15cm… de Blanche Neige

Article publié dans la rubrique Ecologie

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Deux mercredis de suite qu'un manteau blanc recouvre ma contrée, deux mercredis de suite que je vais la neige rencontrer...

 

Près de trois heures chaque fois, un peu moins et un peu plus de 600m de montée (et autant de descente que mes genoux apprécient moins), beaucoup de glissades dans les raides coteaux entourant mon village (sa topographie surprend souvent les visiteurs qui pensent que j'habite une région plate...), aujourd'hui pas mal de "douche" en début de marche, lorsque je cheminais par des faces Ouest qui prenaient le soleil, ennemi du blanc manteau...

 

Une permanence: le silence: on aurait dit que toute la faune s'était tue, même qu'elle avait disparu. Pas un chant d'oiseau, pas un animal qui détale, ni même tous ces trous creusés par les sangliers que j'avais vus la semaine dernière "même jour - même heure" (mais pas mêmes orientations de coteaux, ceci explique-t-il cela?).

 

Quoiqu'il en soit j'ai marché 2h30 dans une solitude totale, j'ai juste entendu quelques cris joyaux de jeunes lugeurs en début de balade, puis plus rien si ce n'est les gouttes de fonte tombant des arbres... sur ma tête. Puis même plus, vers 16h tout s'est refroidi, d'autant plus que j'ai surtout marché dans des faces Est et Nord, une forme d'immobilité a figé la forêt, moi seul m'agitais...

 

Pendant ces marches il me vient toujours un tas de pensées très poétiques voire sérieuses, que pour la plupart j'oublie en rentrant. Il reste à inventer la télé-transmission de pensée, directement sur l'ordi, pour faire de meilleurs articles!

 

Il n'empêche, je me souviens bien m'être fait la réflexion que malgré ces deux journées "blanc bleu", l'avenir est assez sombre. Il y a 35 ans, les étendues blanches immaculées étaient le lot commun de l'hiver, elles duraient souvent une à deux semaines, maintenant elles font la une d'un journal de 13h, juste le temps que ça fonde...

 

Mais ne plongeons pas dans une déprime houllebecquienne (je viens de terminer Sérotonine, pauvre Michel, tu es au fond du fond... Ça vaut bien un smiley :-)   )

 

Quand il reneigera

Moi je remarcherai

Et quand elle fondra

Eh bien je roulerai

 

Et pis c'est tout.

 

 


Devant - derrière chez moi des coteaux des forêts... "C'est quand même bien fait"


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