So British… or worldwide?

Article publié dans la rubrique Ecologie

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De retour d'Angleterre

D'un voyage scolaire

Je me pose des questions

Sur notre évolution

 

Il y avait un pays

Quelque chose à en voir

Certains ont surtout pris

Du sucre matin et soir

(et des habits aussi)

 

Ça c'est The dark side of London. J'ai également vu les enfants danser - chanter comme des fous auprès d'un Malien qui grattait une sorte de banjo vertical, tout sourire à la vue de cette bande de collégien qui lui faisait soudain la fête, les pièces qui pleuvaient (il y eut même un billet de 5 livres! il a fait sa journée en 10 minutes), les passants qui riaient, moi-même qui me mettait à danser avec un collègue d'anglais, les enfants qui filmaient... J'en ai profité pour donner tout ce qu'il me restait de monnaie, je passais les pièces aux élèves qui allaient les donner au Sans Domicile Fixe qui avait un sourire fixe!

J'ai aussi donné un billet de 10 livres à un jeune qui nous a donné un livre (sur le yoga) parce qu'on avait discuté et que je le trouvais sympa. Ces 15 livres "solidaires" m'ont paru être la seule dépense utile de ces 5 jours de voyage. C'est tellement plus sain que des bonbons: pas d'emballage et pourtant on s'ouvre... Pas de sucre et pourtant ça nourrit... Ça m'a semblé tellement mieux que les millions d'objets vendus chaque jour, qui formeront des montagnes de déchets. Pas les montagnes que j'aime.

 

Je suis rentré fourbu, et partagé. Les enfants bouffent la vie, mais aussi, en passant, tout ce qui est produit, sans discernement. Force est de constater que l'école fait bien peu pour éduquer au "tri des comportements" qui, avant de se demander dans quel bac il faut jeter tel déchet, devrait nous faire réfléchir avant d'acheter, tout simplement. Cela éviterait pas mal de tris.

 

Détail amusant: le vendredi 15 mars, jour de mon retour, mon fils m'a demandé s'il pouvait sécher trois heures de cours pour participer à la marche mondiale pour le  climat. Après quelques échanges de textos j'ai donné mon accord, me disant que c'était une cause qui en valait la peine (il s'est néanmoins rendu compte qu'au sein même de la marche peu de lycéens se sentaient concernés par l'enjeu. Disons qu'il en a un peu appris sur les motivations pouvant exister au sein d'une manifestation).

 

Le vendredi matin, après 10h de bus, j'ai dormi de 8h à 11h, puis en début d'après-midi j'ai roulé 2h10 dans le vent avec l'ami Valentin, sur des routes perdues, loin du roaring London...

 

J'ai retrouvé quelques repères

Dans ma Haute-Marne déserte

Je laisse les marchands prospères

Entraîner le monde à sa perte

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