De Bar sur Aube aux mots d’un soir…

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J'avais rédigé cet article le 29 juillet...et oublié de le publier! Le voici donc:

Vendredi dernier j'ai fait la nocturne de Bar sur Aube, l'occasion de me rappeler que quand on roule  très peu sur route et encore moins sur du plat on éprouve beaucoup de difficultés dans une des nocturnes les plus rapides de France (3 pros au départ dont le vainqueur: Drujon). Ca s'est couru à 46 à l'heure. J'ai tenu 50 minutes avant de "péter", je faisais l'élastique depuis...le départ!


Après mon lâchage j'ai continué à rouler avec mon copain de club Vincent Matz, puis avec un autre lâché qui envoyait pas mal...Après la course j'ai encore fait un tour en récup avant d'arrêter le Polar qui indiquait encore 41,4 de moyenne.


Malgré le fait de ne pas être au niveau je me suis quand même fait plaisir. C'est rare de faire une nocturne avec plusieurs rangées de spectateurs.



J'ai ensuite passé le week-end sans faire de vélo, accompagnant mon petit Jules au triathlon de Gray qu'il a couru sous une pluie battante. En rentrant on a découvert Joinville frappé par un terrible coup de vent qui a abattu un chapiteau, fait de nombreux blessés dont un très grave...Un oncle de ma femme. Le malheur frappe n'importe où n'importe quand.



Les chaudes soirées de juillet m'ont aussi inspiré quelques mots à la nuit tombante, comme ce poème écrit au calme de vingt-trois heures:



J'aime écrire avec ce stylo

Sa pointe dessine de jolis mots

Au bout de mes doigts, agitée

Elle donne contour à mes idées

  

Quand me saisis l'urgence d'écrire

Rien je crois bien ne serait pire

Que de laisser Monsieur Stylo

Croupir à plat ou bille en haut

  

Alors j'agite ce réservoir

Trace des courbes à l'encre noire

Je tente des a des i des o

J'imagine quantités de mots

  

J'en couche un peu sur le papier

Laisse les autres en mes idées

Un autre jour elles retomberont

En phrases écrites et ponctuées

  

...En attendant poème plus long

Stylo retrouve son capuchon.

  

  

Et cet autre poème inspiré par une rude bataille contre des branches de cyprès qui avaient pris pas mal de hauteur depuis quelques années:


Aux lumières décroissantes du jour finissant

J'élaguais des cyprès

Ces branches qui mouraient sous mes assauts pressants

Jamais vues de si près

  

De si près cette Nature au vert envahissant

Pensai-je en me hissant

Au sommet des cyprès si loin du firmament

Pas tant finalement

  

Le soir en me couchant je rêvais repensant

Aux cyprès provisoires

Aux étoiles scintillantes qu'allumait le couchant

Magnifiques dans le noir

  

La Vie mélange tout, durable et provisoire

Et pour combien de temps?

Branches tombées tronc perché maintenant comme avant

Cyprès attend de voir

  

Il en aura le temps, car les branches coupées

Pourriront à ses pieds

Lui fournissant de quoi, quand viendra le printemps

prendre un nouvel élan.

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