Astuces techniques de championnats…

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Voici avec un peu de retard quelques astuces matérielles qui m'ont permis de prendre un peu d'avance aux championnats de France et du monde 2012...


Mondiaux : côtes et chaleur humide

Les championnats du monde au Brésil étaient hyper-pentus (240m de montée par boucle de 4km!) et se déroulaient sous une chaleur très humide (il faisait soleil mais moi je ruisselais). Par ailleurs ils étaient peu techniques. Du coup j'ai légèrement remonté ma selle (3mm) dont j'ai légèrement abaissé le bec. Ainsi l'arrière était un peu plus haut et j'y étais mieux "calé" dans les ascensions très raides.


J'ai aussi monté mon Python de la roue arrière "à l'envers", afin qu'il accroche au freinage mais le moins possible en traction. Priorité totale au roulement donc (comme je le fais par exemple dans le sud sur terrain sec mais jamais chez moi car c'est terreux, il faut de l'accroche en traction). Résultat impeccable.


J'ai encore légèrement durci ma fourche puisqu'il y avait un maximum de montées et une descente assez peu technique. Mais je précise légèrement, car je n'apprécie jamais d'avoir une fourche qui travaille "mal".


Championnats de France: plus de confort...

Aux championnats de France j'ai découvert un tracé à l'opposé de celui des Mondiaux : 120m de montée en 6km! Jamais vu quelque chose d'aussi "plat"...Mais amusant! La veille de la course, après un tour de repérage j'ai trouvé que je manquais de confort à l'avant dans les nombreux singletracks légèrement cassants (et appelés à sécher donc à être un peu plus cassants le lendemain, jour de la course). J'ai donc d'une part retiré tout le "brain" de ma Fox 100mm Terra Logic, d'autre part je l'ai un peu dégonflée. Le second tour de repérage fut beaucoup plus plaisant! Option validée.


Mondiaux et France : ajustements de pression

Tant aux championnats du monde que de France, je me suis rendu au départ en parcourant une dizaine de kilomètres sur mon XR sur le bitume, sous le soleil...Cela chauffe les roues et augmente la pression dans les pneus. Je l'ai constaté sur la ligne de départ des championnats du monde, j'ai alors retiré un peu d'air dans les deux pneus à trois minutes du départ. Aux championnats de France je m'en suis rendu compte en arrivant sur le site et ai pu effectuer la même opération mais avec ma pompe à manomètre, ce qui peut éviter de se tromper dans les sensations. Mes pneus avaient pris 400g de pression à l'échauffement sur bitume (de 1,8 à 2,2 bars), ce n'est pas rien! Or particulièrement aux championnats de France il fallait un train roulant confortable, donc de la souplesse dans les pneus, donc ne pas trop gonfler.


Adaptations non retenues:

Au championnat du monde notre ami Argentin Nestor gonflait "normalement" à l'avant mais fort à l'arrière afin de rouler plus vite dans les montées à sol majoritairement dur et lisse. J'ai tenté cette adaptation, elle ne m'a pas convaincu. En effet, même en descente peu cassante je trouvais mon XR plus instable et plus dangereux. Je n'ai pas retenu cette option.


Au final, un peu à l'image de l'entraînement et comme je l'explique dans VTT Rouler plus vite, il existe quelques grands principes auxquels on ne doit jamais déroger, mais à l'intérieur de ces principes il faut savoir procéder à des ajustements en fonction d'un contexte local. Or à l'évidence une "course de côtes larges" au Brésil et un "enchaînement de singletracks étroits et plats" dans le centre de la France, ce n'est pas la même chose. En revanche à l'arrivée ce fut la même conclusion: un beau maillot!

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