Brazil…Le XR est champion du monde !

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Avant d’entrer dans le vif du récit je tiens à  remercier le Conseil général de la Haute-Marne, L’Union Cycliste Joinville Vallage, le Comité de Haute-Marne FFC, l’Office Municipal des Sports de la ville de Joinville et la commune de Thonnance qui ont, par leurs contributions, allégé la charge financière de ce lointain championnat.




Je remercie également vivement le Principal du collège La Noue qui m’a autorisé à prendre quelques jours de congé pour participer à cette compétition. J’espère que les élèves ne me tiendront pas rigueur de mon absence…ça c’est pour l’humour !












Inutile de vous raconter le voyage, ça fait trois ans que c’est le même, même numéro de vol, même étonnement des préposés d’aéroport devant nos imposantes housses à vélo, même nonchalance heureuse des Brésiliens chargés des bagages hors format, même ignorance générale de l’anglais (et de notre côté, ignorance du portugais, espagnol ou brésilien parlés au Brésil), même arrivée dans un monde où seins et fesses semblent avoir été gonflés à l'hélium (malheureusement, le reste du corps aussi, de plus en plus, le Brésil enfle comme la plupart des pays émergents…).




Même voyage donc…quoique ! Cette année on était cinq à faire les déplacements ensemble. À 49 ans je suis le plus jeune (ça ne durera pas, je sais). Patrick Balthazard a 51 ans et courra avec Jean Malot, 52 ans, largement « distancé » par Patrick « inusable » Jupillat, 65 ans, et encore plus par Guy Durand, 69 ans. Impressionnant d’une certaine manière, presque « stonien »…








Samedi 8 septembre: Un truc de brutes!





Comme souvent aussi, malgré les affres d’une nuit en avion, on ne se sent pas si mal le premier jour où, après avoir remonté les vélos dans les couloirs de l’hôtel et mangé un filet de lingue à se pâmer, on va immédiatement découvrir le circuit afin d’une part de satisfaire notre curiosité (on est là pour ça quand même) et aussi pour éviter de faire une sieste qui nous garantirait presque une nuit blanche ensuite, merci le décalage horaire (5 heures).




Il faut bien admettre qu’on est décontenancés (pour rester poli) par le circuit qui s’offre à nos pneus. C’est le même style qu’il y a deux ans, en plus dur !...et encore moins technique ! ça débute par 110m de dénivelé à 15% de moyenne (passage à 23…) sur route puis chemin large – lisse, puis une mini-descente sans intérêt, puis une remontée hyper-raide de 40m et 15 m de dénivelé (je la ferai 4 fois sur 5 à vélo en course), puis « montée chemin large – lisse » à 15% de moyenne pour encore 15m de dénivelé, puis descente à peu près sans intérêt si ce n’est de nous remettre au pied d’une bosse immonde où, malgré le chemin large et lisse je monte sur 24-36 (en 29’’) ! avant une enfilade de trois raidards, le tout pour environ 100m de dénivelé de plus, avant une descente de 150m de dénivelé d’une traite, assez peu technique. Snif.




Bilan : super dur, pas un mètre de plat ( !), 240m de montée en 4km, et pas une seule difficulté technique en montée (que du lisse). Un truc de brute. L'altimètre du Polar s'affole.




Cela ne nous empêche pas d’apprécier un bon repas le soir, on est accueillis à bras ouverts, ça fait trois ans qu’on vient, on commence à être connus, les tenanciers de restos – cantines nous demandent comment on dit t elle et telle chose en français, tout cela est très sympa.




Entre le repérage et le repas du soir je me suis infusé une demi-heure d’étirements et renforcement musculaire, accompagné par Christian Jupillat qui trouve que ça lui fait beaucoup de bien.








Dimanche 9 septembre : révision par morceaux





Comme prévu, la nuit est moyenne : dodo à poings fermés de 21h30 à 3h30, puis alternance réveils – endormissements…la routine du recalage horaire. À 7h pétantes on fait l‘ouverture du petit déj.




Le dimanche matin on va voir la course « pré-championnat » organisée cette année. Elle mixe les catégories d’âge, on regarde les coureurs passer en descente, ça va de l’ami Argentin qui descend comme une balle en faisant pouet-pouet avec sa sonnette, jusqu’à des concurrents en grosse délicatesse (voire contact !) avec les pentes raides…




À midi on se régale à nouveau de grosses crevettes grillées chez « Ciao dos Peixe » (je traduirais bien par « Le Bonjour des Poissons ») avant de m’endormir un peu à la sieste.




L’après-midi on retourne sur le circuit, je tente 6 à 8 fois la montée la plus raide, butant une fois à un mètre du sommet. Ensuite je me sens assez fatigué, comme si ces tentatives de 10 à 45’’ m’avaient vidé. On révise la descente section par section, surtout pour Christian Jupillat qui ainsi prend une grosse confiance. On rentre au bercail alors que de son côté il refait un tour pour mettre en application ce que je viens de lui montrer. Increvable !




De mon côté je me sens plutôt fatigué en cette fin de journée, je commence d’ailleurs à avoir l’habitude de ces arrivées où on se sent « correct » malgré l’avion, puis des lendemains plus durs, un peu comme en altitude malgré le fait qu’ici la mer jouxte le site de la course. D’habitude je prends un gros coup de fatigue vers le 3 – 4ème jour puis fais une grosse nuit et commence vraiment à être opérationnel. Attendre, donc.








Lundi 10 septembre : rythme course + repérage descente





La nuit qui suit est un peu plus longue : réveil à 4h04 puis nouvel endormissement assez rapide jusque vers 6h30.




Vu la raideur des côtes, je décide de remonter ma selle de 3mm mais d’incliner un peu le bec vers le bas. Je l’avais déjà fait pour Pra-loup 2007, le circuit de Balneario Camboriu est encore plus raide alors pas d’hésitation. Ainsi je suis mieux calé en montée.




Sur le circuit on effectue un tour rapide en 16’40 pour moi, puis un tour plus cool avec un Argentin sympa qui descend vite, nous montre quelques trajectoires mais pas tant que cela finalement.




On mange du poisson en bord de mer avant de revenir à l’hôtel vent dans le dos sur le bitume, exactement comme si on faisait dix minutes de récup sur home-trainer !




Après-midi sieste puis quart d’heure d’étirements avec Christan Jupillat, suivi de 15’ de sauna…La routine à part un gros orage qui éclate pendant ce temps-là. Comme pendant tout le séjour, je comble mes moments de liberté par la traduction en anglais de mon livre VTT Rouler plus vite. J’ai déjà un acheteur dans cette version, « l’ami argentin qui descend vite » !








Mardi 11 septembre : 3 tours et 5 minutes de carnaval…





Bonne nuit ! Un petit réveil à 3h50 puis c’est reparti jusque 6h30. On décide de partir rouler un peu plus tôt (9h30) car le ciel est bien bleu le matin et peut-être que cela ne durera pas. Mais à l’heure dite les copains ne sont pas là, un quart d’heure plus tard non plus…Je pars seul et enchaîne trois tours assez boueux du fait de l’orage de la veille. Ça va moins vite mais ça m’amuse plus. Premier tour en 21’58, 2ème un peu plus vite, 3ème en 19’40. Dans le deuxième je me fais une frayeur : trois Italiens sont arrêtés dans une descente pourtant sans difficulté, l’un d’eux est en travers, j’arrive à bonne vitesse, je crie, il bouge son vélo…Je tape sa roue arrière avec ma jambe droite et me fait une entaille sous le genou droit ! Mais pas grave. C’est le moment de penser à Julie Bresset et son titre olympique alors qu’elle était blessée.




À midi on mange plus léger que la veille (ça devrait s’alléger un peu jusqu’au championnat) puis je rentre tranquille à l’hôtel pour la routine lessive – friction gant de crin + eau de Cologne + massage – traduction – sieste – étirements – sauna. De quoi passer l’après-midi.




Après quatre jours au Brésil je n’ai toujours pas pris une photo. Faut dire qu’en gros que c’est du copier coller de l’année dernière. Je connais.




L’après-midi je prends une photo ! Vers 16h on va au bord de la mer, je prends une photo…pour un groupe de Brésiliens ! Les copains se chargent des photos « perso » alors qu’avec Patrick Balthazard on pique une petite tête dans la mer qui doit être à 22-23° (on sort de l’hiver… !). Mis en condition par ce préambule, on se jette dans la piscine de l’hôtel qui doit être à 35° !!! Pas besoin de sauna ce soir finalement. Mais les étirements, si. Avec le groupe j’anime une séance de quarante minutes, bref




une bonne séance bien dodue




après laquelle on est détendus




(et hop la rime…)




Pour le repas du soir on rejoint notre « cantine » habituelle où, surprise, il y a une animation prévue pour un bus de personnes âges (on sympathisera avec certaines), vers 20h30 deux filles noires « très bien personnalisées » font irruption dans la salle au son de musiques brésiliennes…Elles sont vêtues de…très peu de choses ! Quelques plumes, string et soutien-gorge réalisés un jour de grève…On n‘a pas nos appareils photo, m… ! Je file à l’hôtel le récupérer et, échauffé par mon mini-footing, en rentrant me place directement au côté des filles en train de danser. Visiblement elles sont habituées, m’attrapent pour quelques pas de danse en me collant contre leurs fesses …Quel professionnalisme !




Bref, un bon moment.




Reste à dormir. J’y parviens, quand même…une nuit bien noire, en quelque sorte…




Des fruits du Brésil...








D'autres fruits du Brésil...mangez des fruits!








Mercredi 12 septembre : 4 tours, frayeur, pasta




Le mercredi je me sens un peu las au réveil (n’y voyez pas de rapport avec la veille au soir, faut pas exagérer), néanmoins je pars pour 4 tours de repérage (le même nombre que j’aurai en course ? On verra). Échauffement puis premier tour rapide, second plus calme mais avec de la force et descentes rapides, 3ème en souplesse, 4ème en vélocité qui me permet de me rendre compte que c’est peut-être l’option à privilégier sur ce tracé « inhumain de raideur ». Après avoir fini de rouler il faut une demi-heure pour arrêter de suer…Magie de l’humidité de l’air brésilien.




On discute avec Maxime Chaya, Libao – franco – canadien, excusez du peu, un gars un peu hors normes qui a gravi les plus hauts sommets de chaque continent, Everest compris, ainsi qu’atteint les deux pôles…et en a écrit un livre The three poles. On arrive à la conclusion que chacun a son Everest à gravir, et on a tous les deux la sensation que notre plus bel accomplissement est la rédaction de notre livre. Il me dit qu’un proverbe dit qu’on a réussi sa vie si on a fait un enfant, planté un arbre et écrit un livre. Ainsi donc j’aurais réussi ma vie ? Je suppose que cette maxime provient d’une « religion du livre » justement.




L’après-midi je comate un peu, change mon pneu arrière (Python Tubeless Ready) de sens afin qu’il soit plus roulant, bricole quelques trucs et découvre que ma manette gauche de dérailleur a du jeu. Pour la resserrer je dois désolidariser la gâchette du levier de frein…Pas moyen de la remettre, la vis est foirée ! Cet incident va m’occuper une bonne heure, la solution viendra d’une autre vis, plus longue, avec rondelle…à la fin c’est serré fort et ça ne bouge plus, je ne touche plus à rien !




Afin de me réhydrater après ma sortie « dégoulinante » du matin je bois 2 litres d’eau dans l’après-midi.




Le soir nous avons droit à une pasta party bien sympathique. L’ami argentin Nestor est venu avec ses enfants, j’ai une pensée pour mon petit Jules qui serait heureux ici…mais qui est heureux partout (comme dirait Keith Richards ‘’It’s good to be here and it’s good to be anywhere’’).








Jeudi 13 septembre : récup maxi

Il faut maintenant faire un maximum de jus (qui coulera le long du maillot pendant la course…). Le matin, après un petit déjeuner allégé, je fais 30’ de culture physique et étirements variés. Puis un petit tour en ville avant de manger nettement plus léger que les jours précédents (une seule assiette avec beaucoup de crudités, du riz et du poisson en petite quantité, et 50g de mousse au chocolat).




Je débute l’après-midi par une sieste où je somnole un peu, puis effectue quelques réglages fins de fourche et de disques de freins sur mon Lapierre XR, après quoi je me rase les jambes puis retourne au bord (et seulement au bord) de la piscine pour 35’ de mouvements de culture physique et d’étirements assez variés. Plus le temps passe, plus je me sens maître de ce que je fais et orienté vers le but, non dépendant du contexte ambiant saturé de loisirs nonchalants, bref j’entre dans ma bulle.




Pendant mes étirements, à l’autre bord de la piscine, deux filles en maillot de bain pianotent sur Internet, mangent des « cahuètes » et boivent un truc visiblement sucré et alcoolisé. Leurs corps, malheureusement, en portent les effets, de manière d’autant plus flagrante qu’on voit nettement qu’elles pourraient être (très) bien faites. Ainsi va le Brésil, qui enfle à mesure qu’il s’enrichit (une partie de la population reste très maigre, un peu plus loin, dans les favelas…). Pendant quelques instants je me sens comme un extra-terrestre…Nos trajectoires respectives ne se rencontreront pas.




Je bois entre 2 et 3 litres d’eau dans la journée. À 17h j’ai déjà faim. Mais il faut savoir ce que l’on veut.




Je peaufine ma monte pneumatique : 2 Pythons Tubeless Ready, celui de l'arrière monté pour favoriser le roulage. Pression moyenne car les côtes très raides peuvent glisser au moindre "faux pas" en traction.




Je vais ensuite flâner dans les rues sur mon vtt, le trafic est dense, c’est la sortie du travail, mais tout reste calme. Brazil…Je m’attarde devant un jeu de boules version brésilienne, lui aussi beaucoup plus calme que la version française, à la fois dans les propos des joueurs et le dynamisme des lancers. Coooool…








Vendredi 14 septembre: voir les autres courir...et gagner!

Bonne nuit (j’ai dû mettre deux secondes à m’endormir…), après quoi j’emmène dans ma roue Christian Jupillat et Guy Durand vers le site de départ. On leur fait l’assistance, en 65 – 69 ans, Christian met la concurrence loin, très loin, battant même les 60 ans. Mais le plus heureux est certainement Guy Durand qui, bien stressé depuis la veille, vient prendre une 3ème place qui lui permet de monter sur « la caisse » ! Tout heureux (et on le comprend !), il lisse le cuissard et remonte le col du maillot à fond avant de prendre quelques profondes inspirations qui lui permettent de mieux supporter ce moment d’intense émotion que sera pour lui le podium et la marseillaise. Son émotion m’émeut !


À midi je prends un repas léger avant d’enchaîner frictions eau de Cologne + gant de crin – automassage et sieste avec léger endormissement. La lecture de Comme un roman de Daniel Pennac me permet de passer une heure de plus allongé. Ensuite je prépare mes affaires de course avant de faire une demi-heure d’étirements.




Samedi 15 septembre: champion du monde!

Assez bonne nuit! Je dors comme un bébé de 22h à 4h18, puis en pointillés. Commencerais-je à m'habituer aux championnats du monde?




Je déjeune de 7h à 7h30 après quoi reste une heure trente "pas marrante" : les copains ont quitté l'hôtel pour la course et l'assistance des 50-54 ans, je suis seul...Je bosse une dernière fois la traduction de VTT Rouler plus vite, termine Comme un roman de Pennac et pars en direction du circuit (à 9km de l'hôtel par la route) à vtt avec sac sur le dos vers 9h20. Arrivé là-bas je vois la fin de course de Jean Malot qui remporte son 2ème sacre chez les 50-54 ans et me dit que maintenant je suis "obligé" de gagner moi aussi!




Je fais 5 fois le pied de la côte de départ au sprint pour finir de monter en température, donne les consignes de ravitaillement, rejoins la ligne de départ, suis appelé en premier (champion du monde sortant, j'ai un beau N°1 devant...).




Je pars prudemment, dans la roue du premier puis 5ème dans la côte alors que le Colombien Saavedra fait un départ canon, suivi du Vénézuelien Rodriguez et de l'Italien Pendini. Je ne suis "que" 4ème mais ne veut surtout pas me mettre en surrégime.  Mon objectif est de basculer en tête avant la longue descente qui mène à l'arrivée. Au sommet de la première côte j'ai rès de 30'' de retard! Mais je passe la bosse "hyper-raide" à vélo, me rapproche...puis reprend 5'' de retard de plus, devant enlever un bout de branche dans la cassette! La première vrais descente me permet de revenir à 10". Dans le "mur" à 25% je me rapproche mètre par mètre. Dans les deux derniers "coups de cul" je passe 3ème, puis 2ème...puis l'Italien Pendini a du mal à se "laisser faire", je sprinte pour entrer en tête dans la longue descente, ça passe dans les derniers mètres! Nickel. En bas j'ai 20" d'avance et c'est le Colombien Saavedra qui redevient le plus menaçant.




S'engage alors un superbe mano a mano. Il grimpe comme moi, je descends plus vite. Les quatre premiers tours je passe le "talus super-raide" à vtt, pas les autres, je creuse l'écart seconde après seconde...Mais dans le 4ème tour c'est tellement dur (avec une chaleur terriblement humide et oppressante) que je "m'endors" un peu sur le vtt...Le colombien revient à moins de 30"! Il est encouragé à fond par les Américains du sud, la course est relancée!




Il faut faire très attention à un coureur qui se rapproche, psychologiquement il devient très fort. Je décide donc de faire la 4ème descente au taquet. En bas je l'ai repoussé à près d'une minute en arrachant quelques "Oh!" de spectateurs sur certains passages où j'attaque vraiment, ce que le XR permet d'ailleurs!




A l'entame de la dernière côte je respire un grand coup avant de la gravir tout en accélération progressive. A la limite des crampes je décide sagement de franchir le talus hyper-raide à pied. Ca me fait un peu récupérer et je relance mieux au sommet. Puis avant dernière descente à bloc, dernière montée "à bloc à bloc", je me retourne...Personne! Je lève un poing de soulagement, fais la dernière descente franchement doucement en savourant et en ajoutant quelques dérapages près des spectateurs qui m'encouragent. Je peux passer la ligne très très content car je viens de gagner sur un tracé qui ne m'avantageait pas.




Enfin pouvoir se relâcher !


1er Stéphan (Fr) 1h2645




2ème Saavedra (Col) 1h27 28




3ème Rodriguez (Vén) 1h30 07




4ème Pendini 1h31 (Ita) 22




5ème Ballerini 1h31 30 (Ita)




A ce moment-là j'aurais préféré me reposer!






Encore en bleu-blanc-rouge, bientôt en arc-en-ciel...






Dernière ascension, la plus facile!


La course après la course

Dès l'arrivée se tendent les micros et stylos, appareils photo, une vraie belle ambiance, tout le monde veut être pris en photo avec "el campeone del mondo" (ou quelque chose comme ça), mais je reviens vite vers mon Lapierre XR que je dois démonter afin de le ranger dans la housse pour l'avion que je prends à 19h50 à Florianopolis. Les copains me donnent un coup de main, on en fait trois quarts avant le podium et la Marseillaise.




Le XR enfin rangé, on se "pose" enfin à une terrasse de resto pour un morceau de langouste bien mérité!




Puis voiture - aéroport - 13h d'avion - trop mal aux jambes - nuit de m... - Roissy dimanche à 15h30 - des policiers partout (je le suis demandé si Vigipirate était renforcé, si une menace nouvelle planait en France) - navette - Thonnance à 20h10 - boulot lundi matin...Ca calme!




A l'heure de terminer ce compte rendu (lundi vers 19h), je suis dans un état assez lamentable, mais c'est provisoire et je ne vais quand même pas me plaindre!




Bref, beaucoup d'efforts récompensés, et merci à vous lecteurs d'avoir fait l'effort de me lire.








Post-scriptum: Entraînements Balneario:

Samedi 8 sept: 1h35 vtt XR I 2, 535m montée, premier repérage (hyper physique ! 2 tours) + 30’ PPG – TB étirements.




Dimanche 9 septembre 2012 :




Matin 1h20 avec force côtes assise + repérage descente, long arrêt pour regarder course « pré-championnats du monde masters » et voir trajectoires des coureurs en descente. I2, 350m montée. 1 tour




Après-midi : 6 – 8 tentatives dans la monté la + raide (une fois arrivé à 1 du haut), puis repérage descente section par section, à la fin je me sens « mort ». I1,8 ; 410m montée. 1 tour.




Lundi 10 septembre 2012 :




 1h40 I3 puis I2, 1 tour vite en 16’40, sensations pas terribles, puis un tour + cool, puis retour hôtel cool sauf 10’ rythme souple bord de mer genre « home-trainer ». 585m montée. 2 tours.




+ 15’ étirements + 15’ sauna avec douche froide.




Mardi 11 septembre 2012 :




1h50 repérage 3 tours I2 puis I 2,3 puis I 2,5 (21’58  1er tour...19’40 3ème tour), mouillé des pluies de la veille. 960m montée, moyenne I 2,2.




5’ natation en mer.




40’ étirements poussés.




Mercredi 12 septembre 2012 :




2h07 repérage 4 tours : 1er rythme proche de course (17’10), 2ème cool mais force dans 1ère côte et descentes vite (20’53), 3ème en souplesse descente finale vite (20,38), 4ème vélocité maxi, je tente et passe le coup de cul super raide du début de circuit, dernière côte + descente vite (19’28). 1100m montée, I 2,5.




15’ étirements poussés.




Jeudi 13 septembre 2012




Matin 30’ PPG variée – 15’ vtt en baskets cool dans les rues




Pouls 47 à 16h20




Après-midi 35’ PPG et étirements TB qualité




30’ vtt en baskets cool dans les rues




Pouls 46 à 18h14, pouls 44 à 19h45




Vendredi 14 septembre 2012




1h vtt sur route en 2 X pour aller assister Jupillat – Durand.




Friction gant de crin – eau de Cologne – massage – sieste




30’ étirements en fin d’après-midi.








Vive les championnats du monde masters, à 2013 à Pietermaritzburg!


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