Championnats du monde et de France: prendre un peu de recul…

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Après mes championnats du monde (17 juillet) et de France (20 juillet), j'ai voulu rédiger un compte rendu, mais dès le lendemain matin des championnats de France je partais pour la Bretagne (sans vélo!), à 30km du domicile de mon vainqueur des "France" :-) . Arrivé en Bretagne j'ai écrit le plus gros du texte que vous trouverez ci-dessous...puis j'ai oublié tout ça et j'ai passé neuf jours en bord de mer, à marcher, faire de l'escalade, nager en mer, regarder les Estivales de volley, manger des moules (je parle des marinières, parce que c'est vrai que pour les esprits mal tournés, aux Estivales de volley, il y a du "beau monde" :-) :-) :-)   ). Le texte est resté dans l'ordi.


Voici donc mes impressions laissées en "attente de parution" :

Le bilan « championnat du monde – championnat de France » est mitigé: 5ème des Mondiaux + 2ème des « France » = pas de titre. L’équation est limpide.

Ce qui l’est beaucoup moins, ce sont les causes de ma baisse de régime. Je n’ai pas fait une seule course avec de très bonnes jambes depuis mars 2015, où j’avais fait une super entame de coupe de France à Marseille (8ème scratch masters à 52 ans), j’avais remporté le championnat de France assez largement (avant de crever au bout de 200m aux championnats du monde en Andorre).


Des cuisses bien maigres je trouve...




Début 2016 j’ai connu de manière très soudaine un gros problème de diarrhées à répétition, ça a duré des mois, ça a même repris parfois en 2017, puis ça s’est arrêté sans que je puisse dire pourquoi.

Dans le même temps l’état de mon genou droit (opéré 5 fois entre 1984 et 1990 mais qui me laissait plus ou moins tranquille depuis) s’est dégradé, me posant des problèmes pour m’entraîner en intensité notamment en force, voire jusque dans certaines situations plus banales (m’accroupir, jouer au futsal avec les élèves…). Néanmoins j’ai noté un progrès de ce point de vue depuis un mois, depuis qu’on m’a parlé des effets anti-inflammatoires des feuilles de cassis, qui semblent réels. J’ai du cassis chez moi, depuis un mois chaque jour je bois de l’eau dans laquelle trempent des feuilles de cassis, et de temps à autre je mâche une feuille. Je rêve d’un genou droit qui fonctionne normalement à nouveau, plus d'ailleurs pour mon quotidien que pour la compétition…




* Aux championnats du monde à Vallnord (entre 1900 et 2000m) j'ai été asphyxié par l'altitude. Je n'avais pas pu passer une seule journée en altitude pour m'acclimater. J'ai effectué des exercices en hypoxie à vélo et en natation, cela n'a pas suffi. En outre j'ai faibli en fin de course, comme cela m'arrive souvent depuis 2016. Aurais-je besoin d'une méga-coupure?


* Au championnat de France, avec Marc Balascovic on s’était dit que le grand favori était Hervé Prudhomme, qui malgré un gabarit plutôt « lourd » avait fort bien marché en Andorre, à 1950m d’altitude. On se disait qu’en plaine et a fortiori sur le circuit peu technique de Lons le Saunier il allait faire un malheur. Il l’a fait. J’ai fait deux tiers de la course en tête, mais dans le troisième tour Hervé s'est rapproché. J’avais mal aux jambes, je ne pouvais pas aller plus vite. Je pilotais bien (merci le Lapierre XR et le montage Cobra avant – Skeleton Hardskin arrière) mais pour que je reste devant Hervé il aurait fallu un circuit avec plus de passages difficiles techniquement, car il avait plus de rythme et de force que moi. Et comme aux mondiaux j'ai faibli sur la fin (gros mal aux jambes).


Sur la fin du troisième tour Hervé me dépasse mais je le redouble à la faveur du seul passage un peu difficile techniquement (la marche + les 2 troncs) où il prend une échappatoire. Mais il me rattrape rapidement et me « pose » à la faveur de la mini-montée suivante qu’il passe en injection en danseuse alors que je reste assis. Je n'ai rien pu faire. Je me suis un peu relâché mentalement avant de remettre en route en fin de 4ème tour afin que Stéphane Onésime ne me rattrape pas (mais en fait il courait en 50-54 ans, c’est Marc Balascovic qui complète notre podium).




Mauvaise ou bonne place?...





Je ne gagne donc pas, néanmoins une fois de plus j’ai pris beaucoup de plaisir à cette bataille sportive…qui a d’ailleurs commencé avec une anecdote amusante : j’ai entendu éric Davaine appeler les coureurs avant le départ, je me suis placé en attente d’être appelé…Je n’ai pas été appelé ! Il n’appelait que les 50-54 ans, tous derrière moi au classement général de la coupe de France 50 et plus…Je suis redescendu aux lignes de départ pour apprendre que j’étais en 4ème ligne ! Heureusement le départ s’est bien passé et après 5 minutes de course j’étais 2ème scratch derrière Jean-Yves Rannou qui remporte la catégorie 50-54 ans. La suite on la connaît.




Je viens donc de poser le vélo pendant 9 jours. Ce matin j'ai roulé avec l'ami Lucas Duveaux, on a fait quelques intensités et mes jambes étaient meilleures qu'au moment des France...Je pense donc de plus en plus à une vraie grosse coupure. Une sorte de "régénération". Et peut-être faire des coupes dans mes activités associatives qui pompent beaucoup d'énergie. Trace Verte - présidence de l'UCJV - Cross Mélaire - VTT Éducatif...En 2019 je ferai des choix.

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