Les promesses du « sirop » de menthe, et Pauline…

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Ce matin je cueille des cassis, cerises noires, cerises aigres, framboises...qui égayent mon petit déjeuner. En rentrant je jette un œil aux pieds de menthe. Chaque matin j'en bois une "infusion" froide faite de quelques pieds qui trempent dans l'eau depuis la veille. Je trouve cela "frais en bouche".


Et si j'utilisais la même recette pour remplir mes bidons pour aller rouler? Je mets quelques pieds dans la valeur d'un bidon de vélo, et huit heures plus tard je pars rouler avec cette infusion froide. J'ai seulement ajouté deux morceaux et demi de sucre de canne complet. C'est bon!


J'ai déjà une autre idée: chaque matin je presse un citron pour mon petit déjeuner (il me sert dans une sorte de muesli), et un autre pour mon fils Jules (qui le boit cul sec!). Je vais ajouter l'écorce à tremper avec les feuilles de menthe, je pense que j'obtiendrai une boisson encore plus sympa, fraîcheur menthe + "acidulé" du citron...



Je pars donc rouler avec ce breuvage et tout va bien. Je fais 2h15 de "Xélius" (autrement dit de route), avec des séries de force (pas trop appuyée car mon genou droit ne supporte plus...) et quelques jolies bosses (710D+). Comme souvent lorsque je roule à intensité moyenne, je me mets à penser (à bloc c'est plus dur, il vaut mieux ne penser à rien!).


Je revois le championnat du monde de relais que j'ai regardé hier sur uci.ch. Les Français sont champions du monde. Les quatre (Koretzky - Le Ny - Ferrand-Prévot - Sarrou) réalisent un sans-faute (sauf en anglais à l'interview où c'est dur :-) )


Je suis bien sûr admiratif de la performance du quatuor, mais peut-être encore plus de celle de Pauline Ferrand-Prévot. En effet "Popo" n'est pas au top actuellement, elle le sait, elle prend néanmoins le départ du relais comme 3ème pilote, l'équipe est en tête depuis le début mais le matelas est assez fin (une trentaine de secondes). Pauline va alors faire preuve d'une grande maîtrise mentale à défaut d'être aussi rapide qu'en 2015. Elle roule propre, elle ne se retourne pas, elle grimace seulement dans la dernière minute, Nash lui reprend 43 secondes mais elle était partie 1'18 derrière Pauline (les Tchèques peuvent peut-être se mordre les doigts des problèmes mécaniques de leur deuxième relayeur). C'est une chose de maîtriser la concurrence et ses nerfs quand on est au top de sa forme, c'en est une autre de le faire lorsqu'on est à "75%". Dans VTT Rouler plus vite, dans le lexique psychologique de la fin du livre je dis que les grands champions sont capables de sortir de belles courses même lorsqu'ils ne sont pas au top, parce qu'ils ne lâchent rien. A la limite les adversaires ne se rendent pas compte que le champion n'est pas au top.


C'est ce qu'a su faire Pauline hier et pour ça chapeau, c'était quand même un championnat du monde!

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