Championnats du monde masters vtt 2015: approche…

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Le voyage vers ces championnats du monde masters commence par un petit détour chez Lapierre pour faire un point sur le test en cours d’un tout nouveau modèle, le XM, un 27.5 dédié au All Mountain, marathons XC…voire des XCO tellement je m’amuse avec !

XM, good !


En effet c’est un modèle très réussi, très équilibré au niveau des suspensions (120mm), l’E :I Shock remplit sa fonction à merveille, du coup à mon grand étonnement le jeudi 20 août je réussis même un très bon chrono dans une côte-test en goudron : 7’35 sans être à fond, alors que mon record est de 6’58 avec le XR. En plus avec le double plateau XT 36X26 + cassette 11-40 il est vraiment adapté à tous les types de terrains, y compris montagneux (avec un simple plateau on peut être à l’aise en XCO mais « limite » dans les longues ascensions), le double 36X26 est un bonheur : seulement 10 dents d’un plateau à l’autre, donc pas de « saut » qui fait mal aux jambes comme avec un 24X38 par exemple, la cassette est elle aussi parfaitement étagée…Ajoutez à cela des freins XT à l’ergonomie et au dosage de puissance parfaits, un montage pneumatique super-efficace…Ce vtt me plaît beaucoup ! J’adore les sensations et l’efficacité du 29’’, mais Lapierre a sorti là un 27.5 qui va bien aussi !

Découverte…

Le vendredi 21 août on passe donc par Dijon avant de pousser jusque Montélimar, hôtel ibis Budget, resto, dodo, lever samedi 6h, petit déj, autoroute…et Vallnord vers 14h30, où, voyant de gros nuages arriver, j’enfile la tenue de vtt en quatrième vitesse…Peine perdue, je prends la douche en moins d’un tour. Je trouve refuge dans le camping-car de Jacques Vigreux, voit le soleil poindre à nouveau…J’y retourne. Je fais deux tours, je me « pourris » mais ça ne glisse pas tant que cela et on voit que ça sèchera vite.

Le circuit est nettement moins technique qu’en Norvège en 2014, mais néanmoins intéressant (même si je ressens une légère frustration en voyant plusieurs passages du circuit élites enlevés pour les masters, mais bon, c’est le « tarif » et c’est déjà sympa d’être au même endroit qu’eux). Des choix de trajectoires sont possibles dans les racines, il y a de la vitesse par endroits…Reste à savoir quelle vitesse je saurai créer avec mon propre moteur…Je choisis Taïpan AV – Python AR (inversé si circuit très sec).

Le soir on loge chez Enric Fontbernat, ex-mécano du Team Lapierre, super-accueillant, on se remémore de croustillantes anecdotes des années 1995 – 2005…La nuit est « animée », il y a une fête paroissiale juste en-dessous de l’appartement, les paroissiens andorrans savent rire !

Le lundi nouvelle reco, nuageuse, terrain gras mais pas de pluie, j’effectue trois tours dont deux vite et un où je cherche (et trouve) de nouvelles trajectoires en descente, dont une bien perso puisqu’il n’y avait pas de trace avant la mienne. Ça donne le sentiment d’avoir une « arme » supplémentaire, alors qu’au fond ce n’est qu’une seconde de gagnée et que ce qui sera surtout déterminant ce sera d’être capable de lâcher les chevaux en altitude.

J’enchaîne avec une bonne grosse sieste de près d’une heure. Ça compte aussi !

World cup et tout-suspendus…

Le lundi matin j’ai mieux dormi, la fête paroissiale a continué mais avec un peu moins d’enthousiasme. Alors les gars on fatigue ? Le matin je mate une heure et demie de Redbull TV coupe du monde Elite Men à Val di Sole, dès la mise en grille on se rend compte que les tout suspendus ont vraiment pris le dessus en World Cup. Personnellement j’y crois dur comme fer depuis 2000 (découverte du X-Control sur un parking de Pra-Loup)…2001 (courses avec le X-Control)…2012 (XR 29’’)…2014 (XR E :I Shock)…et 2015 (XR E :I Shock Auto). Cette année il me semble que toutes les manches de coupe du monde ont été remportées sur des « full », seule Abstadt fait exception à la règle, Absalon gagne avec un semi-rigide…Enfin presque ! D’abord ce modèle contient un bloc élastomère sur les haubans, ce qui en fait un modèle intermédiaire entre hardtail et tout-suspendu. Par ailleurs Schurter était parti pour gagner sur tout-suspendu mais chute dans les 400 derniers mètres. Bref, même Abstadt a fait la part belle aux « fulls ».

En ce qui concerne Val di Sole, on a affaire à un scénario bien huilé : Schurter et Absalon finissent pas s’isoler en tête, Schurter finit par attaquer Absalon, fait la dernière descente à bloc et remporte l’épreuve. Seulement sur cette manche on a eu le sentiment que ni l’un ni l’autre n’avaient souhaité dévoiler leurs atouts à 100%...La vérité des championnats du monde de Vallnord peut être différente de celle des dernières manches de coupe du monde. N’oublions d’ailleurs pas Kulhavy qui revient fort actuellement.

Après ce visionnage il s’agit de ne pas trop s’endormir non plus : une demi-heure de PPG sur le parking de mon ami, quelques personnes passent et, ma fois, n’ont pas l’air trop étonnées…Viva Andorra. Un repas léger conclut cette matinée « très chargée »…

Après la matinée à tuer il y a l’après-midi à passer…On ne fait pas dans l’originalité : championnats du monde d’athlétisme sur France 2 plus deux heures à Vallnord à discuter dans l’air frais d’altitude (1900m quand même…) avec ceux qu’on rencontre…Là j’apprends que seulement trois tours sont prévus pour les 50-54 ans ! 55 minutes de course en perspective, je n’avais encore jamais vu cela en championnat du monde masters. Je cherche à voir quelques officiels…Vers 19h30 quand je reviens à l’appartement j’ai la promesse d’un officiel UCI de voir s’il peut faire ajouter un tour. Comme je le dis dans VTT Rouler plus vite à l’approche immédiate d’un objectif il faut se battre pour ce qui semble possible, mais si finalement c’est trois tours je devrais me plier. À ce moment-là il faut savoir s’adapter. Il n’empêche que je ne me suis pas spécialement entraîné pour une durée aussi courte. Les autres non plus j’imagine.

On y est

Dans la nuit de lundi à mardi je suis à nouveau réveillé à 4h30 du mat par les fêtards. Troisième nuit d’affilée. Soit ils sont endurants, soit ils se relaient…Heureusement ils coupent tout, musique et cris, à 5h, et je reprends le cours paisible de ma nuit, qui s’achève à 7h.

Petit déjeuner light (je vais remanger à 10h30 pour un départ de course à 14h), activités rituelles de préparation (dossard, bidon…), une demi-heure de PPG pour réveiller le moteur, un peu de lecture et d’ordi avant un plat de riz + tranche de jambon…La matinée passe vite. Faudra que la course passe encore plus vite ! Le temps est au beau fixe, le moral aussi.




En pleine "before" cinq heures avant la course.


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