Saint-Dizier on Ice

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Après avoir passé mon temps à grimper des Galibiers le week-end de l'Ascension (ça ne s'invente pas), je me demandais à quelle sauce j'allais être mangé sur une semi-nocturne de 80 bornes plate comme une limande avec 50 tours à 4 relances en force par tour...


En parlant de "manger", trois heures trente avant la course j'ai mangé du gâteau de l'effort maison, du gâteau de riz...et une tranche de dos de cabillaud cuite au four et agrémentée d'un peu d'huile d'olive...Envie (besoin sûrement) de protéines! Envie sûrement due à l'accumulation d'efforts durant le week-end de l'Ascension, efforts dont il me semble que j'ai plus que bien récupéré, je m'en suis rendu compte dès mercredi lors d'un entraînement vtt où "j'accélérais dans la joie" et où les watts venaient bien dans les côtes très raides.

Hier soir la pluie est venue à ma rescousse. Le tracé est devenu super-glissant, notamment le mythique "virage du théâtre", qui fut le théâtre d'au moins deux chutes...Je parle de celles où j'étais dans la roue de celui qui chute! Première à l'échauffement, avec un coureur de Châlons qui expliquait à un jeune un peu tendu qu'il devait moins freiner. Il a abordé ce virage bien trop à l'intérieur. Avant même qu'il tourne je me suis dit "Oh là là il est joueur..."...et il s'est mis sur le toit! Il s'est relevé avec un juron "Parcours de merde!", alors qu'avant le parcours semblait bien lui convenir, hé hé. La deuxième chute fut celle de Christophe Garnier, un des locaux, en course, lui aussi trop à l'intérieur. Et je ne parle  pas des multiples "ripades" de roue arrière, dont une ou deux de ma part. A ce moment-là il ne faut surtout pas freiner! Et merci les Hutchinson Fusion gonflés à 6 bars.


Bref avec mes habiletés de vététistes et cette météo pluvio-orageuse j'étais comme un poisson...dans l'eau.


J'ai démarré la course très décontracté (elle me servait d'entraînement), à l'arrière du paquet d'environ 40 coureurs, puis je me suis vite rendu compte que certains étaient vraiment "bloqués" par le terrain glissant, alors j'ai remonté progressivement, heureusement car quand je me suis retrouvé dans les dix premiers vers le 4 ou 5ème tour c'était parti! Pile-poil!


Pendant 15 tours je ne pouvais pas relayer, ça allait bien vite pour moi, tout juste redescendu de mes montagnes inclinées...Encore un peu j'aurais oublié de passer le gros plateau :-) . Comme on virait très lentement (moyenne seulement 39,2km/h) les relances étaient d'autant plus dures, ça piquait! Par contre je ne soufflais pas. C'est juste les jambes qui avaient bien du mal à comprendre ce qu'il se passait alors qu'elles venaient de passer 13 Galibiers sur 39X23, 39X25...


Dans la deuxième moitié de course ça allait mieux, on a pris un tour au peloton, puis la pluie (chaude) s'est arrêtée, ça glissait un peu moins...On était sept devant. Quand ils ont commencé à se "faire la peau" je me suis accroché, parfois à la limite. Quand ça se relâchait je passais des relais. Puis à 600m de la ligne j'ai ramené 4 coureurs sur deux autres qui tentaient le break avant de m'écarter et les laisser s'expliquer au sprint: 7ème et content!


J'ai même eu la surprise de recevoir un joli bouquet: premier des "3ème catés". Regardez comme il est beau:







On ne s'est pas fait de fleurs en course et pourtant...






Maintenant récup à base d'encouragements à Jules au triathlon de Lusigny, coupe Grand-Est demain à Raon aux Bois, si possible avec les élites, récup encore lundi à base de vtt avec les jeunes en difficulté...et les Mondiaux masters dans 15 jours à Vallnord, là-haut, à 2000m...à nouveau sur les petits braquets!

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