Montgenèvre: sonnez trompettes!

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Voici le lot que je me suis confectionné personnellement pour clore la coupe de France vtt xco 2017:







Le noir leur va si bien...







3,5 kg de trompettes de la mort dont un bon kilo est déjà parti chez les voisins (ma générosité me perdra :-)  ), cinq cents grammes sont en train de mijoter avec huile d'olive - sel - poivre - ail et persil, et le reste ne perd rien pour attendre, hé hé.


C'est amusant comme hier, dès mon week-end de compétition achevé, j'avais envie de rentrer en Haute-Marne pour aller aux champignons. Mon beau-père avait fait un joli panier, je ne pouvais pas le laisser tout seul comme ça...


Etonnant aussi comme ce matin j'avais la patate. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive un lendemain de course. Redescendu des hauteurs haut-alpines j'ai retrouvé mon oxygène :-) !


Après quelques articles de presse rédigés à l'aube, j'ai donc sauté dans ma voiture pour près de trois heures à fouiller la forêt à l'affût de coins humides où les trompettes aiment se nicher. L'avant-dernier rond trouvé fut amusant: je vois deux belles amanites phalloïdes (mortelles), je mets un coup de pied dans leurs chapeaux, qui retombent...à côté de trompettes de la mort que je n'avais pas vues en passant dessus! Champignons mortels et trompettes de la mort: je n'avais plus qu'à ramasser!!


Ca plus les 20kg de mûres cueillies en deux semaines


"Ca fait un bon mois d'août

Il n'y a aucun doute"

 

Scroutch, scroutch, scroutch...

 

...Je reprends cet article après avoir dégusté ces noires demoiselles qui, ma foi, ne se sont pas vu mourir.

 

Hier, je courais donc  la finale de la coupe de France VTT XCO masters. Je n'avais pas couru depuis le championnat de France, je suis même resté 16 jours sans toucher à un vélo sans que cela me manque le moins du monde, signe d'une fatigue avancée. Mais chez les 50 ans on est quatre à bien se tirer la bourre, il règne une super ambiance entre nous, l'après-course s'est d'ailleurs conclu autour d'un verre offert par Marc Balascovic, grand seigneur et grand vainqueur.

 

En effet, partant trois lignes devant moi il a tout de suite pris une trentaine de secondes d'avance, le temps que je m'extirpe des bouchons. De mon côté je me suis trouvé tout de suite en bagarre avec les deux autres "mousquetaires", Fred Garcia et Alain Morra (champion du monde des 55 ans). Je craignais d'être une fois de plus asphyxié mais j'ai vu dès le début de course que je parvenais à forcer malgré l'altitude. Malheureusement, ma nuit avait été bien écourtée par des fêtards qui sont venus gueuler au pied de notre gîte de 1h à 2h du matin! Je ne me suis pas rendormi avant 3h, à un moment j'ai commencé à me dire que j'allais tout en voyer paître...

 

Mais au sommet de la première longue côte je suis dans la roue d'Alain Morra. Ce n'est pas son jour...Il chute une première fois. Fred Garcia est juste derrière, on poursuit tous les deux, à la lutte pour la deuxième place, même si à ce moment-là je n'arrive pas à situer Marc Balascovic. J'apprendrai au 2ème tour qu'il est 35 secondes devant.

 

Avec Fred Garcia on se fait un "à toi - à moi" jusqu'à la fin du 3ème tour où je fais une faute technique: je remonte insuffisamment un bunny sur une buse en béton et coupe un peu le flanc du Black Mamba. J'entends 4 pertes d'air puis plus rien, j'ai donc perdu en pression mais le préventif Hutchinson a fonctionné à merveille. Ne voulant prendre aucun risque pour le dernier tour, je décide de m'arrêter au stand pour changer la roue. Mon assistant n'étant pas prévenu de ma mésaventure il doit aller chercher la roue, je reste une petite minute au stand et repars donc en double Taïpan. Au revoir Fred, on ne saura jamais qui aurait fait 2ème, même si je penche plutôt pour Fred: il termine avec 1'46 d'avance sur moi, j'avais perdu une vingtaine de secondes sur l'amorce de crevaison et une petite minute au stand, restent 25 secondes à son avantage. Et puis je n'avais qu'à bien terminer mon bunny!

 

J'en profite pour dire tout le bien que je pense de mon Lapierre XR Ultimate, "trop plaisant" en descente et tout à fait opérationnel en montée. Je note d'ailleurs la rapide croissance du nombre de Lapierre XR en coupe de France. J'adore ce genre de vtt tout suspendu, à la fois rapide et confortable. Je suis également curieux de savoir comment se comporte le nouveau Pro-Race avec système SAT (Shock Absorbtion Technology), dont j'ai vu des éloges par exemple sur vojomag.com. Peut-être des news bientôt! Dans le même ordre d'idée j'espère faire quelques virées sur un Gravel, dont l'esprit correspond bien au mien, amateur de forêts et de chemins de traverse...

 

Mais revenons à la course! Après l'arrêt au stand  je repars 4ème, Alain Morra est passé par là...Je reviens dans sa roue avant la mi-pente de la grosse côte mais à ce moment-là il subit un saut de chaîne, puis un autre. Visiblement il a tordu sa patte de dérailleur sur sa chute initiale (avec de l'expérience on peut la redresser très vite, même en course). Pour finir, il va rechuter et son visage va frapper durement une souche. Il terminera ensanglanté, avec du mal à tenir debout...Pauvre Alain, ce n'était vrrrrraiment pas son jour.

 

Verdict de la manche 1 Balascovic - 2 Garcia - 3 Stéphan - 4 Morra, classement général final de la coupe de France 1 Balascovic (3 victoires contre deux pour moi) - 2 Stéphan - 3 Morra (qui n'a pas tout perdu!).

 

Je monte donc deux fois sur le podium, pour la manche et le général, avec les trois autres mousquetaires on montre qui son genou cagneux, qui ses plaies séchées...et tout le monde a le sourire :-)

 

 




On est bien sur la boîte même quand on s'est pris des boîtes






Ce sont ces moments d'amicale compétition qui me donnent envie de poursuivre malgré l'usure de mon genou droit...On se voit en 2018?

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