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Article publié dans la rubrique Course

Eh bien non je n’ai pas remporté de 12ème titre de champion de France ce week-end à Ploeuc (2ème à une quarantaine de secondes de l’ami Marc Balascovic après avoir mené moitié de la course mais en souffrant énormément). Et ça me sera difficile d’en regagner si je ne règle pas ce problème de genou droit et si je ne récupère pas d’une sorte de fatigue profonde qui me freine bien depuis deux ans et dont j’ai du mal à identifier la cause. Peut-être fais-je trop de choses à la fois. Mais cela m’amène à d’autres considérations, plus générales, sur mon mode de vie actuel…qui ne me déplaît pas du tout loin de là !f

Mes préoccupations « physiques » s’orientent de plus en plus vers le maintien d’une bonne condition physique générale (ça me paraît de plus en plus important à mesure qu’on avance en âge), on me sollicite fréquemment pour des conseils (d’entraînement, de mode de vie) que je prends plaisir à prodiguer, je mène toujours l’action VTT éducatif et j’ai plaisir à voir les jeunes s’épanouir à travers ces activités, au travail je trouve de plus en plus intéressant d’apporter du soutien aux élèves en difficulté ou d’aider les élèves à progresser en anglais…Parallèlement je me sens moins enclin à « sacrifier » ces activités pour me concentrer sur ma propre performance.

Après tout, je ne fais que vivre l’évolution probable (souhaitable ?) vers le « partage d’expérience » dont je parle au chapitre « Quadragêneurs » de VTT Rouler plus vite.


Mais revenons à cette course : vendredi 14 juillet 2017 16h30.

L’avant-veille j’ai fait trois tours de reco sans souci particulier, le tracé est très joli, les descentes dans la terre de bruyère sont amusantes, on trouve aussi pas mal de montées où il faut mettre de la puissance, un roc garden en montée, un gap artificiel avec planche qui se fait bien, des choix de trajectoires intéressants, bref de quoi s’exprimer et s’amuser sur le XR.

Je choisis de monter un Taïpan à l’avant et un Black Mamba à l’arrière car le terrain n’est pas cassant, les risques de crevaison sont réduits, et dans les montées en terre dure le Black Mamba offre un très bon rendement tandis que le Taïpan permet d’appuyer sur l’avant dans les descentes techniques.

La veille de la course je ne roule pas, le matin de la course je fais un tour de reconnaissance : le gap est devenu plus difficile mais ça passe toujours.

À l’échauffement j’ai du mal à forcer. Je sais que ce n’est pas bon signe mais je ne dis rien à personne. Sauf que cela fait deux ans que ça dure…

Au départ je gicle en tête puis je me retrouve 3 ou 4ème, Marc est devant. En voulant prendre une trajectoire alternative en montée je m’enfonce dans la terre molle et rétrograde 6ème. Je ne m’affole pas (on a trois tours et demi, on commence par la 2ème partie du circuit, celle du roc garden). Je remonte tout le monde dans des parties roulantes en montée et me retrouve en tête…Mais j’ai mal aux jambes, je ne peux pas mettre de force, comme depuis deux ans…

Je fais moitié de la course en tête avec jusque 12-15 secondes d’avance. Derrière, Marc Balascovic, Alain Morra et Fred Garcia sont à peu près ensemble. Dans les lacets du Col des Fougères (« Alpe-d’ Huez » de Ploeuc) on se voit bien !

Vers la mi-course je sens que ça va être très difficile de rester en tête, je me demande brièvement si je ne devrais pas laisser Marc revenir et rouler un peu dans sa roue. Mais je sais aussi que lorsqu’on fait cela celui qui nous rattrape a un gros moral et en général accélère. Je me dis aussi que si je réussis à lui mettre la pression en descente il ne reviendra peut-être pas. Mais comme je suis mal physiquement j’aborde les descentes un peu tremblant et je ne descends pas si vite que cela.

Marc me passe dans la deuxième « Alpe-d’ Huez », je roule un peu derrière lui puis il me prend ensuite seconde pas seconde, sans attaquer. Il est juste un peu plus fort que moi.

Dans la fin du dernier tour je tente de finir une petite côte à bloc et je contracte une crampe dans la cuisse gauche : à ce moment-là je sais que c’est perdu définitivement car il reste moins de 2km et je dois ralentir. Marc a déjà 25 secondes d’avance.

Du coup, à l’abord du dernier roc garden, qu’il grimpe pendant que je descends en face, je lui adresse un pouce levé en signe de félicitation. Je crois qu’il ne l’a pas vu. Puis c’est l’arrivée, je remercie les spectateurs pour leurs encouragements plus que nourris, et avec Marc on se tombe dans les bras, ravis de la beauté de la lutte qu’on vient de se livrer.


Après les podiums avec Marc on se fait un resto où, pour répondre à une question d’Eric Davaine, on n’a pas réussi à se départager. Il faudra donc remettre cela en 2018 !

Sauf que je ne sais pas où aura lieu le prochain championnat de France…On a le temps d’y penser.

En attendant il risque d’y avoir une coupe du monde à Ploeuc sous peu tant le parcours et l’organisation nous ont comblés !


Merci la Bretagne, vive les Bretons et à bientôt j’espère !

Eh bien non je n’ai pas remporté de 12ème titre de champion de France ce week-end à Ploeuc (2ème à une quarantaine de secondes de l’ami Marc Balascovic après avoir mené moitié de la course mais en souffrant énormément). Et ça me sera difficile d’en regagner si je ne règle pas ce problème de genou droit et si je ne récupère pas d’une sorte de fatigue profonde qui me freine bien depuis deux ans et dont j’ai du mal à identifier la cause. Peut-être fais-je trop de choses à la fois. Mais cela m’amène à d’autres considérations, plus générales, sur mon mode de vie actuel…qui ne me déplaît pas du tout loin de là !

Mes préoccupations « physiques » s’orientent de plus en plus vers le maintien d’une bonne condition physique générale (ça me paraît de plus en plus important à mesure qu’on avance en âge), on me sollicite fréquemment pour des conseils (d’entraînement, de mode de vie) que je prends plaisir à prodiguer, je mène toujours l’action VTT éducatif et j’ai plaisir à voir les jeunes s’épanouir à travers ces activités, au travail je trouve de plus en plus intéressant d’apporter du soutien aux élèves en difficulté ou d’aider les élèves à progresser en anglais…Parallèlement je me sens moins enclin à « sacrifier » ces activités pour me concentrer sur ma propre performance.

Après tout, je ne fais que vivre l’évolution probable (souhaitable ?) vers le « partage d’expérience » dont je parle au chapitre « Quadragêneurs » de VTT Rouler plus vite.


Mais revenons à cette course : vendredi 14 juillet 2017 16h30.

L’avant-veille j’ai fait trois tours de reco sans souci particulier, le tracé est très joli, les descentes dans la terre de bruyère sont amusantes, on trouve aussi pas mal de montées où il faut mettre de la puissance, un roc garden en montée, un gap artificiel avec planche qui se fait bien, des choix de trajectoires intéressants, bref de quoi s’exprimer et s’amuser sur le XR.

Je choisis de monter un Taïpan à l’avant et un Black Mamba à l’arrière car le terrain n’est pas cassant, les risques de crevaison sont réduits, et dans les montées en terre dure le Black Mamba offre un très bon rendement tandis que le Taïpan permet d’appuyer sur l’avant dans les descentes techniques.

La veille de la course je ne roule pas, le matin de la course je fais un tour de reconnaissance : le gap est devenu plus difficile mais ça passe toujours.

À l’échauffement j’ai du mal à forcer. Je sais que ce n’est pas bon signe mais je ne dis rien à personne. Sauf que cela fait deux ans que ça dure…

Au départ je gicle en tête puis je me retrouve 3 ou 4ème, Marc est devant. En voulant prendre une trajectoire alternative en montée je m’enfonce dans la terre molle et rétrograde 6ème. Je ne m’affole pas (on a trois tours et demi, on commence par la 2ème partie du circuit, celle du roc garden). Je remonte tout le monde dans des parties roulantes en montée et me retrouve en tête…Mais j’ai mal aux jambes, je ne peux pas mettre de force, comme depuis deux ans…

Je fais moitié de la course en tête avec jusque 12-15 secondes d’avance. Derrière, Marc Balascovic, Alain Morra et Fred Garcia sont à peu près ensemble. Dans les lacets du Col des Fougères (« Alpe-d’ Huez » de Ploeuc) on se voit bien !

Vers la mi-course je sens que ça va être très difficile de rester en tête, je me demande brièvement si je ne devrais pas laisser Marc revenir et rouler un peu dans sa roue. Mais je sais aussi que lorsqu’on fait cela celui qui nous rattrape a un gros moral et en général accélère. Je me dis aussi que si je réussis à lui mettre la pression en descente il ne reviendra peut-être pas. Mais comme je suis mal physiquement j’aborde les descentes un peu tremblant et je ne descends pas si vite que cela.

Marc me passe dans la deuxième « Alpe-d’ Huez », je roule un peu derrière lui puis il me prend ensuite seconde pas seconde, sans attaquer. Il est juste un peu plus fort que moi.

Dans la fin du dernier tour je tente de finir une petite côte à bloc et je contracte une crampe dans la cuisse gauche : à ce moment-là je sais que c’est perdu définitivement car il reste moins de 2km et je dois ralentir. Marc a déjà 25 secondes d’avance.

Du coup, à l’abord du dernier roc garden, qu’il grimpe pendant que je descends en face, je lui adresse un pouce levé en signe de félicitation. Je crois qu’il ne l’a pas vu. Puis c’est l’arrivée, je remercie les spectateurs pour leurs encouragements plus que nourris, et avec Marc on se tombe dans les bras, ravis de la beauté de la lutte qu’on vient de se livrer.


Après les podiums avec Marc on se fait un resto où, pour répondre à une question d’Eric Davaine, on n’a pas réussi à se départager. Il faudra donc remettre cela en 2018 !

Sauf que je ne sais pas où aura lieu le prochain championnat de France…On a le temps d’y penser.

En attendant il risque d’y avoir une coupe du monde à Ploeuc sous peu tant le parcours et l’organisation nous ont comblés !


Merci la Bretagne, vive les Bretons et à bientôt j’espère !





Un podium très convivial, prélude au resto ;-)


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