Coupe de France de Montgenèvre…et tout ce qui précède.

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La dernière ligne droite vers les championnats du monde masters vtt est « mal droite et mal plate ». Afin de concilier préparation à un championnat en altitude, vie et goûts de famille, nous optons pour un séjour au petit camping des Gourniers au-dessus de Réallon au-dessus d’Embrun au-dessus…Pour nous il n’y a rien au-dessus des Gourniers, on adore ce petit endroit : confort minimal – convivialité maximale. Ce sera aussi l’occasion pour Jules de faire le triathlon d’Embrun en Benjamins et pour moi de courir la finale de la coupe de France à Montgenèvre le 16 août, sans pression car j’ai déjà le général « 50 ans et plus » en poche.

Le berger en galère


On démarre de Thonnance le 7 août vers 7h30 et huit heures plus tard on est au camping à faire du papillon dans le mini-plan d’eau tout en attrapant des têtards. L’eau est à 22-23°, à 1430m d’altitude ! Au moins au niveau du ressenti, l’année 2015 est la plus chaude que j’aie vécue.

Lolo et Jules optent ensuite pour un tennis (sur un terrain « rustique »), de mon côté je ne résiste pas au plaisir de monter (une fois de plus) à la cabane du Laus, cabane de berger située à 1978m d’altitude et à laquelle aucun véritable chemin ne mène. C’est le royaume des traces de mouton.

Après un peu plus de quarante minutes de marche j’atteins ladite cabane…Un chien m’accueille en aboyant. Un chien, pas de moutons, bizarre…Qu’est-ce qu’il fait là ?

Je m’asperge à un petit bassin en bois…j’entends des bêlements de moutons et des sons de cloches qui semblent venir d’en haut mais je ne parviens pas à voir les bêtes…Puis j’entends des appels d’un homme qui me semblent aussi venir d’en haut, mais toujours pas moyen de voir qui que ce soit. Immobile, je scrute la montagne, soudain un homme apparaît qui remonte une raide pente venant du ravin qui borde la cabane. Je comprends : le son des moutons et de sa voix provenaient du ravin mais remontait…impressionnant.

C’est le berger qui arrive et il a l’air bien énervé. Il engueule carrément le chien qui s’avère être une chienne : « « Salope ! ». Elle a dû merder quelque part…Je viens à sa rencontre, il boite salement et est plein de terre sur le côté. Je lui demande s’il est tombé, il commence par quelques secondes agressives (« Faut pas trop venir là ça peut gêner les bêtes »…) puis je lui demande ce qu’il se passe, il m’explique que les moutons devaient faire le tour d’un ravin par un sentier à niveau, mais ils ont coupé, sont descendus dans le ravin, lui et son chien (un autre chien, un molosse, car la chienne qui se fait vilipender a visiblement quitté le troupeau, joli « bordel »…) sont descendus dans le ravin à la suite des moutons et il s’est pris une gamelle de vingt mètres dans les pierriers instables !

Il ajoute que son gros chien est resté au fond du ravin et se demande s’il n’a pas une patte cassée…Je lui propose d’aller voir avec lui. Auparavant il veut revenir à la cabane boire de l’eau. Je lui propose ma gourde d’eau sucrée, il accepte, en boit un bon tiers et m’adresse un grand merci ! Notre relation devient immédiatement plus complice. Nous nous engageons sur le sentier, à l’endroit où il traverse le ravin nous descendons au fond, on se rend alors compte que les moutons sont en train de remonter à flanc pour rejoindre la cabane…Visiblement ils connaissent le chemin mieux que le berger qui est remplaçant d’une bergère pendant trois jours…Je commence à comprendre, le berger aurait peut-être dû laisser les bêtes faire leur chemin de moutons pendant qu’il faisait son chemin d’homme…On apprend en faisant, mais là il est passé très près de la correctionnelle.

Après quelques centaines de mètres au fond du ravin on entend un aboiement du genre sérieux ! C’est le « chien-molosse » du berger qui en est tout content ! « Django, vient Django ! ». Le chien est vingt mètres au-dessus de nous, dans la pente, il a réussi à remonter moitié du dénivelé. Je propose au berger qu’on remonte simplement ce qu’on vient de descendre, le chien ira à notre rencontre quand on repassera au-dessus de lui (c’est mieux que de lui demander de descendre nous rejoindre). On fait cela, le chien nous rejoint, le berger lui inspecte les pattes, rien n’est cassé, je suis impressionné par la surface de ses appuis au sol. Le berger me confirme « Oui il a des bons pneus ! ».

Cet imprévu a allongé ma sortie, Lolo et Jules vont peut-être se poser quelques question sur mon retard, j’informe donc le berger que je redescends tout en lui demandant s’il a besoin de quelque chose que je lui monterais demain, en fait non il termine ce soir, la bergère remonte vers 19h30…Il me remercie et me dit que ça fait du bien de rencontrer des gens sympas, visiblement ça ne se passe pas toujours comme cela, la veille un promeneur est arrivé au milieu de son troupeau avec trois chiens, le troupeau s’est divisé en deux, chaque moitié est partie de son côté dans la montagne, il la passé des heures à reconstituer la meute !

Bref, une rencontre avec un jeune berger, débutant, qui apprend en faisant…et qui, dernière anecdote, connaît le berger du col du Sabot où j’ai bivouaqué trois jours début juillet. Le monde des bergers est petit, comme les autres « mondes » souvent.


L’Izoard

Le vendredi soir avec Jules on construit un barrage dans le torrent bordant le camping : empiler des pierres – retirer des pierres – dévier le torrent…La nuit nous arrête, on reviendra demain.

Le samedi matin je me réveille avec le jour, je déjeune dans un silence total, tout le monde dort. Les journées dans un camping sont une sorte de courbe, croissante le matin, décroissante le soir, du réveil au coucher.

Après le petit déjeuner je termine une relecture d’Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq, le pauvre est vraiment barré, on dirait que l’écriture est sa seule amie et que ce premier roman (1994) sera inévitablement son dernier…Depuis il en a écrit bien d’autres, que j’ai tous lus, et dont je considère le dernier, Soumission, comme le meilleur, le mieux écrit (même si Les particules élémentaires, que je relis ensuite, est vraiment « énorme »). Certains arrivent à progresser dans la fumée de tabac et les vapeurs d’alcool. Bel exploit.

Avant de partir, avec Jules nous avions discuté des cols environnant Embrun et sa conclusion avait été sans appel : « Je veux grimper l’Izoard ! ». Soit. J’espérais qu’on irait à la fraîche mais Jules émerge vers 9h…Vers 10h30 je gare l’Espace un peu au hasard dans les gorges du Guil, entre Guillestre et la stèle qui marque le véritable début des hostilités. Je me crois assez proche de la stèle, en fait elle est distante de 10km de la voiture…Il nous faudra donc 25km pour rallier le sommet.

Jules grimpe bien je trouve. De temps à autre je prends un peu d’avance et des photos. Profitons-en tant qu’il roule moins vite que moi ! Je lui ai parlé de la difficile ligne droite entre Arvieux et Brunissard…Il la trouve effectivement « raidasse »…à 13 ans je le comprends.

Dans la forêt ça reste difficile, mais les lacets, en faisant varier les points de vue, renouvellent les sensations et adoucissent la difficulté perçue. Jules grimpe à son rythme. Par hasard je rencontre un copain triathlète qui redescend le col ; je fais demi-tour, on discute deux minutes, je repars au moment où passe un routier (italien semble-t-il), je prends sa roue, il mène bon train, ça me ramène plus vite sur Jules à qui j’annonce que je vais rester « bon rythme » jusqu’à la Casse déserte puis je retournerai le chercher. « OK papa ». Un peu plus loin j’accélère et prend une minute au routier avant de redescendre chercher Jules, qui enquille la fin du col en trouvant que c’est dur mais en ne faiblissant jamais. Au sommet j’ai roulé 1h53, Jules un peu plus. On redescend sans tarder, la fin, 10km de faux plat descendant vent de face nous semble longue, on reprend la voiture, on a faim et soif, c’est bon ! Jules s’est tapé 50km et 1325m de dénivelé avant de refaire des barrages au torrent du camping puis de jouer un tennis contre maman…Quelle santé !









"Les cols", ou comment "élever" son enfant...








 


Pontis et canoë

Après un dimanche orageux et pluvieux qui nous permet de faire plus ample connaissance avec divers artisans aux mentalités très positives (et d’acheter quelques perles gastronomiques : saucisson d’Ardèche et terrines bios de haute tenue, confitures diverses, plantes…), nous accueillons avec soulagement un lundi plutôt beau même si parfois menaçant (menaces non mises à exécution).





Un pépère artisan trop sympa!




 


J’ai parlé à Jules du col de Pontis (1301m), un petit bijou de 5km à 10% de pente moyenne…et trente-deux lacets ! Suffisant pour susciter chez Jules l’envie d’une nouvelle ascension. On s’exécute : départ de Savines, montée au Sauze, descente de trois kilomètres, pancarte à gauche « Pontis », c’est parti !

J’annonce à Jules que je monte vite et qu’ensuite je redescends le chercher. Au bout d’un kilomètre je rejoins un routier…qui s’accroche pendant deux kilomètres puis prends une minute. Au sommet je le photographie et lui propose de lui envoyer le cliché, pas besoin, il est du coin, de Vallouise exactement, on constate qu’on a des motivations comparables, il a été vice-champion du monde de ski de fond masters. Le monde des masters est petit. Du coup Jules arrive au sommet sans que je retourne le chercher ! Ce « petit » gagne en autonomie…Il a beaucoup apprécié le col, comme moi il a voulu compter les lacets, je me suis arrêté à 12, il m’a dit avoir commencé à se perdre dans le comptage à 5 ou 6…Essayez de compter des lacets en montant plein pot, c’est aussi dur que de gravir le col !

L’après-midi on fait une descente de Durance en canoë biplace, on passe le rapide Rabiou sans tomber (paraît qu’il est très connu), on s’amuse bien pendant une heure et demie, ça creuse, on achète des tourtons et on finit la journée dans une fort bonne ambiance gastronomique…

Fractionné et fatigue

Le mardi matin je décide de retourner dans le col de Pontis pour y faire du fractionné, mais arrivé au pied du col au bout d’1h08 de vélo, je constate que ce sera difficile, la montée à bloc de la veille a laissé des traces. Alors je transforme en montée assise en vélocité, ce qui me mène au sommet en trois minutes de plus que la veille. Arrivé là-haut un cycliste m’interpelle, il me connaît, on discute quelques minutes avant de reprendre la descente. Reste à monter de Savines au camping, je produis une dizaine de fortes accélérations au terme desquelles je me sens « sec » ! Je rallie alors le camping sur un braquet un peu lourd, assis, et suis bien content quand j’arrive au bout : 2h46, 1510m de montée, le tout sur route avec le XR équipé de Pythons, ce n’était pas une sortie soldée.

L’après-midi est beaucoup plus calme, on regarde le championnat de France de duathlon « catégories d’âge » qui, même s’il est correctement organisé, me fait penser que nous n’avons pas à nous plaindre, loin de là, de l’organisation des championnats de France masters FFC VTT XCO.

Quelques minutes de natation dans le plan d’eau du camping avant une demi-heure de tennis avec Jules (pas plus, le genou droit…) et à nouveau un repas à base de tourtons !

D’où ce nouveau proverbe en deux demi-alexandrins :


Un repas de tourtons

C’est quand même rudement bon


Littérature quand tu nous tiens…

(…t’écris des trucs qui servent à rien !)


La vie en montagne

Le mercredi 12 août 2015 c’est un peu la pause…mais pas vraiment. Le matin on a vu un hélicoptère se poser tout près du camping et repartir avec une mini-cabane (2X2m) accrochée au bout d’un filin. Il a été la poser à proximité d’une cabane de berger afin de lui procurer de meilleures possibilités de surveillance et de riposte aux attaques de loups. Celles-ci sont en effet de plus en plus fréquentes, des responsables du Parc National des écrins nous expliquent que les jeunes apprennent à attaquer en mordant sans manger, puis, devenus autonomes, ils doivent quitter la meute afin d’occuper un nouveau territoire, ce qui permet de partager la nourriture. À ce moment-là ils attaquent et mangent les proies (d’une certaine manière ils ne gâchent plus). Les employés du Parc nous parlent aussi du mode de vie des aigles royaux, des lynx…Ils pensent que les récentes attaques de loups sont dues à des jeunes car les cadavres de moutons sont retrouvés mordus mais pas mangés ; par ailleurs ils savent que des louveteaux sont nés dans les parages l’année dernière. Un berger nous dit que l’hélicoptère aurait dû monter un fusil plutôt qu’une cabane de surveillance…Loup, homme : chacun défend son territoire.

Ensuite avec Jules je monte à la cabane du Laus, une fois de plus, et une fois de plus on en apprend pas mal. On rencontre la bergère qui a peu. En effet il y a quelques jours un « randonneur » (un Noir) est entré dans la cabane, elle y était, il ne voulait pas partir, elle a appelé le PGHM, il s’est sauvé, elle craint qu’il revienne. Ce matin elle est aidée de deux hommes pour réparer des clôtures. L’un d’eux est un ancien berger qui se met à nous raconter sa vie tourmentée avec tentative de suicide parce qu’il travaillait en Suisse depuis trois ans et que sa femme ne pouvait pas le rejoindre. Il a sauté dans un précipice mais s’est raté ! Ensuite (je passe les détails), il a appris à se battre, il a d’ailleurs beaucoup écrit. Il en profite pour dire à la bergère (qui, dominée par la peur, veut quitter la cabane) qu’elle ne doit pas rester sur une défaite…Elle dit qu’elle continuera de faire le métier de bergère, mais ailleurs.

On redescend…Je fais observer à Jules que lors de ce séjour on en apprend tous les jours. Pourtant on aurait pu choisir de passer une semaine dans le « Sud », sur la plage, à bronzer comme des cons. On observe encore un tas de choses en descendant, notamment des tissus blancs accrochés aux arbres pour trouver le chemin (loin d’être évident), et un cerisier plein de fruits mûrs (à 1750m ça mûrit en août)…Après un après-midi reposant je remonte vers 19h l’alléger de 200g de cerises. 300m de dénivelé bien raides et une ambiance à la fois paisible et ensoleillée, comme peut l’être la montagne…qui peut aussi être froide, venteuse, pluvieuse, glaciale, neigeuse…La vie en montagne ne se résume pas à dix jours de vacances. Jules enchaîne les parties de tennis avec maman.

Coup d’arrêt

Le mercredi soir je discute avec des voisins de camping sous les étoiles, il est environ 22h, je prends congé, je me lève, j’éprouve une drôle de sensation dans le ventre, je marche un peu dans l’herbe…Soudain je vomis tout ce que j’ai mangé ! ça me secoue tellement que je me casse en deux et que j’attrape des crampes aux abdominaux. Quand ça paraît fini je me relève…et perds connaissance quelques secondes ! Je chute, ma tête tape légèrement une pierre, je me « réveille » quelques secondes plus tard, le pantalon maculé de vomis… ! Je n’y comprends rien, je n’ai rien mangé de spécial, les autres vont bien. Je me lave, me couche, dors à peu près correctement mais attrape des crampes dès le réveil. Je suis déshydraté.

Du coup le jeudi je roule 1h45 mais comme un cyclotouriste. J’ai des courbatures plein les cuisses, comme quand on est malade. Pas le moment (en fait ce n’est jamais le moment).

Dans l’après-midi je dors un peu dans la voiture avant de nager cinq minutes dans l’eau froide du plan d’eau du camping, de me raser les jambes et de me masser (Jules ? Tennis bien sûr !). Tout cela me requinque un peu mais me rappelle aussi qu’une course n’est gagnée que lorsque la ligne est franchie. Les championnats du monde masters vtt c’est dans douze jours…

Cannibale lecteur

Le mardi 11 août nous nous sommes promenés dans Embrun. On a emmené Jules dans une librairie, où il s’est mis à feuilleter des magazines de vélo de route ! Il est vrai que depuis le Tour il n’en a que pour AG2R la Mondiale et l’ami Jean-Christophe Péraud. Il a un bidon de vélo de la marque et rêve d’avoir la tenue…Quand j’avais son âge ‘’j’étais’’ Merckx…Magie de l’identification qui donne du sel à la vie (en prenant de l’âge on relativise beaucoup, laissons-le donc rêver).

Il demande aussi à la libraire des magazines d’airsoft, qui le déçoivent finalement.

Puis on cherche à lui faire acheter un livre. En fait ça ne prendra pas longtemps. Il y a quelques mois il a vu le film Labyrinthe, il a adoré, il a fallu que je le voie aussi…Rapidement il jette son dévolu sur La terre brûlée, suite de Labyrinthe. Plus de 400 pages…Le jeudi 13 août 2015 à 18h il a lu 245 pages ! On vient de trouver un livre qui le passionne. Coup de chance : il y a plusieurs autres tomes qui font la suite.

Néanmoins, le jeudi vers 18h40 il me dit :

Papa ce soir je ne vais pas lire, j’ai trop de mots dans ma tête, une invasion de mots.

Et il en énumère une dizaine à la suite, au hasard…Trop joli.

Il projette de faire de la balançoire, mais un orage éclate…il retourne lire !

Il me demande même de lire ce que j’ai déjà écrit comme compte rendu. C’est fait dans la foulée.

PS : le 15 août il a fini ce volume, on achète le suivant : Le remède mortel (joli oxymore…).

EmbrunMan…Benjamins et adultes

Le vendredi 14 août Jules fait « son » triathlon d’Embrun, en Benjamins : 150m natation (56ème temps) – 3885m vélo (10ème temps) – 1200m à pied (8ème temps) = 13ème scratch sur 108 partants, il est content et nous aussi ! Surtout, il a eu pour la 2ème fois la joie de courir dans cette ambiance exceptionnelle d’Embrun.

L’après-midi je repère Montgenèvre, ça s’annonce déversant et… « aversant ». La pluie nous cueille au 3ème tour, je finis en trombe (d’eau) pour laver le XR, le bonhomme, « jeter » les vêtements dans une bassine (on verra cela plus tard), enfiler des jambières, reprendre la voiture et appeler le resto « Le Mélezin » aux Gourniers pour un repas au chaud, la soirée camping nous a soudain moins emballés quand on a vu les tas de grêle dans le village de Réallon…

Le samedi on se lève à 4h30 ! Jules ne veut absolument pas rater le départ de l’EmbrunMan adultes. À 5h50 les filles s’élancent, à 6h les hommes, à 11h la pluie…La journée est rude ! Certains favoris défaillent, je laisse les branchés triathlon voir les classements sur le Net, mais il est certain que certains moteurs ne tournent pas sous la pluie comme ils carburent au soleil.

Vers 16h on est à l’hôtel de la gare à Briançon afin d’essayer de récupérer un peu avant la manche de coupe de France du lendemain…Lolo et Jules me massent chacun une jambe, c’est marrant, on mange tôt, on se couche tôt…

Coupe de France et podiums

Cette finale de coupe de France est un joli « chantier », le terrain est bien ravagé par les pluies de la veille, de mon côté je manque de force (et de sommeil !), je démarre vers la 10ème place mais rétrograde gentiment tout au long de la course pour terminer 15ème, juste derrière Lionel Ipert qui s’entraîne pour du long en ce moment et a perdu le rythme « cross court ». à un kilomètre de l’arrivée je ne lève pas assez la roue arrière sur le franchissement d’une buse en bunny, je crève mais le liquide préventif finit par boucher le trou, je termine avec moitié de pression dans le pneu arrière, ouf !

Je ne sais pas trop quoi dire après cette course, j’espère que ce rythme « moyen » est dû à la semaine passée sous tente et parfois sous la pluie (c’est quand même probable). Il me reste à récupérer un maximum à la maison, sur un vrai matelas.

Malgré tout je remporte cette course en 50 ans et plus, comme les quatre autres manches, je monte donc deux fois sur le podium, pour la course et le général, le bilan est bon.




 



Un adversaire n'est pas un ennemi !



 






Podium du général avant un petit resto!









 


Une éclosion en Cadets

Après le lavage vélo et les podiums on mange rapidement un plat de pâtes dans un resto de Montgenèvre et on prend le temps de regarder la course Cadets avant de reprendre le volant. Au sein du Team Haute-Marne vtt ils sont deux, Lucas Duveaux et Laury Henrissat. Lucas fait une jolie course, 73ème, mais se fait mal au genou sur la fin de course dans une partie à pied, il souffre vraiment à l’arrivée. Guerrier…

Laury part en 5ème ligne, il a terminé 19ème du championnat de France, 18ème en coupe de France à Ploeüc…Avec Jules on monte dans le circuit, on le compte 22ème au bout de 3 minutes de course puis 11ème au début de la première descente ! Quelle remontée…Est-il parti trop vite ? Un tour plus tard au même endroit il est 8ème à 25 secondes du 2ème ! Je lui annonce ‘’ Podium à 20 secondes ! ‘’. Il réalise une superbe fin de course (un superbe début aussi d’ailleurs) et termine 5ème, un véritable bond par rapport à ses performances antérieures. Il est Cadet 1…Visiblement il a de très bonnes aptitudes en altitude. Très intéressant en vue des championnats, qui se déroulent souvent en station…à l’arrivée il est en larmes, de bonheur bien sûr, cela me rappelle les émotions intenses que j’ai pu vivre lorsque j’ai réalisé mes premières belles performances. Un joli moment !







Laury a réalisé un bond dans ses performances...






 


This is the end

Il ne nous reste plus qu’à faire sept heures de voiture pour retrouver la plaine, la maison, le lit…à bientôt en Andorre.

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