Coupez!

Article publié dans la rubrique Entraînement

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Seize jours sans toucher au vélo: ni vélo de route, ni vtt, ni home-trainer, rien. Ou plutôt de nombreuses autres choses, qui m'ont permis de me rendre compte que j'étais certainement "usé en profondeur".


Après le championnat de France masters, terminé second à 45 secondes de l'ami Marc Balascovic, nous sommes allés au restaurant avec Marc afin de bien commencer la récup!


Puis j'ai passé deux jours sur le circuit de Ploeuc à regarder les autres courses. Avec mon fils Jules on a bien arpenté le circuit, mais au fil des courses je me sentais de plus en plus fatigué! Le dimanche après la course des élites je me sentais complètement cuit. Un mal aux jambes terrible, parfait prolongement (et accentuation) de celui que j'avais ressenti lors de mon championnat de France.


Comme j'enchaînais avec deux semaines en Bretagne (Estivales de volley-ball pour Jules), j'ai estimé que c'était le moment de poser le XR dans un coin et de ne pas y toucher. Quand je l'ai repris le dimanche 30 juillet pour le remettre dans le coffre de la voiture le Black Mamba de l'arrière était moitié dégonflé...mais moi j'étais peut-être "regonflé"?


Le dimanche 30 juillet, 16ème jour sans vélo, nous sommes rentrés à Thonnance. Le lundi 31 j'ai roulé deux heures sur mon XR de test, non sans avoir constaté préalablement que j'avais perdu un kilo! Pourtant pendant les deux semaines sans vélo j'ai bien mangé. Mon corps avait-il besoin "d'accumuler sans dépenser"? C'est bien possible. Par ailleurs sur le vtt tout allait on ne peut plus normalement, à part quelques crampes dans la paume de la main gauche qui avait visiblement un peu perdu l'habitude d'agripper le cintre. Mieux comprendre les souffrances des débutants...Je n'ai pas particulièrement forcé mais j'ai gravi quelques côtes très raides où j'ai constaté que je soufflais très peu. Effet de la récupération? Bénéfice de la perte d'un kilo? Effet des jours passés en altitude au Lautaret fin mai + en Andorre? Cumul d'un peu de tout cela?


En tout cas j'ai été très étonné de l'absence totale de frustration du fait de ne pas rouler. Peut-être suis-je prêt à passer à autre chose!


En Bretagne, j'ai fait pas mal...d'escalade. Eh oui, j'avais noté la présence de quelques petites falaises, certes pas de celles qui vous laissent un souvenir impérissable, mais des petits bouts de rocher aux voies de 4 à 6c, voire 7b+ au site de Mont-Dol où nous sommes allés deux fois avec ma femme pendant que Jules tapais des ballons au tournoi des Estivales. Les autres sites j'y allais le matin pendant 2 ou 3h soit avec Lolo soit avec Régis qui filait ensuite aux Estivales de volley. 5 à 7 longueurs par jour entre 5 et 6c...et une furieuse envie de refaire de l'escalade ce mois d'août!


J'ai évidemment pas mal marché en bord de mer, pris quelques bons coups de soleil (notamment le premier jour où je me suis endormi sur la plage: le piège!), arpenté quelques marché où j'ai été surpris de la densité d'artisans bretons. J'ai ainsi pu trouver du dentifrice sans emballage plastique, du savon saponifié à froid (cinq semaines pour obtenir un savon), des brosses à dent à manche en bois, du bon miel de châtaignier (je ne savais pas qu'on en faisait en Bretagne), des variétés de thon que je ne connaissais pas...


Durant ces deux semaines sans rouler, à part l'envie de refaire de l'escalade, je me suis rendu compte que si mon genou droit continue de se dégrader et me prive de compétition vtt, je peux trouver d'autres centres de motivation. C'est réconfortant.


En tout cas il est clair que deux semaines sans vélo peuvent être très bénéfiques. Le tout est de parvenir à les tenir. En cela je n'apprends rien aux sportifs d'endurance qui ont en général tant de mal à se reposer pour de vrai...

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