Enduro Breuil, chaud et frais.

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Je m'étais inscrit depuis un moment à l'enduro de Breuil, qui se court par équipe de deux, mais après l'ouverture de la coupe de France de XCO à Marseille j'avais l'esprit beaucoup plus tourné vers...le XCO. Par ailleurs, après un bon 2h30 de vtt non soldé mercredi 1er avril, j'ai fait deux jours de formation volley-ball avec beaucoup de pratique, et le samedi à Breuil j'étais bien "sec". Le dimanche ça allait mieux.

 

Autant dire que je suis venu sans la moindre pression si ce n'est dans mes Toro et amortos.

 

Cet enduro donne priorité à la convivialité. Remarquez, c'est une de mes priorités dans toutes les courses, mais pourquoi pas mettre l'accent dessus, ça ne mange pas de pain. Du coup on roule en binôme et les classement sont établis sur le temps d'arrivée du 2ème. Je roulais avec l'ami Raphaël qui roule "un peu" moins vite que moi (mais qui a aménage son camion dix fois mieux que je ne saurais le faire! C'est ça faire équipe :-) ). On se déplaçait aussi avec Valentin Clément et Ludo Oget qui n'étaient pas venus pour beurrer les tartines et qui ont mis une bonne couche à leurs adversaires...

 

On a donc pas mal roulé et beaucoup rigolé! De temps à autre j'ai remonté les liaisons en mode crosseur (notamment vélocité) afin de conserver une dimension d'entraînement pour la deuxième manche de coupe de France de St-Pompon où j'aimerais à nouveau décrocher le pompon.

 

Le samedi c'était brouillard et boue à tous les étages. 4 spéciales, 800m D+, autant de descente évidemment, la forêt forme une sorte de grand dôme d'où des débuts de spéciales presque plats et des suites de plus en plus raides voire un peu engagés. Je roule sans arriver à me faire violence, je gère le bonhomme et le matos sans avoir idée de mes temps puisque le chrono du binôme est pris sur mon équipier. Ludo et Valentin écrasent la concurrence.

 

Samedi soir on mange le repas "organisation" le plus tôt possible car on est tous crevés. à 21h on roupille tous dans le camion (mon équipement: jambières + survêtement, 2 couches d'habites, bonnet, duvet + couette! Rien de trop...). On va comme ça jusqu'à 8h...pardon, jusqu'à 9h moins le quart pour Valentin qui dort aussi bien qu'il descend vite. Respect.

 

Le dimanche, après un bon coup de gel, c'est soleil, ouf! Ca paraît tout de suite plus facile. Je fais la première liaison pratiquement à un rythme de course XC afin de me réchauffer, ça suffit à peine. Mais ensuite ça ira bien, grâce aux spéciales, aux gâteries et aux sourires des préposées du ravito. On fait 2 spéciales en binôme au terme desquelles on termine 50ème équipe (Valentin et Ludo larges vainqueurs).

 

Pour finir: une spéciale "scratch" bien physique où je prends la 15ème place sur 13 rescapés. Ludo Oget la survole, tandis que Valentin termine la destruction de son GT "26 pouces - 17kg" (comme quoi on peut rouler très vite sur un vtt que personne ne penserait à voler!). Résumé des avaries de Valentin ce week-end: vis de biellette sectionnée, plongeur de fourche rayé - rayon cassé - patte de dérailleur cassée (changée) - chaîne cassée (dans la spéciale scratch). Je crois que je n'oublie rien.

 

Autre anecdote croustillante: avant la dernière spéciale, un concurrent débourre sa roue arrière avec un couteau...et crève son pneu! Marade générale...Il répare, il repart "le couteau entre les dents" :-) .

 

Dernière anecdote: le plus rapide de tout aura été la remise des récompenses, l'équipe vainqueur (les autres aussi je pense) reçoit une superbe coupe rayée qui a dû déjà pas mal servir...On en rigole car dans mon club on en fait autant (jusqu'à un certain niveau de rayure...Là c'était limite art contemporain!). Mais ne l'oublions pas, le maître-mot était CONVIVIALITE. Objectif atteint!

 

 






Le podium de la coupe qui tue!


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