. Il nous informe d'ailleurs qu'à part percer et vider l'abcès, rien ne la calmera vraiment.


De mon côté, à force de courir à droite à gauche après ma course pour parer à l'infortune de Lolo, je suis à la limite de l'hypoglycémie! Car je viens de faire ma course. J'avise un Spar où j'achète un peu de tout (yaourts, fruits, carottes, tomates, fromage, jambon, pain) et on attaque ça assis sur un trottoir! Je peux vous dire que quand on a vraiment faim c'est aussi bon qu'à table!


Et ma course me direz-vous? Là on passe aux bonnes choses de cette semaine. Départ prudent, premier tour sans avoir l'impression de "taper dedans" (je me méfie de la traîtresse altitude!), second tour à la lutte pour la seconde place en plus de 40 ans et pour la 7 à 10ème place scratch (très serré tout ça...), dans les superbes et sévères enfilades techniques je termine par une superbe bataille avec  Yohann Piguet et Alex Munoz, qui terminent 7ème et 8ème 5 secondes devant moi! J'ai fait un 3ème tour rapide, je pense que j'aurais pu prendre un peu plus de risques en milieu de course, mais avec des si...Note positive : au début du 3ème tour, Christophe Pourrat était revenu à moins de 30 secondes de moi mais je lui  ai repris du temps. Au final je suis 9ème scratch, 3ème masters 40 (à 49 ans), et 2ème masters 40 au général de la coupe de France. Still alive, comme les Stones!


L'autre point positif c'est la semaine qu'on a passée dans la maison des amis Sevessand qui cherchaient quelqu'un pour nourrir leurs poules pendant qu'ils partaient en vacances! Jules a adoré (moi aussi!), la canicule aidant, après mon entraînement matinal on montait à pied à un lac d'altitude où on se baignait...record au lac des fées, à 2000m, dans une eau à 10-12°, ce fut bref! Le soir on retrouvait cette bâtisse aux poutres mises au carré à la hache (impressionnant!), Jules jouait au Monopoly "Haute-Savoie" avec maman jusque minuit (la canicule n'aide pas à se coucher) et on allait pisser contre la montagne le  temps de regarder les étoiles...


Ce compte rendu s'arrête là car j'ai "trop" de choses à faire, notamment la traduction de mon livre VTT Rouler plus vite en anglais, j'ai commencé il y a deux semaines, j'en suis à la page 29, il y a 430 pages et je veux terminer avant août 2013. Un gros projet qui me motive terriblement.


Prochain grand rendez-vous : championnats du monde 45-49 ans au Brésil le 15 septembre!

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