Championnats du monde masters…

Article publié dans la rubrique Course

Cet article parle de :

Pauline me voilà, tu n'es plus seule! Un peu d'humour en ces temps difficiles... Aux championnats du monde masters xco à Vermiglio, j'ai donc "explosé en vol", passant de la 4ème place à la mi-course à la 21ème à l'arrivée, malgré un super matériel, à 7 minutes du vainqueur Gilberto Perini. Ce résultat calamiteux donne une signification particulière à un ensemble d'éléments que je semblais ne pas vouloir voir en face depuis quelques mois:



* Le jeudi 24 mars, après le repas de midi au collège j'attrape une diarrhée, puis une autre...Deux jours plus tard je rate complètement la manche d'ouverture de coupe de France xco à Marseille (30 scratch, 2ème M50). Je subis des diarrhées quasi-quotidiennes pendant deux mois. Ma femme me dit d'aller voir un médecin, je lui dis que ça va passer...Ca finit par passer plus ou moins. Parfois ça revient quand par exemple j'ai mangé un peu trop, comme si mes intestins étaient réglés sur ultra-sensible. Deux ou trois fois j'ai dû descendre en urgence de ma voiture...! Du coup j'ai certainement été souvent déshydraté cette année. J'ai aussi souvent "trop chaud", sur le vélo je sue plus que l'année dernière, comme si j'avais souvent un peu de fièvre. J'ai aussi souvent eu un poids un peu trop bas, que je mets en relation avec un manque de force à partir de cette manche de Marseille (six jours avant j'étais en pleine forme en coupe de Champagne à Fumay).


* Le mardi 3 mai je me claque l'ischio-jambier gauche: 12 séances de kiné, perte d'élasticité, ça met du temps à revenir...Pour couronner le tout je me fais agresser en course par Eric Busonera à Ussel (depuis il fait ce qu'il peut pour bien se comporter envers moi). A Ussel je suis 22ème, sans cette agression j'aurais fait environ 17 - 18ème je pense. Correct mais pas top. Je gagne en M50 alors je me dis que je suis quand même en forme...


* Au championnat de France je mets ma contre-performance (4ème) sur le compte du manque d'adaptation à l'altitude. Certes ça a joué. Mais quand j'y repense, ce jour-là j'avais la tête qui tournait au pont de me sentir quasiment en danger sur mon vtt. Or ça a recommencé à Vermiglio à la mi-course, à 1250m d'altitude seulement...


* Lors de la 3ème manche de coupe de France à Oz en Oisans, je fais 22 scratch, j'ai mis ça sur le compte de la grosse cyclosportive montagneuse courue une semaine avant (Risoul Queyras). Et comme je gagne en 50 ans, j'ai l'impression d'être "pas mauvais"...


* Lors de la finale de coupe de France à Méribel je suis 25 scratch et 2ème M50. Je mets cela sur le compte des repérages un peu plus poussés effectués depuis le jeudi. Je me voile encore la face. Je remporte la coupe de France M50, ce qui m'aide à me voiler encore un peu plus la face...


* Ensuite, tout de même conscient que je ne vais  pas bien vite (près de 5 minutes plus lent qu'en 2015 sur parcours équivalent! 14 places perdues au général scratch masters en un an...), je cherche à récupérer. A Vermiglio je dors bien, je mange bien, je pense que ça va bien aller. Pourtant je trouve que mes amis vététistes avec qui je repère sont vraiment en forme...Et l'avant-veille de la course je fais une ascension rapide, ensuite je n'ai plus envie, je roule tout doucement...Je me dis que de toute façon je ne dois pas forcer...Je passe aussi sous silence le fait qu'avant de partir à ces championnats je me serais bien vu rester chez moi, tranquille!


Bref, je me "cache" tout un tas d'éléments significatifs, un peu comme en 1994 avant que je découvre une anémie carabinée. Je remarque aussi une faim et un mal aux jambes exagérés après les courses, particulièrement après Méribel et Vermiglio.


Demain je vais donc demander à effectuer des analyses (au moins sanguines).


Car en tout honnêteté, je ne me vois pas faire d'autres compétitions dans un tel état...D'ailleurs, cette année difficile me fait prendre conscience a posteriori du niveau que j'avais quand j'ai obtenu chacun de mes titres! Actuellement j'ai l'impression d'être un "autre" coureur. C'est une sensation étrange, et étrangement sans incidence sur mon moral.



Cela me différencie de Pauline que je citais en début de texte. La pauvre est fortement touchée physiquement et moralement. En ce qui me concerne, seul le physique est affecté, tout va bien du côté du moral. J'ai la pêche au travail, plein de projets...Et si j'avais juste besoin de deux mois de REPOS? Je serai bientôt fixé.


Alors à bientôt!

Imprimer cet article Imprimer cet article