Risoul Queyras Jollywear et autres réjouissances alpestres.

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La déception du championnat de France vtt xco de Montgenèvre a été vite digérée. Dès le vendredi suivant on part vers Guillestre, avec ma femme, Jules et l’ami Arthur Georges, toujours prêt pour une virée et des conversations en anglais ! Il a passé « un peu » de temps en Australie, ça aide…


On passe par la route de secours du Lautaret qui montre la puissance humaine quand il s’agit de forcer un passage dans des endroits hostiles. L’atmosphère orageuse augmente l’ambiance montagnarde.


Notre voyage se termine au gîte de la Ronce près de Saint-Crépin où j’ai de nombreux souvenirs d’escalade, y compris dans la mini-falaise de Chanteloube où j’ai fait mon premier 7b (ou 7b+, je ne sais plus). Le gîte a tout pour plaire : odeur de vache, mouches à gogo, lapin qui traverse la route…On est bien !


Mais on a envie de se dérouiller les jambes, et avec Arthur on se fait un petit aller-retour à la station de Risoul histoire de mouiller le maillot, et de repérer la dernière ascension de la cyclosportive du surlendemain. On ne sait pas trop où on s’embarque : Arthur fait des marathons vtt mais très peu de route, moi je fais de la route mais pas de longues sorties…à nous deux on pourrait peut-être s'en sortir!


La montée de Risoul est « accueillante » : régulière, pente moyenne, bon rendement, on est loin du Granon, de l’Izoard ou de l’Agnel. Mais on monte pas loin d’une heure et 1070m, et dans la descente on a vite fait de prendre 70km/h, bref, c’est quand même une vraie belle bosse.


Il ne nous reste plus qu’à nous attabler devant des tagliatelles aux morilles pour conclure cette belle première journée.

 

Samedi, Jules gravit l'Agnel, on s'arrête tous les 3-4km pour le prendre en photo et on lui met une ambiance "Tour de France"!

 

 







Après 23km d'ascension, Jules rencontre la "baleine blanche" du sommet de l'Agnel (2744m)









A gauche Jules, à droite Julio!





 

Dimanche 15 juillet, ça va plutôt bien à la Risoul Queyras Jollywear, une sympathique cyclosportive estampillée championnat de France masters route. Je termine 64 scratch, 13ème « 50-59 ans », et dans le championnat (donc sans les moins de 30 ans), je suis 46ème (sur 85) et 7ème "50-54 ans", mais surtout j’ai bien fini les trois « monuments » de la journée : le col Agnel côté français, le col Agnel côté italien (un mur ! Le truc le plus dur que j’ai gravi je pense, plus dur que le Granon), et la montée finale vers Risoul. À chaque fois j’ai accéléré dans les trois derniers kilomètres et repris pas mal de monde. Dans la descente du col Agnel après la montée côté italien, on nous avait rajouté une section de petite route qui remontait sur St-Véran, bien « teigneuse », je l’ai gravie en injection, à 2000m d’altitude. Rien à voir avec Montgenèvre le 15 juillet. Bref il y a du progrès. De son côté le Lapierre Xélius s'avère super confortable sur ce genre d'effort long, même pas mal au c... à la fin de la journée ni le lendemain!

 

Anecdote: au sommet de la première ascension de l'Agnel je voiss Manu Molle qui officie pour followracer, je le gratifie d'un geste victorieux...Au 2ème passage du col je crois bien que je n'aurais plus eu la force d'en faire autant!

 

 

Trop content de revoir Manu "top photos" Molle!



 

Le lendemain, je gravis le Granon avec Jules, qui le trouve plus dur que l’Alpe-d ’Huez (je valide). Je grimpe à mon rythme les trois derniers kilomètres et à nouveau les jambes répondent malgré la grosse journée de la veille (6h de vélo, 4000D+).

 

 






En train de montrer La Grande Ruine (3765m) à Jules...qui regarde à droite!








 

 

Puis se jette dans un lac à 2425m (12°?), on marche sur diverses pentes et plaques de neige, deux heures en tout, à la fin on a notre dose, on a quand même grimpé 1650m (1100 à vélo, 550 à pied), les copains ont envie d’une glace, on se la fait, ça faisait bien longtemps que je n’en avais pas mangé une !

 

 





Une piscine sous la Gardiole...non chauffée!







 

Les dimanche et lundi soir, on loge au gîte de l'Aiguillette du Lauzet, à 1700m sur la route du Lautaret, je vous le recommande! Les repas sont super bons, le petit déjeuner également, les propriétaires sont super agréables, et ça vaut le coup de faire une photo de la cochonne qui mange les restes de nos repas:

 

 









T'es belle toi!











Le mardi matin avec Jules je gravis les 10 derniers kilomètres du Lautaret tout en souplesse (34X25), puis les 8km du Galibier en force (50X25), avant de récupérer Jules un peu plus bas, il a suivi un cyclo de Vesoul qui l'emmène bon train, il souffle à mort mis ne lâche pas, il m'impressionne! Je gravis donc à nouveau la fin du col avec Jules et le cyclo:











Heureux à trois, à 2600...








Sous le Galibier l'ambiance est trop cool: fromagerie avec Beaufort à 15,40€ le kilo, un troupeau de mille moutons qui traverse la route, la bergère qui galère à récupérer le cinquième chien, un tout jeune plus effrayé par les voitures que par le reste, une température de 17° proche du confort absolu...On s'immobiliserait bien ici!









1000 moutons avant 500km de voiture...









Alors on pique-nique avant de faire 5h20 de voiture pour reposer pied à Thonnance les Joinville, sommets à 391m...Aaaargh! Je retrouve les salades, oignons et carottes qui ont pris quelques centimètres durant notre absence. Bonne idée, on en arrache et en mange un peu!


Au final, j'ai...une furieuse envie de retourner là-bas!

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