Un prétexte…

Article publié dans la rubrique Jeunes, éducateurs, Non classé

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Hier matin je fais une séance de muscu ; hier après-midi je prends mon vélo de route et tourne les jambes (1h37). Entre Brouthières et Germay je remarque de jolies congères qui se sont formées samedi soir pendant la chute de neige tempétueuse...Une idée germe (à cause de Germay? :-) ) en moi: demain j'emmène Jules à vélo voir ces congères, il va aimer...


Le soir j'en parle à Jules qui accueille la proposition d'un oui plutôt neutre.


Ce matin je prends la voiture et vais la garer dans ce village haut perché (presque 400m d'altitude...) de Germay. Là je sors le vélo du coffre et fais le chemin inverse pour récupérer Jules à qui j'ai dit qu'on démarrerait de Thonnance à 11h...Jules n'est pas prêt, il lui faut dix bonnes minutes pour finir de prendre un bidon, mettre ses chaussures, le casque...Je lui demande si son vélo est bien gonflé: oui oui...


On démarre, il râle pas mal, dit que ça va être trop loin, qu'il n'aime pas cette route car ça monte tout le temps (on va en effet passer de 185m à 390m d'altitude en 18km), il roule vraiment doucement...J'ai froid! Il fait zéro degré, la nature environnante est blanche, le ciel est couvert. Ambiance hivernale donc...mais "chaude" d'une certaine manière car avec Jules on discute de choses et d'autres, notamment d'un plat "riz-carottes-tomates-cumin-curcuma-huile d'olive" que j'ai fait la veille et qu'il ne veut absolument pas goûter! Parfois il sait être bête (joli oxymore...). On en reparlera...


A force de parler de choses et d'autres on atteint Thonnance les Moulins, dernier village de la vallée, avant une bonne côte qui nous amène au plateau. Jules met le petit (plateau) et enquille l'ascension tout doucement. Je lui fais remarquer que les côtes et les saisons se suivent et ne se ressemblent pas: la dernière fois qu'on a monté une côte ensemble c'était l'Alpe d'Huez, 13km d'ascension, sous un cagnard brûlant. Grand écart...


Peu avant le sommet de cette côte apparaissent les premières congères. Jules descend directement de vélo pour tâter la neige! Je prends quelques photos. Je lui annonce qu'il y a de plus grosses  congères deux kilomètres plus loin. Il les fait avec enthousiasme, mais quand on arrive à ces nouvelles congères (beaucoup plus grosses) le vélo n'existe plus! Il saute dedans, jette des morceaux sur la route et me dit "Papa tu n'as qu'à aller rechercher la voiture, moi je continue de jouer". Je m'exécute. Quand je reviens je veux faire d'autres photos mais batterie faible! Ce sera pour une autre fois. Demain peut-être car Jules ne veut plus repartir et, quand il faut quand même se résoudre à quitter ces lieux magiques, il souhaite revenir le lendemain pour faire de la luge et sauter à nouveau dedans...Pourquoi pas!


Bref, en moins de deux heures il est passé du jeune qui maugrée à l'enthousiasme. Parfait.


Quant à son vélo qui "oui-oui" était bien gonflé, je monte dessus pour le ramener au coffre de la voiture: il y a 1 bar de pression dans chaque pneu!!! Je comprends qu'il n'avançait pas vite.

Et quant à mon plat de "riz etc." qu'il ne voulait pas goûter, en rentrant il finit par accepter de le faire...et l'adore! Entre-temps il faut dire qu'il a eu le temps d'avoir faim...






C'est encore loin papa?









Première congère - premières boules...Jules n'a plus les boules!


Post scriptum: le lendemain on revient au même endroit en voiture, pour une session de luge dans les prés environnants, ourlés comme des vagues. On teste un peu toutes les "pistes" de 14h30 à...la nuit, puis on rentre, juste avant que le redoux ne commence son travail de sape...On a bien profité!

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