Championnat de France vtt marathon à Tournus: une longue et belle journée.

Article publié dans la rubrique Course

Cet article parle de : ,

Longue course: long titre! Il y a environ deux semaines je m'étais inscrit à ce championnat de France vtt marathon à Tournus, organisé par l'ami Jean-François Bossler et son équipe de Veloce. Merci les gars!


Le problème c'est que la semaine dernière j'ai accumulé les efforts d'organisation (fléchage) de la Trace Vertea, et de lundi à mercredi je n'ai fait que bouffer et bâiller! Je me suis mis à me demander ce que j'allais faire dans cette galère de 93km et 3000D+...Rendue encore plus dure la veille de la course par les pluies intenses.


Joli programme...Ce matin je monte quand même dans ma voiture à 5h30, droit vers le Sud, je tourne à Tournus...120 courageux et une vingtaine de Dames (78km pour elles) sont prêts à en découdre. Le temps est doux, le tracé est dur, il faudra l'être aussi. Je me doute que je vais coincer assez rapidement, je ne m'entraîne que pour du XCO, plus la semaine éreintante que je viens de vivre...


Les deux premières heures vont bien: je suis dans les dix premiers scratch, trop beau pour être vrai. Maxime Marotte est devant (et le restera, 11 minutes devant Drechou puis Mourier, Martinez...du beau linge!). C'est assez roulant, les paysages sont jolis, on passe progressivement d'un environnement de prés à une ambiance presque montagneuse dans le Morvan. On rattrape les filles parties trois minutes avant nous. Vers 2h de course on attaque soudain une superbe descente genre enduro: je reconnais le site de Breuil où j'ai fait un enduro en début d'année! Le monde du vtt est petit, ou notre parcours est grand, c'est selon...


Après 2h30 de course les choses se compliquent sérieusement pour moi. Mon dérailleur a touché une passerelle dans la descente "Enduro", je m'arrête deux fois pour détordre la patte, je perds le contact avec Cédric Chartier, mais surtout je sens mes forces m'abandonner! Bizarrement cela n'influence aucunement mon moral, qui reste au beau fixe. Il est vrai que c'est dur, mais ce n'est pas non plus une Transvé ou un Raid Cristalp.


Je me retrouve avec quelques coureurs dans la même galère que moi, on discute. L'intérêt des marathons c'est qu'on n'est pas "à bloc à bloc" comme en XCO, on en chie avec le sourire...Ca se complique néanmoins vers le km 60-70, je n'ai plus rien à manger, je me suis enfilé mes quatre "grosses barres" genre pâte d'amande, plus un morceau de Comté bio que j'avais emballé dans du papier d'alu (celui-là l'ai trouvé divin!). Il me reste 10km avant le dernier ravito: ils vont être TRES LONGS. Quand j'atteins ce ravito béni, j'y reste cinq bonnes minutes à m'empiffrer de pruneaux, brioches, chocolat...Je me remplis les poches (mais je mangerai peu ensuite). Cinq minutes de "perdues"...De toute façon j'en avais déjà perdu 6 en me trompant deux fois. Les flèches étaient là, je n'ai pas assez bien regardé, c'est tout.


Cette "orgie" au ravito me permettra de bien finir, je repasse quelques concurrents un peu "arrêtés" comme je l'étais une heure avant. Je finis vite, c'est bon pour le moral, qui ne m'a de toute manière jamais quitté. 30ème scratch, premier officieux des 50 ans (loin devant le second), et surtout gavage total de vtt. On termine sous le soleil: lavage vélo, lavage bonhomme, discussions à droite - à gauche sur la course, repas...On prend enfin le temps!


Julie Bresset a finalement eu raison de Sabrina Enaux dans la course Dames. Sabrina est une amie, sa victoire m’aurait fait plaisir, mais celle de Julie doit être très bonne pour son moral…La grande Julie Bresset amorce son retour ?


Décidément il est dit que ça aura été une longue journée: le retour est marqué par un bouchon genre "Rando Noire Roc D'Azur" sur l'A6, en même temps qu'un orage comme on en voit  pas tous les jours. Je rentre à 19h30, 14h après être parti, je huile le XR, lave toutes les affaires, rédige cette bafouille et...AU LIIIIT!

Imprimer cet article Imprimer cet article