Battu!

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Hier je n'ai pas obtenu mon 10ème titre de  champion de France masters vtt et en 1h22' 25'' je n'ai pas eu le temps de me rendre compte de ce qui m'est arrivé.




En effet, tout est allé très vite. Le plus vite possible en fait, comme dans toutes les courses! Mais dès le départ j'ai senti que je roulais "au rupteur", comme en altitude alors qu'à l'Espérou on évoluait entre 1300 et 1400m, ce qui n'est pas non plus la fin du monde.




Voici le classement de ce championnat de France (merci www.ffc.fr) : Championnats de France masters vtt XC Résultats H50 . On remarque que les huit premiers se tiennent en trois minutes et les trois premiers en...5 secondes! D'habitude je suis quelques minutes devant ces adversaires, mais hier rien n'était comme "d'habitude". C'est aussi ce qui fait la beauté du sport où rien n'est jamais écrit à l'avance. Aspect que je soulignais d'ailleurs avant le départ lorsque le speaker m'a tendu le micro. Je fais remarque que lors de la manche d'ouverture de coupe de France de St-Raphaël Jean-Claude Blaise avait terminé à seulement 20 secondes de moi et qu'il aurait pu tout aussi bien terminer 20 secondes devant.




Mais le danger n'est pas venu de Jean-Claude cette fois (quoique 5ème à 1'41 il a fait une belle course). Dès le premier kilomètre, alors que j'avais l'intention de faire tout à bloc et seul devant si possible, Hervé Prudhomme place une accélération à laquelle il m'est bien difficile de répondre. Il me faut plusieurs minutes pour revenir dans sa roue. On s'isole en tête. En descente je sens que je peux aller plus vite, il finit par s'écarter pour me laisser passer, je le remercie, pense que je vais le lâcher mais pas du tout, après avoir perdu 50m il revient dans ma roue et je sens alors que "ça" ne veut pas accélérer. Surtout en côte où je me sens très limité.




Je parviens néanmoins à creuser un petit écart et boucle la première...boucle avec environ 15 secondes d'avance. Un bien maigre matelas! D'ailleurs vite crevé par Hervé qui revient sur moi là où il avait accéléré au premier tour. Il me dit "Faut pas qu'on s'endorme, ça revient derrière"...Je n'y comprends rien car je ne suis pas habitué à voir les coureurs de 50 ans revenir sur moi! Je repasse Hervé et retente la même chose qu'au premier tour. Je le lâche un peu mais il va revenir seconde pas seconde, jusqu'à revenir dans ma roue à 800m de la ligne. Il m'attaque alors dans la toute dernière montée, me met 30 mètres, je reviens à 10...La ligne est passée, bravo Hervé (que je félicite dès la ligne franchie)! Le 3ème, Dominique Azam, est à 7" du vainqueur!




La déception est vite digérée car cela fait longtemps que je pense autant au plaisir de découvrir, partager...que d'épaissir un palmarès. Ce qui ne m'empêche pas de me donner à fond en course. Je vais néanmoins réfléchir à ce qui a fait que j'étais sans jambes ce 30 juin. Car l'an prochain le championnat aura lieu au même endroit ou presque (Camprieux, à 8km de l'Espérou).




Un joli paquet de quinquas!






La vie est belle avant le départ...






Un moteur qui ne veut pas chauffer...






J'y étais presque!






Une Marseillaise collective...Bien vu.




Je termine par quelques brèves réflexions sur le championnat de France masters vtt. Depuis quelques années on est frustrés de ne plus participer à la fête du championnat de France "toutes catégories", on se sent un peu mis à l'écart entre masters, on en parle souvent entre nous. Néanmoins ceux qui ont la gentillesse d'accueillir le championnat de France masters font leur possible pour nous offrir un week-end sympa. Ce fut le cas  à l'Espérou, avec un parcours qui a ravi tout le monde (amélioration possible: créer quelques passages plus techniques avec échappatoire plus facile et un peu plus longue pour les pilotes moins habiles, c'est parfait pour permettre à tous les niveaux de cohabiter sans obliger certains à passer à pied), un ravito sympa à l'arrivée, des organisateurs à l'écoute (cette année ils avaient voulu mélanger la course habituelle et le championnat de France, cela a créé quelques difficultés pour de forts coureurs partant de derrière, mais à l'arrivée les meilleurs sont devant, la logique sportive est sauve).




Connaissant les vicissitudes du travail d'organisateur, je leur dis avant tout MERCI et (sauf si mon genou droit se dégrade encore...) à l'année prochaine!


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