Jusqu’où doit-on s’échauffer?

Article publié dans la rubrique Entraînement

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Mercredi 29 janvier 2020, j'attaque ma journée de travail au gymnase en mettant en place 7 terrains de badminton pour le cours qui va suivre, avec des élèves de 3ème. Pendant ce cours je ne bouge pas plus que cela (les élèves, eux, bougent beaucoup!).

De 10h à midi je suis "au four et au moulin" car avec un collègue je gère à la fois une classe et l'arrivée de volleyeurs qui vont jouer le championnat d'académie lycées de volley-ball. Les matchs s'enchaînent, de 11h15 à 16h30, de mon côté je gère des aspects administratifs, matériels, j'encourage également l'équipe de mon fils Jules (lycée Philippe Lebon de Joinville) qui finit par remporter ce championnat après une empoignade bien sympathique avec le lycée Roosevelt de Reims.

De 16h30 à 17h on range tout le matériel le plus vite possible afin de faire place nette pour les entraînements club qui vont suivre. Souvent je cours. Depuis 15h30 j'ai faim car j'ai peu mangé.

A 17h je prends ma voiture et me rends à Mayli Sport à Joinville pour une séance de renforcement musculaire, que je début à 17h45... J'ai une patate pas possible! Après presque 10h de boulot non-stop, souvent debout. Entre autres j'explose un record  de suspensions une main alternées main gauche - main droite sur une prise "ronde". Mon record précédent était 4 X (3'' main G - 3'' main D)... Je passe à 7 X (3'' main G - 3'' main D) !!! Record presque doublé. Je suis également très proche de la traction d'un bras, je réussis 10 "équerres totales" (en suspension je monte mes jambes tendues jusqu'à ce qu'elles touchent mes mains, puis je redescends et recommence... 10 fois).

 

Pendant 35 minutes je suis sur un nuage (je fais aussi du renforcement jambes, lombaires, des ATR...), puis assez subitement je me sens plus ou moins vidé. Je fais 45 minutes en tout (durée "faible", qualité "top"), prends une douche, rentre chez moi, il est environ 19h, et là... Je me mets à manger et j'ai l'impression que je ne vais pas pouvoir m'arrêter!

 

Tout s'est passé comme lorsqu'on se sent euphorique juste avant de subir une hypoglycémie. Je me dis que j'aurais peut-être pu prolonger cette séance de très bonne qualité si j'avais bu une boisson énergétique ou mangé quelque chose avant et / ou pendant la séance.

 

Mais en tout état de cause ça me rappelle des épisodes similaires: en 1985 pendant ma première année d'études en STAPS j'avais fait un 400m (le premier de ma vie) à la fin d'une journée d'épreuves athlétiques et je m'étais senti à la fois "fatigué et bien chaud" (1' pile) ; en 1992 (je crois), avec un pote on s'était un peu perdus lors d'un échauffement vtt à Vitry-le-François, qui du coup avait duré 45-50' avec 20' bien rythmées pour finir, et dans la foulée j'avais fait une très bonne course (coupe de Champagne XC), qui durait pourtant plus de 2h30 (eh oui la durée XC a été divisée par deux en quelques décennies).

 

Tout cela pour dire qu'il ne faut pas craindre de s'échauffer avant une épreuve, et peut-être même qu'au-delà de l'échauffement proprement dit il ne faut pas craindre d'avoir été actif pendant la journée si l'on a une épreuve sportive l'après-midi ou le soir. Le "réveil musculaire général" importe lui aussi.

 

Faites-vous plaisir!

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